Compte à rebours de la guerre contre l’Iran


Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 12 mai 2018

John Bolton est un homme sans foi ni loi :

Au début de 2002, un an avant l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a exercé une pression intense sur [José] Bustani pour qu’il démissionne de son poste de directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. (…)

Bolton – alors sous-secrétaire d’État au contrôle des armes et aux affaires de sécurité internationale – est allé en personne au siège de l’OIAC à La Haye pour mettre en garde le chef de l’organisation. Et, selon Bustani, Bolton n’a pas mâché ses mots. Il a dit : « Cheney veut que vous partiez », en faisant référence au vice-président des États-Unis de l’époque. « Nous ne pouvons pas accepter votre style de gestion. »

Bolton a ajouté, toujours selon Bustani, : « Vous avez 24 heures pour quitter l’organisation, et si vous ne vous conformez pas à la décision de Washington, nous avons des moyens de vous le faire payer. »

Puis après un silence :

« Nous savons où vivent vos enfants. Vous avez deux fils à New York. » Continuer la lecture

La Syrie impose de nouvelles règles de confrontation à Israël


Par Sayed − Le 12 mai 2018 − Source sayed7asan

Dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 mai 2018, un échange de frappes sans précédent a eu lien entre Israël et la Syrie. Les médias dominants, ainsi que certains médias « alternatifs » comme Russia Today (ou même Médiapart, pour les ingénus qui le classeraient dans cette catégorie), se sont empressés de relayer la version des faits de l’armée israélienne, selon laquelle l’entité sioniste aurait « riposté » à une « attaque iranienne menée par la Force Al-Quds des Gardiens de la Révolution » consistant en un tir de « vingt roquettes » contre des positions israéliennes dans le Golan occupé, dont quatre auraient été « interceptées par le Dôme de Fer » israélien et les autres se seraient « écrasées en territoire syrien », aucun dégât n’étant recensé en Israël. Israël aurait répondu à cet « acte d’agression » inédit par une « opération de grande envergure » qui aurait détruit « l’ensemble de l’infrastructure iranienne en Syrie », afin de dissuader la République Islamique de toute velléité de frappe future.

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La famille de Trump applaudit le massacre sioniste des Palestiniens de Gaza.


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 14 mai 2018

La famille du président américain Trump applaudit le massacre sioniste des Palestiniens à Gaza :

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Lors d’une manifestation de colons dans la capitale de la Palestine, Jared Kushner, le gendre de Trump, a mentionné le massacre de Gaza d’aujourd’hui, au cours duquel des soldats israéliens ont tué au moins 52 Palestiniens non armés et en ont mutilé 1 200. Il les a accusés d’être coupables de ce qui leur arrive parce qu’ils protestent contre le vol et l’occupation sioniste de leurs terres :

« Comme nous l’avons vu lors des manifestations du mois dernier et même aujourd’hui, ceux qui provoquent la violence font partie du problème et non de la solution. »

La Maison-Blanche a supprimé cette phrase de sa transcription officielle. Dans son point de presse quotidien, la Maison-Blanche a dit que le massacre commis par l’armée sioniste était une « opération de propagande » du Hamas et des Palestiniens.

En réponse au massacre d’aujourd’hui, l’Afrique du Sud a rappelé son ambassadeur d’Israël. C’est jusqu’à présent le seul pays qui l’a fait. L’Afrique du Sud sait ce que c’est que l’apartheid et la violence coloniale. Elle ne les accepte pas.

Traduction : Dominique Muselet

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L’Eurasie tiraillée entre guerre et paix


Alors que le premier partenaire commercial de l’Iran est la Chine, et que Téhéran et Moscou tissent des liens plus proches, tout indique un renforcement de la relation trilatérale.


