Par Moon of Alabama – Le 1 mai 2020
L’administration Trump cherche à reporter la faute sur « quelqu’un » pour sa confuse réponse à la pandémie de Covid-19. Elle a d’abord félicité la Chine pour sa lutte contre l’épidémie puis a commencé à se retourner contre elle. Un appel téléphonique entre Xi et Trump a mis un terme à cette situation, pendant un certain temps. C’est alors l’OMS qui a été blâmée. Après que l’administration Trump ait arrêté de lui fournir des fonds, il ne restait plus personne à qui s’en prendre. C’est donc de nouveau au tour de la Chine.




Le coronavirus existe et remettre en cause la crise sanitaire n’a aucun sens. Pourtant, ce qu’elle nous révèle est autre. Impossible de fermer les yeux sur l’ampleur de la dégradation des institutions étatiques dans notre monde néolibéral, qui n’a eu de cesse de réduire le public au profit du privé et montre son incapacité à gérer une poussée virale, une pandémie, qui n’est ni la première, ni la dernière, mais qui, surtout, n’est pas la seule en cours et pas la plus meurtrière aujourd’hui. Or, des mesures absolument inédites sont adoptées à travers le monde, les pays qui résistent font l’objet de pressions sans précédent. Et parallèlement, l’on voit une peur grandissante s’infiltrer dans les populations et pour cause, elles sont mises en situation de détresse psychique, artificiellement en situation de survie. Autant la réalité de l’existence de la crise sanitaire est incontestable, autant son instrumentalisation apparaît toujours plus clairement.