L’histoire de « l’influence russe » a été inventée par les démocrates pour expliquer l’échec électoral de Clinton et éviter d’en assumer la responsabilité. Elle a aussi permis de développer la nouvelle narrative de guerre froide et de vendre des armes. Comme aucune preuve de la campagne d’« influence russe » n’a jamais pu être trouvée, il est fait pression sur Facebook et d’autres pour qu’ils fournissent la « preuve » que les services de renseignement américains sont dans l’incapacité de produire. Le récit actuel selon lequel [la Russie] « sème le chaos » est sorti du pays des Merveilles 1.
En anglais « La La Land ». Ce terme est souvent une référence à Los Angeles et plus particulièrement à Hollywood ; c’est aussi une expression désignant ce qui est déconnecté de la réalité. ↩
Par le Saker – Le 25 septembre 2017 – Source The Saker
Maintenant, beaucoup d’entre vous sont au courant de la nouvelle : un lieutenant-général russe, Valery Asapov, et deux colonels ont été tués dans ce qui semble être une attaque de mortier très précisément ciblée. Exactement comme dans le cas de l’unité de police militaire russe attaquée près de Deir ez-Zor, les Russes accusent les Américains d’être derrière cette attaque. Pour aggraver encore les choses, les Russes accusent maintenant officiellement les Américains de collaborer activement avec ISIS :
Des unités des forces spéciales américaines permettent à des unités des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis d’avancer sans problème à travers les formations d’ISIS. Sans résistance des combattants d’ISIS, les unités des FDS avancent le long de la rive gauche de l’Euphrate vers Deir ez-Zor. Les photographies aériennes prises entre le 8 et le 12 septembre au-dessus des sites d’ISIS ont enregistré un grand nombre de véhicules américains Hammer utilisés par les Forces spéciales étasuniennes. Les clichés montrent clairement les unités de ces forces spéciales basées dans des places fortes équipées par des terroristes d’ISIS. Pourtant il n’y a aucune preuve d’attaque, de bataille ou de frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis pour en chasser les combattants. Bien que des positions américaines aient été localisées dans les zones d’ISIS, aucune patrouille de contrôle n’a été ordonnée. Cela suggère que les troupes US se sentent en sécurité dans les régions contrôlées par les terroristes.
Par Lucien Cerise − Le 26 juin 2017 − Source flux.md
À l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, nous avons l’intention de poser la même série de questions à des personnalités de Moldavie, Roumanie, Russie et de pays occidentaux. Ces entretiens ont pour but de représenter une modeste contribution à la réévaluation des événements qui ont marqué le XXe siècle. Bien que 100 ans se soient écoulés, dans la conscience du public de l’espace ex-communiste et du monde entier, il y a encore beaucoup de préjugés sur les causes profondes de ce bouleversement majeur, mais aussi sur la façon dont la « révolution prolétarienne » est traitée par l’élite politique, le milieu universitaire et la hiérarchie de l’église. Trouver des réponses appropriées à certaines questions d’une telle complexité nous semble absolument vital.
Stanislav Petrov, ancien lieutenant colonel des Forces soviétiques de défense aérienne, à son domicile en 2015. On lui attribue le mérite d’avoir identifié une fausse alarme, alors qu’il supervisait un système de défense antimissile d’alerte avancée. Il aurait ainsi prévenu une contre-attaque soviétique et le déclenchement d’une guerre nucléaire. (Pavel Golovkin/AP)
Lorsque les alarmes ont retenti et que le pupitre de contrôle s’est mis à clignoter devant Stanislav Petrov, un lieutenant colonel de 44 ans à son poste dans un bunker secret de la périphérie sud de Moscou, il restait moins de 30 minutes avant le déclenchement d’une guerre nucléaire. Continuer la lecture →
La Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela sont les cibles d’une guerre « compassionnelle » de l’Amérique contre une « minorité malveillante ». C’est presque comme si Washington redoutait la perte de son hégémonie.
Ce n’était pas un « discours profondément philosophique ». Et à peine une démonstration de « réalisme fondé sur des principes » – comme l’a raconté la Maison-Blanche. Le discours du président Trump à l’ONU a été un « carnage américain », pour reprendre une phrase du rédacteur nativiste du discours, Stephen Miller.
Arte a diffusé les premiers épisodes de Vietnam de Ken Burns et Lynn Novick. La série passe aussi sur PBS.
Les trois premiers des dix épisodes du « documentaire » sont un blanchiment des motivations des politiciens qui ont vendu la guerre au public. Loin d’explorer et d’analyser les machinations de « l’État profond » militaire et de la CIA, cachées derrière elles, le film les couvre.
