Par Jean-Luc Baslé – Le 13 janvier 2024

Les enjeux du conflit
Pour comprendre la guerre russo-américaine par Ukraine interposée, il faut en connaître les antécédents et les enjeux. La guerre en Ukraine ne commence pas en février 2022, mais en octobre 1853 avec la Guerre de Crimée quand une coalition dirigée par la Grande-Bretagne s’oppose à l’expansionnisme russe. Cette rivalité entre un empire maritime et un empire continental s’exacerbe lorsque le géographique britannique, Halford Mackinder, postule en 1904 que le chemin fer renforce la puissance russe au détriment de l’empire britannique.




Il est possible, sinon probable, que la défaite de l’Ukraine dans la guerre et ses effets résiduels (effondrement de l’armée, du front et même de l’État) puissent faciliter leur accession au pouvoir si, d’une manière ou d’une autre, une Ukraine antirusse et indépendante émergeait après la guerre. Les ultra-nationalistes ou néo-fascistes ukrainiens sont fortement antilibéraux, anti-républicains et anti-occidentaux. Il y a quelques années, Dmitro Yarosh, fondateur puis dirigeant ou « coordinateur » du groupe néo-fasciste ukrainien Secteur Droit (SD) et plus tard conseiller du Commandant des Forces armées ukrainiennes, le Général Valerii Zaluzhnyi, qui est maintenant l’ambassadeur de Kiev au Royaume-Uni, ont promis qu’il y aurait une « deuxième phase de la révolution nationaliste » dont la révolte de Maidan de février 2014 n’était que la première. La deuxième phase consisterait à balayer les restes libéraux et oligarchiques de l’ordre démocratique pré-Maïdan restant encore dans le régime de Maïdan. De nombreux autres ultra-nationalistes et néo-fascistes ukrainiens ont des opinions similaires, et ils attendent le moment d’initier la deuxième phase.
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J’espère que la première leçon du massacre de Bourbon Street ne vous a pas échappé : Les djihadistes et autres maniaques ne manquent pas d’occasions d’attaquer des cibles faciles dans tout le pays. Les Américains sont des cibles faciles. Et ce ne sont pas les djihadistes et les maniaques en liberté qui manquent dans notre pays, grâce à « Joe Biden » et Alejandro Mayorkas.
La semaine dernière, Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, qualifiait d’insatisfaisantes les propositions de paix de l’équipe Trump pour l’Ukraine. Pour l’essentiel, le point de vue russe est que les appels à geler le conflit passent précisément à côté de l’essentiel : Du point de vue russe, de telles idées – conflits gelés, cessez-le-feu et forces de maintien de la paix – sont loin de correspondre au type d’accord « global » fondé sur un traité que les Russes préconisent depuis 2021.