Par Andrew Korybko − Le 5 février 2022 − Source One World

Selon les propres standards occidentaux, avec en tête ceux des États-Unis, qui sont régulièrement appliqués aux dirigeants des nations du Grand Sud, on peut considérer que Justin Trudeau, le premier ministre canadien, a déjà abdiqué de facto en s’enfuyant de la capitale de son pays. Après tout, c’est exactement ce que l’on aurait dit du président syrien Bashar El Assad, ou du premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, s’ils avaient agi de la même manière.

La clé de la riposte sécuritaire de la Chine aux États-Unis est liée à deux mots qui ne sont pas mentionnés dans les documents politiques officiels des États-Unis, mais dont la présence silencieuse imprègne et colore le texte de la National Defence Authorisation Act de 2022.

Tout d’abord, il s’agit d’une déclaration très longue (5300 mots). C’est aussi une déclaration extrêmement importante car elle traite principalement de questions de grande stratégie (elle aborde le « quoi » et non le « comment »). Pour résumer, il s’agit d’une vision commune de l’avenir partagée par la Russie et la Chine. Il s’agit donc également d’un document de fixation d’objectifs communs. Compte tenu de sa portée et de son objectif, il s’agit très certainement d’un document historique crucial.
Comment les partisans de la guerre essayent d’influencer le résultat des discussions entre la Russie et l’OTAN.
