Mort précoce de toutes les tentatives pour modifier le statut constitutionnel du Québec
Par Gilles Verrier − Novembre 2017
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L’indépendance et la réforme du fédéralisme renvoyés dos à dos
Lorsque René Lévesque procéda à l’abandon officiel de la souveraineté en 1984, pour épouser ce qu’il qualifia lui-même de « beau risque », le parti éclata ! Un clash semblable se produisit lors du départ de Jean-Martin Aussant, en 2011. Un autre mélodrame !
Mais à quoi riment donc depuis 50 ans ces crises devenues si prévisibles entre « indépendantistes déterminés » et « souverainistes associatifs » plus conciliants ? Une explication courante voudrait que la prépondérance d’un camp sur l’autre nous ferait avancer ou pas, que l’on s’approche du but ou qu’on s’en éloigne. Est-ce bien le cas ? Il est permis d’en douter.




Notre région est au bord de la guerre. Nous ne devrions pas laisser de petits détails – comme la démission du Premier ministre libanais Saad al-Hariri ou la détention de princes et d’anciens ministres en Arabie saoudite – nous détourner d’une compréhension plus large des développements réels qui se déroulent en coulisses. La phase vraiment dangereuse est celle qui suivra la purge du prince héritier Muhammad Bin-Salman sur le front intérieur saoudien. Elle peut être le précurseur de scénarios pour une guerre régionale qui pourrait, sans exagération, finir par être la plus dévastatrice de son histoire moderne.
Par James George Jatras – Le 11 novembre 2017 – Source 
