100 ans après le coup d’État bolchevique


Par Lucien Cerise − Le 26 juin 2017 − Source flux.md

À l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre 1917, nous avons l’intention de poser la même série de questions à des personnalités de Moldavie, Roumanie, Russie et de pays occidentaux. Ces entretiens ont pour but de représenter une modeste contribution à la réévaluation des événements qui ont marqué le XXe siècle. Bien que 100 ans se soient écoulés, dans la conscience du public de l’espace ex-communiste et du monde entier, il y a encore beaucoup de préjugés sur les causes profondes de ce bouleversement majeur, mais aussi sur la façon dont la « révolution prolétarienne » est traitée par l’élite politique, le milieu universitaire et la hiérarchie de l’église. Trouver des réponses appropriées à certaines questions d’une telle complexité nous semble absolument vital.

Iurie Roşca
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Disparition, à 77 ans, de Stanislav Petrov, l’officier soviétique qui a permis d’éviter un conflit nucléaire


Par Harrison Smith – Le 18 septembre 2017 – Source Washington Post

Stanislav Petrov, ancien lieutenant colonel des Forces soviétiques de défense aérienne, à son domicile en 2015. On lui attribue le mérite d’avoir identifié une fausse alarme, alors qu’il supervisait un système de défense antimissile d’alerte avancée. Il aurait ainsi prévenu une contre-attaque soviétique et le déclenchement d’une guerre nucléaire.  (Pavel Golovkin/AP)

Lorsque les alarmes ont retenti et que le pupitre de contrôle s’est mis à clignoter devant Stanislav Petrov, un lieutenant colonel de 44 ans à son poste dans un bunker secret de la périphérie sud de Moscou, il restait moins de 30 minutes avant le déclenchement d’une guerre nucléaire.
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Démasqué : la doctrine Trump promet un carnage au nouvel axe du mal

Trump, ONU, Discours, Corée du Nord,


La Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela sont les cibles d’une guerre « compassionnelle » de l’Amérique contre une « minorité malveillante ». C’est presque comme si Washington redoutait la perte de son hégémonie.


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 20 septembre 2017 – Source Asia Times via entelekheia

Ce n’était pas un « discours profondément philosophique ». Et à peine une démonstration de « réalisme fondé sur des principes » – comme l’a raconté la Maison-Blanche. Le discours du président Trump à l’ONU a été un « carnage américain », pour reprendre une phrase du rédacteur nativiste du discours, Stephen Miller.

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« Vietnam » – Documentaire ou fiction ?


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 20 septembre 2017

Arte a diffusé les premiers épisodes de Vietnam de Ken Burns et Lynn Novick. La série passe aussi sur PBS.
 
Les trois premiers des dix épisodes du « documentaire » sont un blanchiment des motivations des politiciens qui ont vendu la guerre au public. Loin d’explorer et d’analyser les machinations de « l’État profond » militaire et de la CIA, cachées derrière elles, le film les couvre.

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Les S-400 de la Russie protégeront la Turquie d’une force aérienne kurde


Par Andrew Korybko – Le 18 septembre 2017 – Source Oriental Review

Putin Erdogan
Beaucoup de gens pensaient que ce jour ne viendrait jamais, mais c’est officiel : le président russe, Poutine, vendra ses missiles S-400 à son voisin turc, membre de l’OTAN, et il n’y a rien que les États-Unis ou l’OTAN puissent faire à ce sujet. Il s’agit d’un pivot géo-militaire profond pour la Turquie, car il consolide le rôle de la Russie en tant que partenaire stratégique de haut niveau du pays pour les décennies à venir, compte tenu du fait que les experts russes seront invités à fournir de la maintenance, des réparations, des pièces détachées et des améliorations à ces systèmes anti-aériens. Ce pivot n’est pas sorti de nulle part, car il suit une série de mouvements rapides que le président Erdogan a fait depuis l’échec du coup d’État pro-américain contre lui l’été dernier pour éloigner son pays de la dépendance unipolaire occidentale avec de nouveaux partenaires multipolaires à l’Est comme la Russie, la Chine et l’Iran.
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Réflexions sur la Révolution russe de 1917


Si imparfaite que soit devenue la Révolution russe dans les années 1930, et malgré sa disparition finale pendant la décennie 1980, elle a transformé le monde.


