La périlleuse pirouette géopolitique d’Erdogan


Par F. William Engdahl – Le 31 Juillet 2019 – Source Williamengdahl.com

2015-02-05_10h48_03L’économie turque est dans une situation de plus en plus difficile depuis des mois, en particulier depuis l’échec de la tentative de coup d’État de juillet 2016. La dernière décision du président Recep Tayyip Erdoğan de congédier son chef de Banque centrale et de le remplacer par un loyaliste plus accommodant a déjà entraîné la plus importante réduction ponctuelle du taux d’intérêt de l’histoire de la banque. Cela suffira-t-il à relancer la croissance de l’économie en difficulté à temps pour les prochaines élections nationales dans 18 mois ?

Image : Site Web du gouvernement officiel de la Russie – Creative Commons Attribution 4.0 International

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Syrie. La fracture de la ligne de front marque le début de la bataille décisive pour Idlib.


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 15 aout 2019

Au cours des derniers mois, le gouvernement syrien a un peu progressé dans la partie nord du gouvernorat d’Hama, à la frontière du gouvernorat djihadiste d’Idlib. La brèche ainsi créée dans les lignes de défense djihadistes doit maintenant être utilisée pour lancer une vaste campagne.

Les cartes montrent les progrès réalisés entre le 15 mai 2019 et aujourd’hui (rouge – contrôle gouvernemental ; vert – contrôle djihadiste).

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Erdogan, Chypre et l’avenir de l’OTAN


Par William Engdahl – Le 19 juillet 2019 – Source William Engdahl

Ces dernières semaines, a eu lieu une dramatique escalade de la tension causée par la présence d’une plate-forme de forage pétrolier turque au sein de la Zone économique exclusive contestée autour de Chypre, État membre de l’UE. Le Président turc Erdogan affirme que la Turquie a le droit de forer non seulement dans les eaux au large de Chypre-Nord, mais aussi dans des eaux lointaines sur lesquelles les Chypriotes grecs ont revendiqué des droits. Ces actions, qui consistent à transférer les plates-formes turques de forage pétrolier et gazier dans les eaux nord-chypriotes, créent un nouvel et intense conflit  dans la Méditerranée orientale, riche en sources d’énergie.

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Non, il n’y aura pas de base russe en Iran


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 8 août 2019

Un rapport quelque peu bizarre publié sur Oilprice.com affirme que la Russie va stationner des troupes, des navires et des avions de combat en Iran. L’article intitulé La Russie s’impose dans le golfe Persique, a été repris par Yahoo.com et Zerohedge alors qu’il est évident qu’il est farfelu.

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Trump revient sur ses positions…


…mais les articulations grincent


Par Tom Luongo − Le 21 juillet 2019 − Source Strategic Culture

Tom LuongoLa semaine dernière, tout n’était que bruit et fureur. Les États-Unis menaçaient de prendre davantage de sanctions contre l’Iran, les Britanniques s’emparaient d’un pétrolier et l’Iran violait le JCPOA.

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Les États-Unis et l’Iran bloqués au niveau zéro des négociations

Donald Trump dit que, guerre ou pas avec l'Iran, il «est d’accord dans un sens ou dans l’autre» et Téhéran semble en convenir également, avertit Pepe Escobar.

Par Pepe Escobar − Le 25 juillet 2019 − Source Consortium News

Pepe Escobar

Tous les paris sont ouverts sur les enjeux de la folie géopolitique lorsque le président des États-Unis (POTUS) annonce avec désinvolture qu’il pourrait lancer une première frappe nucléaire pour mettre fin à la guerre en Afghanistan en faisant disparaître le pays «de la surface de la terre» en une semaine. Mais préférerait ne pas le faire, donc il a la bonté de ne pas tuer dix millions de personnes.

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Non. Israël n’a pas attaqué de cibles iraniennes en Irak


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 30 juillet 2019

Les journaux israéliens font écho à une dépêche affirmant que des avions israéliens ont frappé des cibles iraniennes en Irak.

Haaretz : Dans une escalade majeure, Israël a frappé deux fois des cibles iraniennes en Irak à l’aide d’un F-35.

Ynetnews : Rapport : des avions de combat israéliens ont frappé des cibles iraniennes en Irak

Jerusalem Post : Rapport : Israël a lancé deux attaques contre des cibles iraniennes en Irak, en juillet

Extrait du dernier article :

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Discours de Nasrallah


… Je prierai à Al-Quds (Jérusalem) si Dieu me prête vie, Israël n’est qu’un instrument des États-Unis


Entretien du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, avec la chaîne Al-Manar, le 12 juillet 2019, à l’occasion de la commémoration du 13e anniversaire de l’opération ‘Promesse Véridique’ et du déclenchement de la guerre de 2006.

Source arabe ici.

Traduction : lecridespeuples.fr

 

Transcription 

[…] Journaliste : Qui priera à la mosquée Al-Aqsa à Al-Quds (Jérusalem, après la disparition d’Israël) ? Est-ce vous, vos enfants ou vos petits-enfants (qui verront la libération complète de la Palestine) ?

Hassan Nasrallah : Premièrement, notre vie est entre les mains de Dieu le Très-Haut et l’Exalté, qui peut nous rappeler à Lui à tout instant. Mais si on met ce point de côté, selon moi, si on se base sur la logique, sur l’époque (que nous traversons) et sur l’évolution des événements dans la région et dans le monde, je fais partie de ceux qui ont un très grand espoir de prier eux-mêmes à Al-Quds (après sa libération). Je parle en me basant sur (une analyse) logique (et en considérant que je mourrai de mort naturelle). Mais je ne connais pas le Décret divin, et je ne sais pas combien de temps je resterai vivant.

