Hassan Nasrallah : « Trump va vers l’Armageddon »


Par Sayed – Le 17 janvier 2018 – Source almayadeen

Interview du Secrétaire général du Hezbollah par la chaine Al-Mayadeen, le 3 janvier 2018

Vidéo traduite et sous-titrée par Sayed

https://youtube.com/watch?v=yrLZJ-Vwj0c

Pour le cas où YouTube censurerait cette vidéo, vous la trouverez ici .

Transcription

[…] Journaliste : – À la fin de la première partie de notre entretien, nous avons conclu sur deux points. Dans le premier point, tu as dit que les événements en Iran étaient sans conséquence et terminés, et le deuxième point dont on parle, le plus dangereux, est que Trump et Israël poussent la région vers une grande guerre, et pour le cas où cette guerre serait déclenchée, l’Axe de la Résistance s’y prépare et doit s’y préparer. Et je te demandais, est-ce que Ton Éminence est vraiment inquiète et craint que cette guerre advienne ? Car je comprends de tes propos que la guerre est (une possibilité) réelle, qu’ils vont peut-être la déclencher, et que vous allez être victorieux dans cette guerre.

Hassan Nasrallah : – Écoute, en ce qui concerne la possibilité d’une guerre, elle est réelle. Quant à son degré de probabilité, on ne peut pas l’écarter un seul instant. Car avec une telle mentalité, une telle administration… Et quoi qu’on dise, il ne s’agit pas seulement de Trump, mais du vice-Président, de l’ensemble de l’administration présente, de leur vision sous-jacente… Tu vois comme certains ont approché la cause d’Al-Quds. Il l’a approché d’un point de vue religieux ! Ces choses sont liées à…

Si tu lis les déclarations des Américains et même des Israéliens, tu vois qu’ils veulent un Armageddon, un (véritable) Armageddon qu’ils préparent et vers lequel ils se dirigent avec force. Nous connaissons leur mentalité.

Journaliste : – Ils sont soutenus par les sionistes chrétiens.

Hassan Nasrallah : Quoi qu’il en soit, il faut que nos yeux soient rivés sur cette possibilité, car lorsqu’ils détruisent le processus de négociations, ce qu’ils appellent le processus de paix, quels sont donc les choix qui restent ? Où veulent-ils amener la région (sinon à la guerre) ? C’est pour cela que je dis que c’est une possibilité réelle. Je ne dis pas plus que cela. Car pour affirmer plus que ça, il faut des preuves, et on va inquiéter les gens.

Journaliste : – C’est vrai.

Hassan Nasrallah : – Mais il ne serait pas juste que l’un d’entre nous enjoigne les gens à être rassurés, avec Trump et Netanyahou, avec tous ces fous, et affirme que la région va on ne peut mieux, qu’il n’y a rien à craindre, que la paix est garantie. Où voit-on cela ? Il n’y a absolument aucun indice dans ce sens. C’est pourquoi il faut parler de possibilité permanente (de guerre).

Ici, la possibilité seule suffit, du point de vue rationnel et quant à notre responsabilité, à nous pousser à prendre des mesures. À savoir qu’on se doit de se préparer, de s’organiser, de renforcer notre front, notre Axe, nos hommes, notre situation et nos capacités, pour (la guerre) qui peut advenir (d’un jour à l’autre). Si elle n’advient pas, on n’aura rien perdu. On se sera renforcé. Et si elle se produit, on sera prêts à y faire face.

Journaliste : – Éminent Sayed, vous vous préparez donc avec l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine ? Tel est votre Axe (de la Résistance) à présent ?

Hassan Nasrallah : – Fondamentalement, oui. Naturellement, on considère aussi comme inclus dans l’Axe, car il ne s’agit pas nécessairement d’un Axe seulement militaire, toutes les personnalités, mouvements, partis et forces des mondes arabe et musulman qui soutiennent cette voie. Nous les considérons comme faisant partie de l’Axe (de la Résistance). Mais les principales forces militaires sur le front sont celles qu’on vient d’indiquer.

