
Depuis quelques années, depuis au moins 2014, l’expression « reset économique global » circule dans le monde financier. Cette expression est principalement utilisée par des institutions globalistes comme le Fonds monétaire international (FMI) pour décrire un événement dans lequel le système actuel, tel que nous le connaissons, s’éteindra ou évoluera vers un nouveau système où le « multilatéralisme » deviendra la norme. La réinitialisation est souvent décrite de manière ambiguë. Les élites bancaires du FMI mentionnent généralement les résultats finaux du changement, mais elles en disent peu sur le processus pour y parvenir.
Chacun comprend aisément pourquoi le degré de ridicule dont se sont auto-affublés les médias dans l’affaire du Russiagate marquera les mémoires. Mais les implications en seront profondes, et méritent que l’on s’y attarde.
Les relations entre le Japon et la Russie ont longtemps fait l’objet de discussions dans le milieu des relations internationales. Les réunions entre le Premier ministre Abe et le Président Poutine se déroulent depuis des années, mais la situation concernant le traité de paix entre les deux pays, qui n’a jamais été signé depuis la conclusion de la Seconde guerre mondiale, est difficile à résoudre. Bien que les discussions semblent porter sur le statut des îles Kouriles, elles sont en réalité plus profondes et couvrent le rôle joué par le Japon et la Russie en Asie, en particulier par rapport aux deux autres superpuissances régionales, à savoir la Chine et les États-Unis.

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