Par Roger Annis – Le 11 septembre 2017 – Source A Socialist in Canada

Des soldats rejoignent la révolution de février 1917 en Russie pour renverser le régime tsariste

Cette année marque le 100e anniversaire de la Révolution russe de 1917. Indéniablement, ce bouleversement a été l’événement le plus important du XXe siècle. Il a été et reste un jalon dans la longue lutte de l’humanité pour la souveraineté nationale et la justice sociale dans cette époque d’impérialisme capitaliste.

Beaucoup de choses seront écrites ces prochains mois sur la Révolution d’Octobre, comme on l’appelle aussi, pour la date charnière du 25 octobre selon l’ancien calendrier russe (le 7 novembre selon le calendrier moderne) où un nouveau pouvoir politique est né. De nombreux détracteurs continueront à la rejeter comme une expérience imparfaite et totalitaire. Chez des observateurs plus sérieux, une partie de ce qui sera écrit sera informatif, mais beaucoup le sera moins, voire trompeur. Continuer la lecture

Nous devrions prendre au sérieux le récent défi sino-russe lancé au dollar


Wall Street et Washington ne trouvent pas ça drôle du tout, mais ils n’ont pas les moyens de l’empêcher


F. William EngdhalPar F. William Engdahl – Le 13 septembre 2017 – Source Russia Insider

Le système monétaire international de Bretton Woods de 1944 tel qu’il s’est développé jusqu’à ce jour est devenu, pour être honnête, le plus grand obstacle à la paix et à la prospérité mondiale.

Maintenant, la Chine, de plus en plus soutenue par la Russie – les deux grandes nations eurasiennes – prend des mesures décisives pour créer une alternative vraiment viable à la tyrannie du dollar américain sur le commerce et les finances mondiales.

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Poutine veut-il vraiment déstabiliser l’Occident ?


Tout comme il n’existe aucune preuve avérée que le Kremlin ait lancé une « attaque contre la démocratie » américaine en 2016, il n’y a pas de logique politique expliquant les raisons qui auraient motivé Poutine à lancer cette attaque.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 6 septembre 2017 – Source The Nation

Depuis plus d’une décennie, la politique des États-Unis conduit à une nouvelle Guerre froide avec la Russie. Si elle venait à être déclarée, cette guerre serait plus dangereuse que celle qui a opposé les USA et l’URSS pendant 40 ans. Quels que soient les critères qu’on lui applique, la nouvelle Guerre froide – ou le prolongement de l’ancienne – est maintenant au-dessus de nos têtes et les récents événements montrent bien quels en sont les dangers.


Dans le cadre des sanctions dont la phase actuelle a été initiée de façon peu judicieuse par le Président Obama en décembre 2016, l’administration Trump a séquestré plusieurs propriétés diplomatiques détenues par la Russie aux États-Unis. Ce qui s’est passé au consulat russe de San Francisco n’a pas de précédent. En violation des traités internationaux et bilatéraux ainsi que des normes générales de l’immunité diplomatique, les agents de sécurité étasuniens ont pénétré dans le bâtiment du consulat et l’ont perquisitionné. Le Président Poutine est mis sous pression chez lui pour réagir de « façon appropriée ». S’il ne le fait pas, l’inconcevable peut devenir possible : une totale rupture des relations diplomatiques entre les deux superpuissances du monde. (On se rappelle que Washington a refusé de reconnaître formellement la Russie soviétique pendant 15 ans, jusqu’à ce que le Président Franklin Roosevelt le fasse en 1933.)
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Il semble qu’une solution militaire en Syrie était possible, après tout…


