Par Phil Rockstroh – Le 17 octobre 2017 – Source Consortium News

Notre anxiété ne vient pas du fait de penser au futur mais de vouloir le contrôler
Un certain nombre d’articles de presse récents, dont un article de plus de 8 000 mots dans le New York Times, se demandent, pour paraphraser le titre du Times, « Pourquoi de plus en plus d’adolescents étasuniens souffrent-ils d’anxiété profonde ? »
La réponse moderne, typique face aux personnes souffrant d’anxiété, est de prescrire des médicaments.
Bien que la question ait été posée, les journalistes et rédacteurs responsables de ces articles restent résolument obtus face à cette évidence : un environnement de folie, résultat d’une culture capitaliste en phase finale, provoque des réactions classiques d’affrontement / évitement, accompagnées d’épisodes d’anxiété sévère et de crises de panique.

Je connais une courte liste de personnes qui partagent deux qualités que je trouve attachantes : elles possèdent un cerveau bon et efficace équipé de toutes sortes de connaissances ; et elles n’ont pas peur de l’utiliser de manière innovante, ce qui leur permet de les mener dans de nouvelles directions que je peux parfois utiliser pour amorcer ma propre pompe à cerveau. L’un d’entre eux est John Michael Greer. Dans un 



Prodigue en bonnes paroles, l’Occident se veut l’incarnation des valeurs universelles. Ce parangon de la démocratie, ce champion des “droits de l’homme” convoque toujours ses vertus supposées à l’appui de ses prétentions hégémoniques. Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, il revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance matérielle en privilège moral.