Par Andrew Korybko – Le 18 septembre 2017 – Source Oriental Review
Beaucoup de gens pensaient que ce jour ne viendrait jamais, mais c’est officiel : le président russe, Poutine, vendra ses missiles S-400 à son voisin turc, membre de l’OTAN, et il n’y a rien que les États-Unis ou l’OTAN puissent faire à ce sujet. Il s’agit d’un pivot géo-militaire profond pour la Turquie, car il consolide le rôle de la Russie en tant que partenaire stratégique de haut niveau du pays pour les décennies à venir, compte tenu du fait que les experts russes seront invités à fournir de la maintenance, des réparations, des pièces détachées et des améliorations à ces systèmes anti-aériens. Ce pivot n’est pas sorti de nulle part, car il suit une série de mouvements rapides que le président Erdogan a fait depuis l’échec du coup d’État pro-américain contre lui l’été dernier pour éloigner son pays de la dépendance unipolaire occidentale avec de nouveaux partenaires multipolaires à l’Est comme la Russie, la Chine et l’Iran. Continuer la lecture →
Si imparfaite que soit devenue la Révolution russe dans les années 1930, et malgré sa disparition finale pendant la décennie 1980, elle a transformé le monde.
Des soldats rejoignent la révolution de février 1917 en Russie pour renverser le régime tsariste
Cette année marque le 100e anniversaire de la Révolution russe de 1917. Indéniablement, ce bouleversement a été l’événement le plus important du XXe siècle. Il a été et reste un jalon dans la longue lutte de l’humanité pour la souveraineté nationale et la justice sociale dans cette époque d’impérialisme capitaliste.
Beaucoup de choses seront écrites ces prochains mois sur la Révolution d’Octobre, comme on l’appelle aussi, pour la date charnière du 25 octobre selon l’ancien calendrier russe (le 7 novembre selon le calendrier moderne) où un nouveau pouvoir politique est né. De nombreux détracteurs continueront à la rejeter comme une expérience imparfaite et totalitaire. Chez des observateurs plus sérieux, une partie de ce qui sera écrit sera informatif, mais beaucoup le sera moins, voire trompeur.Continuer la lecture →
Wall Street et Washington ne trouvent pas ça drôle du tout, mais ils n’ont pas les moyens de l’empêcher
Par F. William Engdahl – Le 13 septembre 2017 – Source Russia Insider
Le système monétaire international de Bretton Woods de 1944 tel qu’il s’est développé jusqu’à ce jour est devenu, pour être honnête, le plus grand obstacle à la paix et à la prospérité mondiale.
Maintenant, la Chine, de plus en plus soutenue par la Russie – les deux grandes nations eurasiennes – prend des mesures décisives pour créer une alternative vraiment viable à la tyrannie du dollar américain sur le commerce et les finances mondiales.
Tout comme il n’existe aucune preuve avérée que le Kremlin ait lancé une « attaque contre la démocratie » américaine en 2016, il n’y a pas de logique politique expliquant les raisons qui auraient motivé Poutine à lancer cette attaque.
Stephen F. Cohen
Par Stephen F. Cohen – Le 6 septembre 2017 – Source The Nation
Depuis plus d’une décennie, la politique des États-Unis conduit à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Si elle venait à être déclarée, cette guerre serait plus dangereuse que celle qui a opposé les USA et l’URSS pendant 40 ans. Quels que soient les critères qu’on lui applique, la nouvelle Guerre froide – ou le prolongement de l’ancienne – est maintenant au-dessus de nos têtes et les récents événements montrent bien quels en sont les dangers.
Dans le cadre des sanctions dont la phase actuelle a été initiée de façon peu judicieuse par le Président Obama en décembre 2016, l’administration Trump a séquestré plusieurs propriétés diplomatiques détenues par la Russie aux États-Unis. Ce qui s’est passé au consulat russe de San Francisco n’a pas de précédent. En violation des traités internationaux et bilatéraux ainsi que des normes générales de l’immunité diplomatique, les agents de sécurité étasuniens ont pénétré dans le bâtiment du consulat et l’ont perquisitionné. Le Président Poutine est mis sous pression chez lui pour réagir de « façon appropriée ». S’il ne le fait pas, l’inconcevable peut devenir possible : une totale rupture des relations diplomatiques entre les deux superpuissances du monde. (On se rappelle que Washington a refusé de reconnaître formellement la Russie soviétique pendant 15 ans, jusqu’à ce que le Président Franklin Roosevelt le fasse en 1933.) Continuer la lecture →