La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (II)

Valentin Katasonov

Valentin Katasonov

Par Valentin KATASONOV – Le 5 mai 2015 – Source strategic-culture

Voir la Première partie

 

La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts américains en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.

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Réjouissez-vous avec la nouvelle Maison des Saoud


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 8 mai 2015 – Source Asiatimes

Il est fascinant de voir la vaste armée bien rétribuée des lobbyistes occidentaux chantant les louanges d’une institution traditionnelle et conservatrice, alias la Maison des Saoud, se lançant maintenant dans une nouvelle politique étrangère affirmée.

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La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (I)

Valentin Katasonov

Valentin Katasonov

Par Valentin KATASONOV – Le 4 mai 2015 – Source strategic-culture

La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

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Donbass : une guerre limitée qui relativise totalement l’héritage de la Guerre Froide

Alexey Feneko

Par Alexey Fenenko – Le 21 avril 2015 – Source russia-direct

Le conflit armé en Ukraine ressemble de plus en plus à une guerre limitée du XVIIIe siècle plutôt qu’à la version moderne des guerres totales du XXIe siècle.

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L’Inde affiche son autonomie stratégique sur la Place Rouge

L'Inde fait une déclaration de politique étrangère hautement significative, en ce qui concerne sa stratégie globale, en envoyant Mukherjee à Moscou le 9 mai, pour saluer, depuis les remparts du Kremlin, le Régiment de Grenadiers de l'armée indienne qui défilera avec les troupes russes sur la Place Rouge. La signification du geste ne sera pas ignorée dans les capitales mondiales importantes.
M.K. Bhadrakumar

M.K. Bhadrakumar

Par M.K. Bhadrakumar – Le 6 mai 2015 – Source Indian Punchline

Le soixante-dixième anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie tombe ce week-end. La Seconde Guerre mondiale a éclaté lorsque la lutte de l’Inde pour sa liberté était proche de son apogée et la demande allait crescendo pour que la Grande-Bretagne quitte l’Inde. Il y avait deux opinions en Inde à ce moment-là pour savoir qui était son plus grand ennemi – la Grande-Bretagne ou le Japon. Sans surprise, il est apparu à beaucoup que la défaite de la Grande-Bretagne signifiait la victoire de l’Inde.

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Le néo-nazisme devient une force structurante de l’intégration euro-atlantique


Par Pyotr Iskanderov – Le 1er mai 2015 – Source strategic-culture

 


La progression du nazisme en Europe ces dernières années, l’augmentation des activités de groupes fascistes, la culture de l’idéologie fasciste de la part de certains dirigeants d’États et les tentatives répétées de réviser l’issue de la Seconde Guerre mondiale, tous ces événements ont des causes profondément enracinées.

On trouve, au cœur de ce phénomène, le désir des architectes occidentaux d’un nouvel ordre mondial d’utiliser le nazisme moderne comme un instrument de l’intégration européenne qui a déjà, elle-même, plus ou moins fusionné avec l’intégration euro-atlantique.

Dans la pratique, cela prend forme par la mobilisation de l’opinion publique dans différents pays et dans des régions entières avec des slogans euro-atlantistes et russophobes, tout en provoquant des opposants qui puissent porter le chapeau pour la déstabilisation.

Ces méthodes ont d’abord été tentées dans les années 1990 lors de l’effondrement de la Yougoslavie. A cette époque ont été d’abord visés les partis et organisations nationalistes et ouvertement fascistes en Croatie, puis en Bosnie-Herzégovine et enfin parmi les Albanais du Kosovo. Ils ont servi de catalyseurs du sentiment anti-serbe. Ce fut la première phase dans l’utilisation du nazisme pour l’intérêt géopolitique de l’Occident. La transition vers la deuxième phase a eu lieu
après la réaction logique de Belgrade, que l’on a accusé de promouvoir un empire
serbe. Cela a permis à l’Occident de réaliser la troisième phase de son intervention dans les Balkans, c’est à dire justifier une action militaire sous les auspices de résolutions de l’ONU (Bosnie-Herzégovine), ou sans ces résolutions (la Yougoslavie en 1999).

Un scénario similaire est mis en place en Ukraine. Il est naïf de penser que les dirigeants occidentaux ne disposent pas d’informations sur la nature fasciste de Pravy Sektor et d’autres groupes similaires avec lesquels le régime ukrainien partage le pouvoir. Surtout depuis que les activités de ces groupes font peser une menace directe envers des minorités ethniques liées étroitement aux populations de Hongrie, Roumanie, Slovaquie, Grèce et un certain nombre d’autres pays membres de l’UE. Le scénario qui se joue exige cependant de l’Union européenne
qu’elle ferme les yeux sur ce danger. Cela lui permet de mobiliser les forces nationalistes d’Ukraine opposées à la Fédération de Russie et anti-russes sous la bannière euro-atlantique. Dans cette approche, les nazis sont positionnés comme les champions de la démocratie et des valeurs européennes tandis que leurs adversaires, les résidents de l’Est de l’Ukraine sont dépeints comme les supporters du totalitarisme, de la cinquième colonne russe et des terroristes. Dans le même temps, le soutien politique et humanitaire légitime de la Russie à la
population du Donbass est qualifié d’anti-ukrainien, s’agissant d’une ingérence dans les affaires intérieures de l’Ukraine.