Par Pepe Escobar − Le 1er mai 2018 – Source Asia Times

L’Ayatollah Ali Khamenei rencontre Vladimir Poutine à Téhéran le 1er novembre 2017. Photo : AFP/Site internet du dirigeant iranien

Deux sommets récents, la poignée de mains transfrontalière des présidents Kim et Moon, qui a surpris le monde entier, et la promenade de santé amicale sur les berges du lac à Wuhan entre les présidents Xi et Modi, ont pu donner l’impression que le processus d’intégration eurasiatique est entré dans une phase plus calme. Or, cela n’est pas vraiment le cas. Ce serait plutôt un retour à la confrontation : comme on pouvait s’y attendre, la mise en pratique de l’accord sur le nucléaire iranien, connu sous l’acronyme disgracieux de JCPOA (en français l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien), est au cœur du problème. Fidèles au processus lent de leur projet d’intégration eurasiatique, la Russie et la Chine sont les plus fidèles soutiens de l’Iran. Continuer la lecture

Cette fois, la Syrie a riposté aux frappes israéliennes


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 10 mai 2018

En anéantissant l’accord nucléaire avec l’Iran Trump a donné à Israël l’occasion de déclencher une guerre plus large avec la Syrie. Une simulation israélienne de la situation avait abouti précédemment à la conclusion que :

La crise créée par l’administration américaine sur les failles de l’accord nucléaire pourrait être exploitée pour régler des questions plus urgentes pour Israël (principalement le programme de missiles de l’Iran et sa présence en Syrie). Continuer la lecture

Trump met fin à l’accord nucléaire avec l’Iran – Et maintenant ?


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 8 mai 2018

Dans un discours très belliqueux, Trump a annulé l’accord nucléaire avec l’Iran. Il y a aussi raconté beaucoup de mensonges. Mais rien de tout cela n’est surprenant. Les États-Unis ne respectent leurs accords qu’aussi longtemps qu’ils y voient un avantage à court terme – il suffit de demander aux Amérindiens. On ne doit jamais s’attendre à ce que les États-Unis tiennent parole. Continuer la lecture

Les artisans de la guerre


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 4 mai 2018 – Source The Saker

Entre les frappes américaines contre la Syrie en avril et les récents développements sur la péninsule de Corée, nous vivons une sorte d’accalmie dans la recherche par l’Empire d’une nouvelle guerre à lancer. Les Israéliens, toujours serviables en la personne de l’ineffable Bibi Netanyahou, battent tambour pour, bon, sinon une guerre du moins une sorte d’opération sous faux drapeau ou un prétexte pour que les États-Unis attaquent l’Iran. Et puis il y a le Donbass qui saigne toujours (dont je ne parlerai pas dans cette analyse). Donc regardons où nous en sommes et essayons de d’estimer au doigt mouillé où nous nous dirigeons. Pour être honnête, essayer de deviner ce que des psychopathes bellicistes ignorants pourraient faire ensuite est par définition un exercice futile, mais puisqu’il y a quelques signes non négligeables qu’il reste au moins quelques personnes rationnelles à la Maison Blanche et/ou au Pentagone (comme l’ont montré les « frappes principalement simulées » en Syrie le mois dernier), nous pouvons partir de l’idée (et espérer) qu’un certain degré résiduel de santé mentale est toujours présent. À tout le moins, les Américains en uniforme doivent se poser une question très basique et pourtant fondamentale.

Est-ce que je veux mourir pour Israël ? Est-ce que je veux perdre mon emploi pour Israël ? Et ma retraite ? Ou peut-être seulement mes stock options ? Cela vaut-il la peine de risquer une guerre régionale majeure pour un État aussi « merveilleux » ? Continuer la lecture

Black Cube commence par nier, puis tente de brouiller les cartes…


… et enfin admet qu’il espionne les négociateurs de l’accord avec l’Iran.


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 7 mai 2018

Hier, nous avons publié un article sur « Black Cube », une société d’espionnage israélienne étroitement liée à l’État profond. L’article a été mis à jour tout à l’heure.

Black Cube a utilisé de fausses identités pour tromper deux anciens membres de l’administration Obama, Ben Rhodes et Colin Kahl, ainsi que le lobbyiste pro-iranien Trita Parsi, dans le but de découvrir s’ils avaient profité de l’accord nucléaire (JCPOA) avec l’Iran. Selon l’Observer, qui a le premier parlé de cette affaire sans nommer Black Cube, des personnes liées à l’administration Trump auraient engagé l’entreprise pour dénicher des informations susceptibles d’aider Trump à dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran.

