Par Moon of Alabama – Le 23 janvier 2025
En mai 2017, le président russe Vladimir Poutine accordait une interview au Figaro. Il y expliquait son expérience des préférences politiques exprimées par les présidents américains :
J’ai déjà parlé à trois présidents américains. Ils vont et viennent, mais la politique reste toujours la même. Savez-vous pourquoi ? À cause de la puissante bureaucratie. Lorsqu’une personne est élue, elle peut avoir quelques idées. C’est alors qu’arrivent des gens avec des mallettes, bien habillés, portant des costumes sombres, comme le mien, à l’exception de la cravate rouge, puisqu’ils en portent des noires ou des bleues foncées. Ces personnes commencent à expliquer comment les choses se passent. Et instantanément, tout change. C’est ce qui se passe à chaque administration.
Il n’a fallu que deux jours pour que cela se produise avec la deuxième présidence de Donald Trump. Au lieu de chercher à établir de meilleures relations avec la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, comme il l’avait promis pendant la campagne, Trump a entamé un « dialogue » public avec la Russie qui semble rendre ces deux objectifs impossibles.

Le président Joe Biden, le Premier Ministre Benjamin Netanyahu et leur principal agent à la Maison Blanche, le Conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, ont largement sous-estimé l’action réflexe et rapide du Président élu Donald Trump pour démolir leur complot démoniaque visant à déclencher une guerre contre l’Iran en attaquant ses installations nucléaires juste avant l’investiture du nouveau président.




Il est possible, sinon probable, que la défaite de l’Ukraine dans la guerre et ses effets résiduels (effondrement de l’armée, du front et même de l’État) puissent faciliter leur accession au pouvoir si, d’une manière ou d’une autre, une Ukraine antirusse et indépendante émergeait après la guerre. Les ultra-nationalistes ou néo-fascistes ukrainiens sont fortement antilibéraux, anti-républicains et anti-occidentaux. Il y a quelques années, Dmitro Yarosh, fondateur puis dirigeant ou « coordinateur » du groupe néo-fasciste ukrainien Secteur Droit (SD) et plus tard conseiller du Commandant des Forces armées ukrainiennes, le Général Valerii Zaluzhnyi, qui est maintenant l’ambassadeur de Kiev au Royaume-Uni, ont promis qu’il y aurait une « deuxième phase de la révolution nationaliste » dont la révolte de Maidan de février 2014 n’était que la première. La deuxième phase consisterait à balayer les restes libéraux et oligarchiques de l’ordre démocratique pré-Maïdan restant encore dans le régime de Maïdan. De nombreux autres ultra-nationalistes et néo-fascistes ukrainiens ont des opinions similaires, et ils attendent le moment d’initier la deuxième phase.