Quelque chose de semblable se produit dans d’autres territoires de l’ex-Union soviétique. Depuis le début des années 1990, les États-Unis et l’UE ont fermé les yeux sur les activités des mouvements fascistes et des organisations néo-nazies dans les républiques baltes. Ils ont par la même occasion réagi vivement à toute tentative de la Russie d’attirer l’attention du public et des organisations internationales face à la renaissance du nazisme dans les pays baltes et à la violation des droits de la population russe. La Russie se faisant toujours accuser d’ingérence dans les affaires internes.

À une époque où l’idée de l’intégration européenne est largement en perte de vitesse aux yeux des Européens, et alors que progressent les conflits et les signes d’un schisme interne au sein de l’UE elle-même, il serait naïf d’espérer que Washington et Bruxelles renoncent à utiliser le nazisme comme soutien à la propagande en faveur du processus d’intégration européenne.

Dans le même temps, la déception croissante d’États membres de l’UE vis-à-vis de
la bureaucratie de Bruxelles oblige déjà certaines capitales occidentales à ajuster quelque peu leurs positions. C’est renforcé lorsque les néo-nazis échappent au contrôle de leurs mentors et protecteurs. Ainsi, la République tchèque a déjà demandé des explications aux autorités ukrainiennes concernant la loi adoptée par la Verkhovna Rada sur la glorification de l’OUN-UPA, menaçant sinon de ne
pas ratifier l’accord d’association UE-Ukraine. «Avant le sommet de Riga, le ministre des Affaires étrangères ukrainien Klimkin doit venir à Prague pour expliquer quelle est la situation au sujet de la loi concernant les Banderistes, etc.», a déclaré le ministre des Affaires étrangères tchèque Lubomír Zaorálek.

Évidemment, on aurait pu s’attendre à des mots plus durs de la part du ministre des Affaires étrangères d’un pays qui, en 1938, fut la victime des Accords de Munich entre l’Occident et Hitler. En particulier pour ce qui concerne la décision des autorités de Kiev de considérer l’URSS, à l’instar de l’Allemagne hitlérienne, toutes deux responsables du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Cela a été exprimé de manière particulièrement claire par le directeur du Centre Simon Wiesenthal en Israël, Efraim Zuroff : «La promulgation d’une loi sur l’interdiction du nazisme et du communisme met sur le même pied le régime le plus génocidaire dans l’histoire humaine avec le régime qui a libéré Auschwitz et aidé à
mettre fin au règne de terreur du Troisième Reich.» 1.

Des constats objectifs [timides, NdT] concernant l’issue de la Seconde Guerre mondiale de la part des médias d’Europe occidentale apparaissent. Le journal
suédois Aftonbladet rappelle qu’«il y a une chose qui ne peut être enlevée aux dirigeants et au peuple de l’Union soviétique – leur désir de détruire le régime d’Hitler… L’Armée rouge a vraiment combattu pour libérer l’Europe de l’Est du fascisme».

Toute perte de contrôle des organisations néo-nazies en Ukraine risque de provoquer des conflits armés non seulement à l’Est mais aussi à l’Ouest du pays. Si cela se produit, les gouvernements des États de l’UE, voisins de l’Ukraine, ne pourront plus se tenir à l’écart. Il va de soi que les intérêts de leurs compatriotes d’Ukraine sont plus importants à leurs yeux que de jouer à des jeux géopolitiques avec les néo-nazis pour le plaisir de voir triompher l’euro-atlantisme.

Pyotr Iskenderov

Note du Saker Francophone

Ces analyses de sont pas dépourvues de pertinence lorsque l’on connaît la connivence qui a existé entre l’Allemagne hitlérienne et les États-Unis avant la Seconde Guerre mondiale. Sans parler des affinités entre les régimes fascistes d’Amérique latine et la CIA.

Voir ici Comment Londres et Wall Street ont mis Hitler au pouvoir.

et ici Ford, General Motors et le Troisième Reich : une collaboration «hautement profitable»

et ici«Opération Condor», cauchemar de l’Amérique latine

Traduit par Evanis, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone.

  1. Le Jerusalem Post, 14/04/2015
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Le scénario syrien cauchemardesque


Par Robert Parry – Le 27 avril 2015 – Source consortiumnews

Avec le soutien militaire et politique de l’Arabie saoudite et d’Israël, le scénario du pire donnant la victoire d’al-Qaeda et/ou du groupe État islamique en Syrie pourrait devenir une réalité, alors que l’armée du gouvernement syrien non confessionnel bat en retraite et que le président Obama semble indécis.

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Trop triste : un mouchoir pour l’Otan, svp.