Journaliste : Mais ce qui importe est l’analyse logique (quant à l’espérance de vie d’Israël).

Hassan Nasrallah : Oui, c’est sur cela que je me base. Nous ne parlons que d’Israël, (une entité artificielle plus faible qu’une toile d’araignée). Le problème, Professeur Imad, le problème est qu’il n’y avait presque pas (d’implication) des Arabes (en faveur de la Palestine durant toutes ces décennies). Le problème est qu’au Liban, nous étions entravés par une ceinture de sécurité, en la personne d’Antoine Lahd qui protégeait Israël (avec sa milice). Mais (dans les autres pays), les ceintures de sécurité étaient (directement) au niveau des régimes arabes, qui protégeaient Israël. Cette entité (sioniste), si elle était livrée à elle-même, (elle n’aurait aucune chance de survivre).

Cette entité repose seulement sur deux équations, et nullement sur une force intrinsèque (dont elle est totalement dénuée). 1/ Le soutien américain et occidental ; 2/ La trahison (de la Palestine par les régimes) arabes. Voilà tout. Israël ne repose nullement sur une force intrinsèque.

Journaliste : Voilà les seuls points de force d’Israël.

Hassan Nasrallah : Si les régimes arabes se contentaient de rester neutres, comme je le leur ai demandé durant la guerre de juillet (2006)… Nous ne leur demandons pas de combattre à nos côtés, mais seulement d’arrêter de nous poignarder dans le dos. N’est-ce pas ce que je leur ai demandé (en 2006) ? Laissez-nous tranquilles, c’est tout (ce que nous vous demandons). Si les régimes arabes restaient neutres et ne complotaient pas contre la Palestine, contre les Palestiniens et contre les mouvements de la Résistance… Et je les appelle à nouveau à rester neutres, car ils ne sont pas neutres. Ils continuent à comploter, à inciter et à imposer des sanctions (contre les Palestiniens et quiconque les soutient). Et je sais que jusqu’à maintenant, dans la majorité des pays arabes, si quelqu’un collecte de l’argent non pas pour le Hezbollah mais pour nos frères de Palestine, pour le peuple palestinien, pour les mouvements de la Résistance palestinienne, on ne se contente pas de saisir les fonds mais on le jette en prison. Ne complotez pas contre la Résistance, restez neutres (et on pourra en finir avec Israël sans votre aide).

Aujourd’hui, Israël subsiste seulement grâce au soutien et à la protection des États-Unis. Et si la Résistance se prépare suffisamment et se décide (à attaquer Israël), même les États-Unis ne pourront pas traverser les mers et les océans pour défendre une entité dénuée de force intrinsèque. Si on met de côté les facteurs extérieurs, et qu’on active (toutes les forces) de l’Axe de la Résistance et le choix de la Résistance, cette entité n’a aucune chance de survivre. […]

Et entre parenthèses, les États-Unis ne travaillent pas pour Netanyahou, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes qui estiment qu’Israël dirige les États-Unis, mais je considère que c’est tout le contraire. Israël n’est qu’un instrument moyen-oriental, ou, si on utilise la terminologie de Son Eminence l’Imam Khamenei, un instrument ouest-asiatique, c’est-à-dire situé en Asie occidentale, Israël n’est qu’un instrument moyen-oriental (implanté) par les États-Unis pour assurer leur hégémonie dans notre région et (piller) nos ressources en pétrole, en gaz, etc., etc., etc.

Trump ne travaille pas non plus pour Mohammad Ben Salmane (d’Arabie Saoudite), ni pour Mohammad Ben Zayed (des Émirats), il ne travaille pour personne. Trump ne considère que les intérêts des États-Unis. Et c’est pourquoi il y a là-bas des agences qui analysent la situation et prennent des décisions (au service de leurs intérêts), en se basant sur leur analyse (même si on peut remettre en cause la pertinence de leur choix, ils font ce qu’ils estiment être dans leur intérêt).

C’est pour cela que je considère comme hautement improbable que les États-Unis initient d’eux-mêmes une guerre contre l’Iran (malgré l’incitation des pays du Golfe et d’Israël, même si subsiste un risque d’escalade incontrôlable vers la guerre). […]

Voir également :

Vladimir Poutine« L’État profond américain est prêt à sacrifier Israël »

Le Hezbollah en guerre (1) : l’avertissement de Nasrallah le 12 juillet 2006, suite à la capture de deux soldats israéliens

Sayed Hasan

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La Turquie ne craint pas la menace de sanctions américaines


Par M. K. Bhadrakumar – Le 16 juillet 2019 – Source Indianpunchine.com

bhadrakumarLa perte d’Istanbul au profit d’un candidat de l’opposition lors de récentes élections locales en Turquie a été médiatisée par de nombreux commentateurs américains, en particulier des analystes pro-israéliens, qui ont déclaré qu’elles marquent la fin d’une domination de 17 ans du Président Recep Erdogan sur la politique du pays, depuis sa victoire éclatante aux élections générales de 2002.

Les composants du système de défense antimissile S-400 sont déchargés d’un avion russe à la base aérienne d’Akinci, près d’Ankara, le 12 juillet 2019.

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