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Hassan Nasrallah :
Hommage à la Marche du Retour des Palestiniens et au Yémen


Par Sayed  Le 5 mai 2018  Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, le 8 avril 2018 à Nabatieh, en préparation des élections législatives du 6 mai au Liban

 

Traduit et sous-titré par Sayed


Transcription

[…] Avant d’aborder le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, et qui constitue l’objet de ce rassemblement (les élections législatives  du 6 mai), permettez-moi en premier lieu, brièvement, de rendre en votre nom à tous notre hommage aux courageux manifestants à la frontière de Gaza, à ce peuple révolté, opprimé, endurant et résistant à Gaza, qui depuis des jours s’est réuni par dizaines de milliers, les mains nues (sans armes), les poitrines exposées, à la frontière de la bande face à l’armée d’occupation.


Ils ont offert des dizaines de martyrs, et des milliers de blessés, des milliers de blessés, et ont manifesté leur présence courageuse, loyale et prête au martyr et aux sacrifices. Nous rendons hommage à tous les martyrs, à tous les blessés, à tous ceux qui sont présents, qui participent, qui persévèrent, à tous les dirigeants des factions de Résistance à Gaza qui ont pris cette décision courageuse, cette initiative, cette forme parmi d’autres de résistance et de confrontation de l’occupation. Ce mouvement représente une forte gifle à ce qu’on appelle ces jours-ci « l’accord du siècle » (accord de paix israélo-palestinien parrainé par Trump).
Deuxièmement, à l’occasion de l’entrée de la guerre d’agression contre le Yémen dans sa quatrième année, et de la résistance héroïque du peuple yéménite durant trois années face à une guerre continue, à l’agression saoudo-américaine barbare continue, malgré les massacres quotidiens, le siège, les maladies, la famine, ce peuple continue à se défendre de toutes ses forces, et avec une présence totale sur les fronts de combat et sur les lieux de manifestations. Et ce que nous avons vu il y a quelques jours à San’aa en fait de manifestations massives traduit cette volonté populaire indéfectible. Permettez-moi également, face à cette Résistance historique et héroïque du peuple yéménite, d’adresser également en notre nom, depuis les postes de la Résistance (du Hezbollah) au Liban, notre hommage aux Yéménites endurants, patients, opprimés, aux dirigeants, au peuple, à l’armée et aux Comités populaires.
Troisièmement, j’adresse mes condoléances à tous les musulmans, et en particulier aux chiites (partisans) des Ahl al Bayt (famille du Prophète), sur eux les meilleures prières et la paix, à l’occasion de la commémoration du martyr du descendant du Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui et sur sa famille, l’Imam Musa b. Ja’far al-Kadhim, paix sur lui, en ces jours du mois de Rajab. Et cette occasion sera commémorée à partir de demain de manière grandiose, surtout à Bagdad (où se trouve le mausolée de l’Imam Musa al-Kadhim). Quatrièmement, je félicite également tous les chrétiens, ceux d’Occident comme ceux d’Orient, à l’occasion des fêtes grandioses qui ont été célébrées ces derniers jours (Pâques). Et je demande à Dieu le Très-Haut et l’Exalté de combler toutes les fêtes et commémorations de bienfaits et de bénédictions pour tous les Libanais, chrétiens et musulmans, et pour les peuples de la région. […]

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Hassan Nasrallah :
L’agression tripartite contre la Syrie est un aveu d’impuissance


Par Sayed  Le 6 mai 2018  Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 15 avril 2018, suite aux frappes de Washington, Londres et Paris contre la Syrie.

Traduit  par Sayed
 

[…] Durant les derniers jours, et face aux menaces du Président Trump et à ses Tweets, le monde entier vivait dans un état d’inquiétude, comme j’en ai parlé vendredi, ainsi que la région. Avant l’aube de samedi, dans le monde et dans la région, il y avait (une vive) inquiétude. Pourquoi dans le monde également ? Parce que personne ne savait ce que serait l’ampleur des frappes, l’ampleur de l’agression, et dans quelle mesure elles pourraient mener à une confrontation (directe) entre les États-Unis et la Russie. Et cela ne serait pas resté limité à la Syrie, et aurait pu s’étendre à d’autres endroits du monde.

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