Le 8 février 2013 – Source Peter Turchin

Le magazine en ligne Aeon a publié ce jour mon article à propos des causes de l’inégalité économique, qui a tendance à croître et décroître, en très longs cycles (« séculaires »), ainsi qu’à propos de ses conséquences sur la société.
L’une des idées centrales de l’article était que le bien-être général (c’est-à-dire celui de l’écrasante majorité de la population) tendait à évoluer en directe opposition avec l’inégalité : lorsque l’inégalité croît, le bien-être décline, et réciproquement. Afin d’illustrer cette idée, j’avais élaboré l’information sous la forme d’un graphique qui fut ensuite modifié par le concepteur graphique du site Aeon. Le résultat en fut agréable, mais je sentais que les changements avaient obscurci quelques caractéristiques du graphique qui me paraissaient importantes.
Le 12 décembre 2001, le président Bush s’est retiré du traité sur les missiles anti-balistiques. En vertu du traité ABM de 1972, l’Union soviétique et les États-Unis étaient convenus de ne déployer qu’un seul système de missile antimissile balistique. Cette limite ayant disparue, les États-Unis ont commencé à mettre en place un système mondial de défense antimissile en Alaska et en Californie, conçu pour se défendre contre les missiles russes en approche.
C’est le sourire de Nancy Pelosi qui m’émeut… oh, mais pas dans le bon sens. C’est un sourire qui est en réalité l’opposé de ce qu’un sourire est censé faire : signaler la bonne volonté et la bonne foi. Le sourire de Nancy est plein de malice et de mauvaise foi, comme les sourires des représentations de Shiva le Destructeur et de Huitzilopochtli, le dieu aztèque du soleil qui exigeait des milliers de cœurs humains à dévorer, sinon il provoquerait la fin du monde
Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.

Je dois transmettre mes sincères félicitations à 