Mais permets-moi d’ajouter l’élément yéménite. L’élément yéménite qui est actuellement agressé et attaqué. Lorsque j’ai annoncé que dans la guerre à venir, il n’y aura pas des dizaines mais des centaines de milliers (de combattants qui viendront à nos côtés), si tu te souviens, après quelques jours seulement, Sayed Abdel-Malik al-Houthi, dans un discours en direct, a annoncé qu’il était prêt, et que des forces djihadistes yéménites étaient prêtes à participer à cette guerre (contre Israël).

Je vais même te dire plus que ça. A travers le contact permanent qui existe entre nous d’une manière ou d’une autre, j’ai reçu une lettre directement après mon discours, et avant que Sayed Abdel-Malik al-Houthi annonce cette position à la TV, m’informant qu’ils étaient prêts, en cas de guerre, à envoyer des forces par dizaines de milliers si on en avait besoin, des dizaines de milliers de combattants, même si la guerre saoudo-américaine contre eux se poursuit.

Le Yémen aujourd’hui, ce qu’on désigne comme l’armée yéménite et les forces populaires qui y combattent, font selon nous pleinement partie de l’Axe de la Résistance et du Front de la Résistance. Et du reste, c’est l’une des raisons de la guerre menée contre le Yémen.

Journaliste : – C’est vrai.

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Feu et fureur


Par James Howard Kunstler – Le 5 janvier 2018 – Source kunstler.com

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On raconte que Richard Nixon, pendant les dernières semaines du Watergate, errait dans les couloirs de l’aile ouest aux petites heures du matin, carburant au scotch whisky, conversant avec des portraits d’Américains célèbres, y compris plusieurs de ses prédécesseurs. « Qu’est-ce que tu dis, mon gars ? Est-ce que je devrais rester ou devrais-je partir ? » Il était comme un animal piégé, après une longue et exténuante chasse, et il savait que les chiens se rapprochaient. Peut-être tirait-il un peu de consolation en apprenant que le vieux Abe Lincoln était encore plus déprimé lors des derniers jours victorieux de la guerre civile, que lui, Nixon, sous le joug de la pure cruauté de l’histoire. À la fin, il a rassemblé les lambeaux restants de sa dignité, il est monté dans un hélicoptère pour un oubli plus insondable que le mystère de la tombe, du moins c’est ce que ses détracteurs espéraient.

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La bonne nouvelle de la présidence Trump : les imbéciles peuvent être bons !


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 11 janvier 2018 – Source The Saker

Dans quelques jours, une année aura passé depuis l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis. À cette occasion, je crois qu’on peut dire raisonnablement que presque tout le monde, à l’exception des néocons et de quelques partisans inconditionnels, est totalement consterné par ce que l’année dernière a apporté aux États-Unis et à la planète. Ceux qui haïssaient Trump ne le haïssent pas moins, tandis que ceux qui avaient quelques espoirs dans Trump, comme moi, doivent accepter que ces espoirs ne se sont jamais concrétisés. Je pense que si nous imaginons une présidence Hillary, le mot « diabolique» serait une bonne manière de décrire ce à quoi une telle présidence aurait probablement ressemblé. De même, si je devais choisir un seul mot pour décrire la présidence de Trump, au moins jusqu’à présent, je pense que ce serait « stupide ». Je ne me donnerai même pas la peine, comme je l’avais prévu d’abord, d’énumérer toutes les choses stupides que Trump a dites et faites depuis son investiture (ceux qui pensent autrement devraient interrompre leur lecture ici).

