Le berceau de la civilisation se retourne dans sa tombe

«...Malgré tout, et en pratique, la plupart des gens vivent mieux sans voter que sans toit sur la tête, ou sans tête du tout.» Diana Johnstone

Par Diana Johnstone – Le 7 septembre 2015 – Source CounterPunch

 

Paris – Ce lundi 7 septembre, sept citoyens syriens étaient au tribunal à Paris pour poursuivre leur action civile contre le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Les cinq hommes et les deux femmes ont tous perdu des membres de leur famille et des amis proches dans les massacres commis par les rebelles armés que Fabius a soutenus en paroles et en actes. Ils demandent un euro symbolique de dommages et intérêts.

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Sans commentaires


«… Au village sans prétentions,
j’ai mauvaise réputation,
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi,
je passe pour un je ne sais quoi» RIP Georges B.


Note du Saker Francophone

Je sais que l'auteur de la vidéo que nous présentons aujourd'hui, Xavier Moreau, n'est pas en odeur de sainteté, mais je sais aussi que l'odeur de l'encens est parfois trop enivrante – à l'instar d'autres drogues, elle éteint l'homme pour allumer la bête, n'est-ce-pas BHL ?

Écoutez-le et jugez l'arbre à ses fruits.

https://youtu.be/RlYBmP_Hyz8

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Les US du côté des forces obscures de la Seconde Guerre mondiale


Les États-Unis ont rétrospectivement rejoint le côté fasciste de la Seconde Guerre mondiale 


Par Eric Zuesse – Le 4 septembre 2015 – Source strategic-culture

Lors de la célébration commémorative à Beijing, jeudi 3 septembre, marquant le 70e anniversaire de la libération de la Chine du joug de l’agresseur japonais, terminant ainsi la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique, les États-Unis ont ostensiblement évité de se retrouver côte à côte avec la Chine, leur ancien allié pro-démocratique de l’époque.  Et à la place, ils ont a posteriori changé de camp, pour se ranger aux côtés des anciens fascistes, les puissances de l’Axe, le Japon lui-même, mais aussi l’Allemagne.

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Le départ d’Abbas changera-t-il quelque chose ?


Par Nadia Hijab et Alaa Tartir – Le 5 septembre 2015 – Source Ma’an News

AFP

Le Conseil national palestinien (CNP) doit se réunir ce mois-ci pour la première fois depuis 2009 pour accepter la démission de Mahmoud Abbas du poste de président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), avec plus de la moitié des 18 membres du Comité. Le PNC a bien sûr la possibilité de rejeter tout ou partie de la démission et, en tout cas, Abbas gardera plusieurs autres casquettes : il restera le chef de l’État, le président de l’Autorité palestinienne, le commandant en chef et le chef du parti Fatah. De plus, tous ceux qui ont démissionné sont libres de se représenter.

Les Palestiniens, qu’ils résident dans leur pays ou qu’ils soient en exil, ne savent pas s’ils doivent rire ou pleurer devant ce spectacle qui pourrait annoncer un processus de succession. Abbas, qui a 80 ans, semble avoir choisi Saeb Erekat, qui a lui-même un lourd record de démissions, pour s’occuper de la communauté internationale, et le chef du renseignement Majid Faraj pour contrôler les affaires intérieures.

Les documents palestiniens ont révélé qu’Erekat s’était plié en quatre pour satisfaire Israël, au point de largement abandonner le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers et leurs terres. Quant à Faraj, il a stabilisé la Cisjordanie d’une main de fer et il supervise la haïssable collaboration sécuritaire avec Israël qui maintient les Palestiniens sous le joug de l’occupation. Quel que soit le Comité exécutif qui est élu (ou réélu) par la PNC, il est peu probable qu’il aura beaucoup d’influence dans ces domaines.

Où tout cela laisse-t-il le peuple palestinien dans sa quête de justice et de droits humains? Le paysage est sombre, même s’il y a quelques lueurs d’espoir.

