Par Patrice-Hans Perrier − Le 3 novembre 2017 − Source Carnets d’un Pèlerin

Vers une authentique renaissance de la cité
A l’heure de l’ubiquité des échanges numériques, dans un contexte où les conventions culturelles sont battues en brèche, la cité se meurt faute d’oxygène. Il ne demeure qu’un vague agrégat d’intérêts disparates mettant en scène des acteurs qui meublent l’espace civique comme des potiches. La médiation n’est plus le lot des clercs d’autrefois : les grands prêtres du spectacle médiatique arbitrent aux différents qui ne manquent de se multiplier alors que le « vivre ensemble » n’est plus qu’une vague chimère. Il convient de rassembler les gens autour d’événements construits comme autant de célébration vides de sens, le temps de célébrer une fête païenne ou chrétienne travestie en journée de la consommation, le temps d’une fugace fuite en avant.


En sciences politiques, le concept de totalitarisme est sous-tendu par les idéologies communiste et fasciste, qui proclament ouvertement la supériorité du collectif – classe et société dans le communisme et le socialisme ; État dans le fascisme ; race dans le national-socialisme – sur le privé, l’individu.


Avant même d’écrire le premier volume du livre fondamental sur les principes de l’économie politique de la société industrielle, «Das Kapital – Le Capital» (1867), Karl Marx a solennellement proclamé l’idée directrice du Manifeste du Parti communiste (1848) : «L’histoire de toutes les sociétés ayant existé a été l’histoire de la lutte des classes».