
Tiraillée entre la Chine et les États-Unis, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est hésite à s’engager pour l’un ou pour l’autre. Une attitude salutaire, mais mise à mal par la montée des tensions en mer de Chine du Sud.
Par Jack Thompson – Mai 2016 – Source Afrique-Asie
Soporifiques à souhait, les sommets de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) se concluent systématiquement par une déclaration prise à l’unanimité par les dix États membres. De très consensuels communiqués, peu à même de froisser les susceptibilités, même les plus sensibles. Le dernier sommet Asean-États-Unis des 15 et 16 février dernier n’a pas dérogé à la règle. L’Asean s’est bornée au rappel de « principes clés », tel son « engagement commun à promouvoir la coopération pour relever les défis communs dans le domaine maritime ». Un sommet des plus banals. À l’exception près qu’il ne s’est pas déroulé en Asie, mais à Sunnylands, en Californie. Une première qui éclaire cet organisme sous un jour nouveau.