Sur le front politique, le fossé entre les deux principales factions palestiniennes, le Fatah et le Hamas, se creuse de jour en jour. Le bruit court que le Hamas, qui n’est pas représenté au PNC, négocie un cessez-le feu à long terme avec Israël en dépit des démentis.

Au sein du Fatah lui-même, il y une lutte acharnée pour les plus hauts postes à l’approche de la septième assemblée générale prévue en novembre. On peut même craindre que les rivalités ne gagnent les rues et que les Palestiniens de Cisjordanie ne se retrouvent à se satisfaire d’un homme fort comme Faraj pour de simples raisons de sécurité.

Ces conflits internes handicapent la direction palestinienne et la rendent encore plus incapable de régler les nombreux problèmes rencontrés par les réfugiés palestiniens dans les pays arabes. Les réfugiés palestiniens de Syrie ne sont pas protégés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et ne peuvent compter que sur ce que l’impécunieux Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) peut leur fournir. Les réfugiés palestiniens dans le camp de Ain Al-Hilweh, le plus grand du Liban, fuient les combats acharnés entre le Fatah et un groupe islamiste.

Le désarroi politique des Palestiniens dont Abbas a la charge laisse la voie libre à Israël pour poursuivre sa colonisation incessante de la terre palestinienne. Le vol de terre par les colons juifs et la destruction de secteurs palestiniens sont coutumiers. Israël n’a aucun mal à balayer les protestations de l’Union européenne et des États-Unis.

La nomination de Danny Danon pour représenter Israël à l’Organisation des Nations Unies montre bien que l’extrême-droite gouvernementale israélienne se moque bien de ce que peut dire la communauté internationale. Danon prône l’annexion de «la plus grande partie» de la Cisjordanie «avec le minimum de Palestiniens».

Il est difficile de voir quelle différence le plan de succession d’Abbas fera pour la protection des Palestiniens ou l’exercice de leurs droits. Les Palestiniens ont fait beaucoup de sacrifices pour que l’OLP soit reconnue comme leur seul représentant légitime. La légitimité de l’OLP, cependant, a été sérieusement ébranlée depuis que Yasser Arafat a signé les accords d’Oslo avec Israël. Sous le mandat de M. Abbas, la représentativité de l’OLP s’est réduite à des enclaves disloqués en Cisjordanie, où les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont servi de sous-traitant à Israël et favorisé son projet de colonisation illégale.

Il y a néanmoins quelques lueurs d’espoir. Les citoyens palestiniens d’Israël en offrent une. La façon dont ils ont surmonté leurs différences pour devenir le troisième plus grand parti aux élections israéliennes de mars dernier sous un leadership intelligent, sage et unifié devrait être un modèle pour le reste du peuple palestinien.

La société civile palestinienne en offre une autre : elle s’est relevée encore et encore de ses cendres avec détermination et créativité. Le Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) palestinien, qui a été institué il y a 10 ans, a contribué à consolider et à développer les actions dispersées de boycott et de désinvestissement aux États-Unis et en Europe. Il a mis les partisans d’Israël aux États-Unis sur la défensive et les a forcés à dépenser des millions pour contrer la lutte non violente des Palestiniens pour leurs droits.

Pourtant, il y a des limites à ce que la société civile peut faire. À l’heure actuelle, elle est assez forte pour contribuer à empêcher que les droits des Palestiniens ne soient laminés dans un accord avec Israël. Plus important encore, elle peut garder la flamme allumée jusqu’à ce qu’il y ait un renouveau significatif du corps politique. Les Palestiniens savent que, plus que toute autre chose, ils doivent recréer des institutions représentatives qui englobent Gaza assiégée et martyrisée et la Cisjordanie, les réfugiés dispersés à travers le monde arabe et les exilés désireux de rentrer à la maison.

Nadia Hijab et Alaa Tartir sont, respectivement, directeur exécutif et directeur de programme d’Al-Shabaka : Le Réseau politique palestinien.

Traduction : Dominique Muselet

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Dans le style Jade Helm : Tintin en Amérique


Le slogan de l’opération Jade Helm était Maîtrise du domaine humain.