Je dirai que cela ne me fait aucun plaisir d’écrire ceci parce que j’ai aussi eu l’espoir que Trump tiendrait au moins quelques-unes de ses promesses électorales (même si la plus grande partie de mon soutien à son égard était basée sur le fait qu’il n’était pas Hillary qui, je le crois encore, aurait amené les États-Unis et la Russie à se faire la guerre). En plus, chaque fois que je me rappelle le discours d’investiture de Trump, j’éprouve ce douloureux sentiment d’une occasion très importante et totalement manquée : enfin restaurer la souveraineté des États-Unis en faveur du peuple étasunien et revenir a une politique internationale civilisée et rationnelle. Hélas, cela ne s’est pas produit et c’est une réalité que nous devons accepter et affronter. Continuer la lecture →

L’impérialisme ou le « stade suprême du capitalisme »


Par Claudio Mutti – Le 17 novembre 2017 – Source Katehon


Le terme d’impérialisme, au sens de la propension d’un État à se déployer à travers un vaste espace géographique et à imposer sa domination politique, militaire et économique, est un néologisme relativement récent. En 1920, Lénine constate que depuis une vingtaine d’années, au cours de la période historique entamée par la guerre hispano-américaine (1898) et la seconde guerre des Boers (1899-1902), « la littérature économique et aussi politique de l’ancien et du nouveau monde s’arrête de plus en plus fréquemment à la notion d »impérialisme’ pour caractériser le monde où nous vivons »  1, et de citer à titre d’exemple un texte intitulé « Impérialisme » publié par l’économiste britannique J.A. Hobson à Londres et à New York en 1902.

Tout en exposant les liens entre l’impérialisme et ses spécificités économiques élémentaires, Lénine énonce la célèbre définition de l’impérialisme conçu comme une « époque du capital financier et des monopoles ».2 « Un stade particulier du développement de l’économie capitaliste mondiale », 3 dira par la suite Paul M.Sweezy.

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  1. Vladimir I. Lénine, « Impérialisme, stade suprême du capitalisme » téléchargeable gratuitement sur www.marxists.org, p. 5. ↩
  2. Vladimir I. Lénine, « Impérialisme, stade suprême du capitalisme »  ibid, p. 50. ↩
  3. Paul M. Sweezy, « The Theory of Capitalist Development » New York 1968, p. 307. ↩

Suisse : initiative Monnaie Pleine


Par Gérard Foucher − Janvier 2018

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L’initiative Monnaie Pleine est un projet suisse. Les Suisses, quand tu leur parles de démocratie, ils tendent une oreille (tu m’étonnes, ils votent tout le temps, et sur tout). Et quand tu leur parles de fric, ils tendent l’autre oreille. La Suisse reste quand même, en gros, le coffre-fort financier du monde. Et quand tu leur parles de démocratie ET de fric, et que tu leur expliques :

  1. Que leurs avoirs monétaires NE SONT PAS en sécurité dans une banque commerciale au coin de la rue, et,
  2. Que le seul moyen d’exercer une véritable démocratie, c’est non seulement de voter pour les projets communs, mais aussi, et surtout, de posséder les moyens de les financer, alors là, ils tendent les DEUX oreilles !

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Chișinău – Une quête pour la survie


Sur le quatrième monde, ou le retour de la politique.


Par Hervé Juvin – Le 17 décembre 2017

Deuxième colloque de Chișinău (15-16 décembre 2017)

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Quel est le monde dans lequel nous entrons ? Quel est le monde dans lequel nous nous engageons à vivre ?

Les organisateurs de ce colloque ont eu raison lorsqu’ils ont choisi ce sujet : la quatrième économie. Mais je ne suis pas sûr qu’ils aient raison s’ils veulent que nous limitions notre champ d’application aux seuls problèmes économiques actuels.

