
Annie Lacroix-Riz
Par Annie Lacroix-Riz – Le 7 mai 2015
Deux ans après sa victoire sur la Wehrmacht et le nazisme, la « Guerre froide » officiellement installée, l’Armée rouge, chérie de tous les peuples européens depuis juin 1941, passa chez ceux de l’« Ouest » pour une menace. 1
- Annie Lacroix-Riz, « 1947-1948. Du Kominform au “coup de Prague”, l’Occident eut-il peur des Soviets et du communisme? », Historiens et géographes (HG) n° 324, août-septembre 1989, p. 219-243. ↩



Par
Le sommet Europe-Ukraine a été une source de frustration pour le régime de Kiev. La conférence des donateurs qui a suivi le 28 avril s’est terminée sur un échec total. Qu’il suffise de dire que le mot même de donateurs a perdu toute signification, et peu importe que le régime ait placé de grands espoirs dans l’événement puisqu’il était à la recherche de moyens pour sortir de la situation économique désastreuse du pays. Peu sont prêts à donner un nouvel élan à l’économie de l’Ukraine, qui est en plein marasme. Ceux qui ont participé à la réunion ont parlé d’une conférence sur les réformes de l’Ukraine, en modifiant l’objet de la réunion, ils signifiaient verbalement qu’il ne s’agissait plus de dons mais de réformes, donc aucun engagement financier n’en est résulté.
La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts américains en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc. 