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 2 mai 2015 – Source thesaker.is

La double attaque concertée de l’Occident – guerre sur le prix du pétrole et raid sur le rouble – visant à détruire l’économie russe et à soumettre ses ressources naturelles à une forme de vassalité, a lamentablement échoué.

Les ressources naturelles étaient aussi la raison essentielle de réduire l’Iran à une vassalité occidentale. Cela n’a jamais rien eu à voir avec le développement d’une arme nucléaire par Téhéran, qui a été bannie successivement par le leader de la révolution islamique, l’ayatollah Khomeiny, et par le guide suprême l’ayatollah Khamenei.

Le projet du Nouveau Grand Jeu en Eurasie a toujours été le contrôle de la masse continentale eurasienne. Les revers mineurs subis par ce projet de l’élite américaine ne signifient pas que le jeu continuera à se limiter à une simple guerre d’usure. Mais bien plutôt le contraire.

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Comment se faire des ennemis au Yémen quand on en a déjà suffisamment…


Par Paul R. Pillar – Le 18 avril 2015 – Source consortiumnews

Le tandem israélo-saoudien essaie d’embarquer les USA et d’autres nations dans la guerre civile yéménite, en avançant que les rebelles Houthis seraient des supplétifs préparant l’incursion iranienne. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée, et l’intérêt américain pourrait être ailleurs, affirme l’ex-analyste de la CIA Paul R. Pillar.

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La Galicie est prête pour le retour à la maison


Par Analitik – Le 26 avril 2015 – Source Le Saker allemand

L’ouest de l’Ukraine continue de préparer sa sécession. J’ai déjà mentionné les vœux publiquement exprimés par la Pologne pour l’incorporation de l’Ukraine occidentale. Revoici la proposition polonaise de nouvelle répartition de l’Ukraine :

La proposition de la Pologne pour la nouvelle répartition de l’Ukraine

Les préparatifs sont en plein essor.

Actuellement, la Brigade ukraino-polono-lituanienne, dont la fondation a été décidée par les États concernés à la fin de l’année dernière, est en discussion. Officiellement, la brigade sert à faciliter le passage des troupes ukrainiennes aux standards de l’Otan. Mais voyez-en la composition: 545 soldats ukrainiens, 3 500 soldats polonais, 350 soldats lituaniens. Le commandement est en Pologne et compte 100 Polonais, 18 Ukrainiens et 5 Lituaniens. C’est clair qui porte la culotte dans cette force. Ce qui n’est pas clair, c’est pourquoi il faut sept soldats de l’Otan pour arrimer un soldat ukrainien à l’Otan. C’est une proportion tout à fait extraordinaire entre les enseignants et les élèves.

Cette brigade ne sera pas impliquée dans les combats de l’est de l’Ukraine mais opérera dans l’ouest du pays. Les premiers exercices doivent commencer à l’automne de cette année. La Pologne légalise pour elle-même le déploiement d’une force militaire significative dans l’ouest de l’Ukraine. S’il devait y avoir scission, la Pologne veut en contrôler le processus.

Des préparatifs sont en cours aussi sur le front de l’énergie. La centrale thermique de Bourchtyn à l’ouest de l’Ukraine est partiellement retirée du réseau de l’Association des exploitants européens de réseaux de distribution. Depuis 2002 la centrale est débranchée du réseau électrique ukrainien et exporte de l’électricité vers l’Europe. C‘est précisément maintenant que les recettes en devises fortes (dollars, euros) sont plus importantes que jamais pour l’Ukraine qu’une telle source de revenus pour couvrir les déficits de l’intérieur du pays se trouve amputée.

Les déficits intérieurs en énergie sont très aigus depuis l’année dernière déjà. Durant l’hiver 2014-2015, en raison du manque d’électricité et de gaz, l’économie à forte consommation d’énergie devait pratiquement être gelée afin de ne pas interrompre l’approvisionnement des foyers. Des coupures régulières d’électricité et de gaz sur tout le territoire n’ont pas pu être évitées, même avec cette mesure radicale. La centrale thermique de Bourchtyn n’aurait même pas pu aider en hiver parce que le réseau électrique ukrainien n’a tout simplement pas la capacité de relayer du courant supplémentaire de l’ouest vers le centre mal alimenté du pays. Et maintenant, au printemps, on n’observe pas vraiment de pénurie extrême, bien que la situation ne soit pas rose.

Si Bourchtyn n’est pas vraiment en mesure d’améliorer la situation dans d’autres parties du pays, pourquoi prévoit-on sa coupure partielle du réseau électrique européen lucratif? Parce que, si un chaos plus grand survient en Ukraine, alors il est possible que de grandes parties du pays restent totalement sans électricité. Bourchtyn, et une ligne de réserve de la Pologne peuvent alors veiller à ce que la fourniture de courant soit assurée dans l’ouest de l’Ukraine.

Traduit par Hieronymus, relu par Diane pour le Saker Francophone

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