De faux camions de location révèlent des salles d’espionnage militaires


Le 4 septembre 2015 – Source www.thedailysheeple.com

rydertruck

Note du Saker Francophone

L'opération Jade Helm qui avait défrayé la chronique en avril dernier n'a plus fait parler d'elle depuis juin, dans la sphère médiatique francophone en tout cas. La pression anti-système aurait elle fait reculer l'égrégore? On peut rêver. Force est de constater que l'armée américaine n'a pas mis massivement les dissidents en prison à l'occasion d'un exercice false-flag. Mais les tests en milieu urbain continuent.

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Le dernier cessez-le-feu en Ukraine : ni guerre, ni paix


L’annonce d’un cessez-le-feu n’indique pas la fin du conflit ukrainien mais un gouvernement faible, incapable et peu désireux de faire la paix, et également incapable d’attaquer en raison de la faiblesse de son armée et de l’opposition de ses soutiens occidentaux.


Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 7 septembre 2015 – Source Russia Insider

Depuis l’annonce d’un cessez-le-feu à partir du 1er septembre 2015, l’Ukraine a joui de sa première période de paix (relative) depuis le lancement de ce que le gouvernement ukrainien a appelé une opération anti-terroriste en avril 2014.

Pour la première fois, des reportages parlent d’un réel arrêt des bombardements sur Donetsk.

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Retour à l’envoyeur


Par Gary – Le 7 septembre 2015 – Source cluborlov

Crédit Mark Bryan

L’empire américain a tué quelque 40 millions 20 millions de personnes [Voir la note de rectification :Ndt] depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (selon John Stockwell) [Pas de confirmation évidente de ce chiffre, NdT], a supprimé les avancées sociales populaires dans des dizaines de pays, a renversé et assassiné leurs dirigeants et a organisé et formé des escadrons de la mort d’extrême-droite qui ont assassiné et torturé leurs citoyens. Al-Qaïda et ISIS, à eux deux, sont en grande partie des inventions américaines. Pendant ce temps, les gens aux États-Unis peuvent apprécier d’avoir presque le revenu le plus élevé par habitant dans le monde, la paix, l’harmonie et la consommation de masse depuis des décennies, jusqu’à récemment en tout cas, tout en semant le chaos à l’étranger. Mais il n’y a pas eu de conséquences négatives pour les États-Unis, jusqu’à son déclin économique récent.
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Une caricature de diplomatie occidentale, le caca nerveux


L’Ouest, dédaignant la parade chinoise pour le 70e anniversaire de la victoire contre le Japon, met le masque de la stupidité sur le visage de la diplomatie.

Un moyen sûr pour rapprocher encore plus la Chine de la Russie.


 

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 1er septembre 2015 – Source Russia Insider

L’importance pour la Chine de ce défilé de jeudi pour célébrer le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale dans l’Asie-Pacifique ne sera jamais assez surestimée.

La capitulation japonaise a été officiellement signée sur le USS Missouri dans la baie de Tokyo le 2 septembre 1945.

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L’importance de comprendre l’économie

«... Mais l'économie est très importante, et nous l'ignorons à nos risques et périls. L'économie est comme la pesanteur, les mathématiques, ou la politique – nous pouvons n'y rien comprendre, ou même n'y pas penser, mais cela nous affecte profondément, que cela nous plaise ou non.» Jeff Deist

Par Tyler Durden – Le 3 septembre 2015 – Source zerohedge

Préambule 

Cet article est à prendre avec des pincettes. Surtout vers la fin. Il est dans la philosophie libérale-libertaire du site zerohedge, l'État est toujours le suspect et l'ennemi public n° 1. Qu'il agisse ou qu'il n'agisse pas.

A lire malgré tout pour ses généralités sur l'ignorance – où le déni –  pathétique des citoyens à propos des sujets économiques, et surtout financiers.

Le Saker francophone

Soumis par Jeff Deist via The Mises Institute

Cet article est une sélection à partir d'une présentation faite le 19 juin 2015 à au Grassroot Institut à Honolulu au Club Pacifique. La conférence faisait partie d'une série de séminaires privés de The Mises Institute pour un public profane. 

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