Ma réponse sera : le monde conduit par l’économie est le vieux monde. Nous ne regardons pas seulement l’échec misérable des institutions de Bretton Woods et de l’ordre libéral de l’Occident. Non seulement nous assistons à l’effondrement de la finance globalisée et des marchés interconnectés, mais aussi à celui d’un système dirigé par les Américains. Nous sommes les témoins de la fin de l’économie telle que nous la connaissions. Vous dites : économie ? Dites politique, idiot ! 1

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  1. Référence à la phrase de Clinton, It’s the economy, stupid ! ↩

Le vertige mortifère du marxisme culturel (II)


Walter Benjamin et le nouveau désordre mondial


Par Patrice-Hans Perrier – Le 10 janvier 2017 – Source Carnets d’un promeneur

Walter Benjamin PHOTONous poursuivons notre analyse sur l’étrange mutation d’une théorie marxiste de l’hégémonie culturelle qui s’est infiltrée par tous les pores des médias de masse afin de finir par contaminer jusqu’à l’ensemble de nos perceptions. Partant de l’approche gramscienne pour aboutir en plein cœur de l’École de Francfort, nous avons décidé de faire un arrêt sur la pensée d’un véritable hérétique, penseur d’une hégémonie culturelle conçue comme l’instrument de subversion par excellence. En effet, Walter Benjamin a été qualifié de « théologien du marxisme » par ses proches et pour cause lorsque l’on prend la peine d’étudier l’étrange parcours intellectuel qui marque son œuvre inclassable. Émule de la Kabbale, Walter Benjamin s’est laissé tenter par la critique marxiste des rapports de classe dans un contexte où son Allemagne natale était emportée par les affres de cette déréliction qui caractérise la période de l’entre-deux guerres. Proche de Gershom Scholem, un historien et philosophe spécialiste de l’histoire du judaïsme, Benjamin constitue un cas de figure extraordinairement fécond.

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Comment la politique interne US a façonné la guerre de Corée

Mémorial de la guerre de Corée – Crédit www.nationalparks.org


Carol Duff, MSN, BA, RNPar Carol Duff  – Le 2 janvier 2018 – Source VeteransToday

Comme dans toute guerre, la politique peut être une force motrice. Le militariste [stratège militaire, NdT] Carl von Clausewitz a dit que « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. » La guerre de Corée n’était pas différente de toute autre guerre. De nombreuses décisions impliquant sa conduite ont été motivées par des considérations politiques, tant sur le front intérieur qu’à l’étranger. Inversement, la politique américaine a été affectée par la guerre de Corée.

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Censure politique sur YouTube : comment ça marche ?


Cinq années d’archives de résistance au sionisme et à l’impérialisme détruites par Google


Par Sayed – Le 11 janvier 2018 – Source sayed7asan

« On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin. »

Ainsi commence Le Procès, œuvre de Franz Kafka de 1925, dans laquelle Joseph K., employé de banque sans histoires, est arrêté à son domicile par de mystérieux agents et notifié d’une procédure judiciaire engagée à son encontre. Il n’est pas informé du délit ou crime dont il se serait rendu coupable – on lui laisse seulement entendre qu’il aurait enfreint une loi inconnue – et se voit remettre une convocation au tribunal un certain jour, sans que l’heure ou le lieu exacts soient indiqués. Le protagoniste est entraîné dans un engrenage complètement absurde, ballotté entre inspecteurs, huissiers, avocats et juges, et ne sachant à aucun moment de quoi ou contre qui il doit se défendre. Il est finalement exécuté par trois bourreaux distingués qui, avec d’« horribles politesses » lui plantent un couteau de boucher dans le cœur.

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Les porcs globalisés : l’OMC a montré son groin


La bruyante déclaration du sénateur russe sur le retrait éventuel de la Russie de l’OMC a fait du bruit dans les médias.


Par Andreï Afanassiev – Le 8 janvier 2017 – Source Katehon

Moscou peut se retirer de l’Organisation mondiale du commerce si celle-ci retient la revendication de l’Union européenne contre la Russie visant à récupérer 1,39 milliard d’euros, suite à l’embargo sur le porc décidé par cette dernière.

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