Par Colonel Pat Lang – Le 2 septembre 2017 – Source Sic Semper Tyrannis

Asadmoney

Selon LA Times

« Le gouvernement de Bashar Assad a gagné la guerre militairement », a déclaré Robert Ford, un ancien ambassadeur des États-Unis à Damas qui a été témoin de l’insurrection dès les premiers jours. « Et je ne vois aucune perspective pour que l’opposition syrienne puisse l’obliger à faire des concessions dramatiques dans une négociation de paix. »

Le gouvernement n’a pas encore pleinement sécurisé les zones autour de la capitale et les combats se poursuivent dans diverses poches de l’Est syrien ainsi que dans la province nord-ouest d’Idlib. Pourtant, les plus fiers adversaires internationaux d’Assad voient la continuation de son règne comme un fait accompli et ont exhorté les rebelles qui s’opposent à lui de faire de même.

« Les nations qui nous ont le plus soutenu (…) changent toutes leur attitude », a déclaré Osama Abu Zaid, un porte-parole de l’opposition contacté par téléphone. « Nous sommes pressés de tous les côtés d’adopter une vision plus réaliste, et d’accepter que Assad reste en place. »

La clé de la survie du leader syrien a été ses alliés sur le champ de bataille Moscou et Téhéran. Les deux se sont focalisés sur son maintien au pouvoir.

La Russie a envoyé des avions de guerre et des unités d’élite Spetsnaz en 2015 pour arrêter l’avance de l’opposition, juste au moment où une coalition de rebelles islamistes extrémistes était sur le point d’investir des bastions gouvernementaux clés. L’Iran a déversé du matériel ainsi que de la main-d’œuvre, y compris des supplétifs venant d’aussi loin que l’Afghanistan, pour renforcer les troupes épuisées d’Assad.

Oui, mon titre est sarcastique et vise tous ceux qui gémissent en proclamant depuis des années que « la guerre ne résout rien » et que « aucune solution militaire n’est possible ».

La guerre ne règle rien ? Ceux qui pensent cela auraient dû apprendre un peu plus d’histoire avant de régurgiter des bêtises. Les Japonais et les Allemands auraient pu leur donner des instructions à ce sujet, tout comme l’existence même des États-Unis qui est née par la guerre. Il est particulièrement succulent d’entendre Robert Ford − un ancien ambassadeur des États-Unis sous Obama qui, à mon avis, a fait beaucoup pour laisser faire les troubles qui ont mené à cette horrible guerre − dire cela.

Il y a eu un moment, juste avant l’intervention russe, où il semblait probable que les djihadistes de Al Qaida et d’État islamique, ainsi que leurs alliés laïques parviendraient à conduire le gouvernement syrien multi-confessionnel vers une reddition négociée. Cette sinistre possibilité s’est terminée par une intervention efficace incroyable de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah.

Assad profitera-t-il de l’opportunité de créer une meilleure Syrie, à la fois reconstruite et bien gouvernée ? On peut l’espérer.

Patrick Lang

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Conflit politique autour des monuments historiques, de Charlottesville à Moscou


Les affrontements actuels au sujet de l’esclavage aux États-Unis et de la Grande Terreur stalinienne donnent lieu à des controverses similaires et révèlent un Poutine méconnu.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 20 juin 2017 – Source The Nation

(…) Selon Cohen, l’héritage politique de l’esclavage aux États-Unis et de la Grande Terreur stalinienne en URSS, a eu – et continue d’avoir – des conséquences similaires. Ayant grandi dans le Sud ségrégationniste et après être devenu un historien des époques stalinienne et post-stalinienne, Cohen reconnaît que ses perceptions ont pu être influencées par sa biographie.


Il reconnaît aussi les différences importantes qui distinguent les victimes noires de l’esclavage américain de celles plus mélangées de la Terreur stalinienne. Mais il fait ressortir que les conséquences historiques et politiques on été semblables.

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