Les choses … au fil de l’eau


Par James Howard Kunstler − Le 7 août 2020 − Source kunstler.com

James Howard KunstlerSi ce – premier ? – été de la Covid-19 a révélé quelque chose sur la version actuelle de notre civilisation, c’est l’épuisement profond d’une culture réduite à repasser, en boucle, le film de ses activités autrefois vitales. Beaucoup de choses que nous espérons voir revenir, sont probablement parties à jamais sous la forme que nous leur connaissions, même si elles finiront par revenir dans une autre configuration, à échelle réduite, mais peut-être plus fine en qualité.

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Penser, est-ce annulé ?


Par James Howard Kunstler – Le 20 juillet 2020 – Source kunstler.com

Lori Lightfoot – Maire de Chicago

Tout est en jeu maintenant. La réalité consensuelle est en fuite – les vieilles certitudes de l’histoire américaine et les promesses d’avenir qui s’éloignent s’enfoncent dans la boue ardente du virus corona. Les choses se passent sans conséquence apparente. L’autorité est en déroute. La coercition traque dans tout le pays en déracinant le crime-pensée. Les fantasmes et les illusions se précipitent dans l’espace que la raison a quitté par peur pour sa vie. Il vaut peut-être mieux ne pas penser du tout. Mais vous ne pouvez pas vous en empêcher, n’est-ce pas ? Être humain, c’est être obnubilé par sa propre pensée.

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La Grande Prostituée et le DRAGON


Par Patrice-Hans Perrier − Le 8 juillet 2020 − Source Carnets d’un Pèlerin

La Grande Prostituée et le DRAGON Gracieuseté apostolische-geschichte.de

La saison estivale approchant à grands pas, nous aimerions nous pencher un peu sur le phénomène Femen. Faisant partie d’une sorte de Cirque Barnum de la constellation Soros, la Femen tient le rôle d’une prostituée sacrée des temps modernes. Prêtresse d’un culte néo-païen qui n’a rien de nouveau sous le soleil, la Femen s’évertue à profaner les autels et autres lieux « sacrés » des anciennes religions du livre. Égérie d’une mouvance qui semble avoir été mise en orbite afin d’abattre les symboles de la cité des patriarches, la Femen s’acharne, telle une harpie, sur les dépouilles d’une chrétienté qui n’est que l’ombre d’elle-même. Bref, la Femen demeure le complément indispensable du surnuméraire de l’Opus Dei.

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Vers une authentique renaissance de la cité


Par Patrice-Hans Perrier − Le 3 novembre 2017 − Source Carnets d’un Pèlerin

La cité grecque gettyimages.fr

Vers une authentique renaissance de la cité

A l’heure de l’ubiquité des échanges numériques, dans un contexte où les conventions culturelles sont battues en brèche, la cité se meurt faute d’oxygène. Il ne demeure qu’un vague agrégat d’intérêts disparates mettant en scène des acteurs qui meublent l’espace civique comme des potiches. La médiation n’est plus le lot des clercs d’autrefois : les grands prêtres du spectacle médiatique arbitrent aux différents qui ne manquent de se multiplier alors que le « vivre ensemble » n’est plus qu’une vague chimère. Il convient de rassembler les gens autour d’événements construits comme autant de célébration vides de sens, le temps de célébrer une fête païenne ou chrétienne travestie en journée de la consommation, le temps d’une fugace fuite en avant.

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La Célesto-politique : Automatisation du Travail et Temps Libre


Inspiré d’une discussion avec l’économiste I. Kozyrev


Par Andrey Devyatov − Le 6 juin 2020 − Source devyatov.su

Académie de gestion du développement – Institut de Politique Céleste

Dans la civilisation méditerranéenne biblique de l’homme blanc, le travail pénible constant et zélé «à la sueur du front», selon l’alliance du Très-Haut (Genèse 3:19), constitue le fardeau de l’homme rationnel. Par perfidie, l’homme fut attiré par la connaissance, par le fruit de «l’arbre de la connaissance du bien et du mal» (du discernement de ce qui est utile et de ce qui est nuisible, dans une logique de prospective scientifique).

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La Célesto-politique : L’esprit du temps ou la capture du futur, comme condition de demeurer dans l’Éternité


Par Andrey Devyatov − Le 1er juin 2020 − Source devyatov.su

Académie de gestion du développement – Institut de Politique Céleste

Douceur, humilité, patience, bon sens sont les slogans des bons pasteurs, et le lot du troupeau, c’est-à-dire de la majorité passive de la société dans le monde Paulinien (de l’apôtre Paul: 2 Thess. 2 : 7) dont la théologie correspond au concept de «celui qui retient» (compris au sens d’une tyrannie sans âme étatique de la loi, du Droit romain).

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Le troisième totalitarisme


Par Alexandre Dougine − Le 8 janvier 2020 − Source Katehon

En sciences politiques, le concept de totalitarisme est sous-tendu par les idéologies communiste et fasciste, qui proclament ouvertement la supériorité du collectif – classe et société dans le communisme et le socialisme ; État dans le fascisme ; race dans le national-socialisme – sur le privé, l’individu.

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Brève réflexion sur le mensonge


Par Jean-Luc Baslé – Le 9 juin 2020

Hana Kimura

Une société qui vit dans le mensonge se désagrège dans le temps. Le mensonge est consubstantiel à l’homme. Mais, il ne peut être la règle. Il doit être l’exception. Généralisé, il devient propagande. Qui ment ? L’État, les médias, les universités, les entreprises, les associations, en bref : tout le monde. Pourquoi mentir ? Pour obtenir un avantage indu, éviter une sanction, défendre sa réputation, etc. Nous mentons pour toute sorte de raisons, bonnes et mauvaises. Car le mensonge est parfois utile. Jadis, on parlait de « pieux mensonges » pour en souligner l’utilité dans certaines circonstances, avec un brin d’hypocrisie. Ces derniers temps, à la manière de la calomnie dans l’œuvre de Beaumarchais, le mensonge, de petit vent rasant la terre, a enflé et avancé. Rien ne l’arrête désormais et, sous cette arme redoutable, la vérité est tombée, terrassée. Le mensonge est devenu la règle.

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