Russie – US, la guerre des médias : paille et poutre


Maintenant que la Russie applique des restrictions sur les médias étrangers, l’Ouest, soudainement, les hait.


Finian CunninghamPar Finian Cunningham – Le 30 novembre 2017 – Source Russia Insider

Vraiment, ils sont sans vergogne. Après que les États-Unis demandent à RT America de s’enregistrer en tant qu’agent étranger, l’UE et les États-Unis protestent quand la Russie ordonne à Radio Free Europe, de la CIA, de faire de même en Russie.

C’est tellement effrontément hypocrite, que ça pourrait être une blague. Les États-Unis et l’Union européenne se sont empressés de condamner les nouvelles lois russes sur les médias qui restreignent les entités étrangères. Dans le même temps, ils assument unilatéralement le droit de pourchasser les médias russes accusés d’être des agents étrangers.

Voilà la mentalité arrogante : faites ce que je dis mais pas ce que je fais.

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La Russie et les sanctions : chat échaudé…


La Russie va construire, pour les BRICS, une alternative au système de serveurs de noms de domaine d’Internet, à l’abri des sanctions


Russia Today

Par RT Staff – Le 1er décembre 2017 – Source Russia Insider

Le Conseil de sécurité russe a demandé au gouvernement du pays de développer une infrastructure Internet indépendante pour les pays du BRICS, qui continuerait à fonctionner en cas de dysfonctionnements Internet mondiaux.

L’initiative a été discutée lors de la réunion d’octobre du Conseil de sécurité russe, qui est le principal organe consultatif de la Russie en matière de sécurité nationale. Le président Vladimir Poutine a fixé personnellement la date limite du 1er août 2018 pour l’achèvement de la tâche, a rapporté l’agence de presse RBC.

En discutant de la question, les membres du Conseil ont noté que « l’augmentation des capacités des pays occidentaux à mener des opérations offensives dans le domaine de l’information ainsi que la volonté accrue d’exercer ces capacités constituent une menace sérieuse pour la sécurité de la Russie ».

Ils ont décidé que le problème devait être résolu en créant un système distinct des serveurs de noms de domaine (DNS), qui ne serait pas soumis au contrôle des organisations internationales. Ce système serait utilisé par les pays du BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud.

La question de la dépendance excessive vis-à-vis du DNS mondial a déjà été abordée par la Russie. En 2014, le ministère russe des Communications a mené un exercice majeur dans le cadre duquel il simulait la « désactivation » des services Internet mondiaux et utilisait, avec succès, un système de sauvegarde russe pour maintenir les opérations Web dans le pays.

Cependant, lorsque les journalistes ont demandé au secrétaire de presse de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, si les autorités du pays avaient envisagé de se déconnecter de l’internet mondial en 2014, Peskov avait rejeté ces allégations.

Il avait déclaré à l’agence de presse Interfax : « La déconnexion de la Russie de l’Internet mondial est bien sûr hors de question. » Cependant, le fonctionnaire a également souligné que « récemment, une bonne part d’imprévisibilité est présente dans les actions de nos partenaires tant aux États-Unis que dans l’UE, et nous [la Russie] devons être prêts pour tout changement d’orientation ».

« Nous savons tous qui est l’administrateur en chef de l’Internet mondial. Et en raison de sa versatilité, nous devons réfléchir à la façon d’assurer notre sécurité nationale », a déclaré Peskov. Il ne s’agit pas de déconnecter la Russie du World Wide Web, a-t-il ajouté, mais de « la protéger contre une éventuelle influence extérieure ».

Russia Today Staff

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Stratégie ASGA du Pakistan pour l’Afro-Pacifique


Par Andrew Korybko – Le 22 novembre 2017 – Source Oriental Review

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La reconceptualisation de l’océan Indien en tant qu’océan Africain peut aider à élaborer des stratégies créatives pour maximiser l’importance stratégique du Pakistan dans l’ordre mondial multipolaire émergent, à travers une stratégie navale revigorée qui capitalise sur le potentiel de connectivité « Sud-Sud » du Corridor économique sino-pakistanais via la mer d’Arabie et le golfe d’Aden (ASGA).

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Quand John Mearsheimer évaluait la puissance sino-russe et le déclin occidental


« Poutine est un stratège de première classe qui devrait être craint et respecté par quiconque le défie sur la politique étrangère. » – John Mearsheimer


Nicolas Bonnal

Par Nicolas Bonnal – Le 24 novembre 2014 – Source Pravda Report

American scholar backs Putin and slams the West. 53635.jpeg Parfois, la vérité peut émerger malgré les médias, même en Amérique. Comme nous le savons, 60% des Américains et 90% des forces militaires américaines s’opposent à la diplomatie de Barack Obama.

Note de l'auteur

J’ai publié ce texte en russe et en anglais dans Pravdareport.com en 2014. Même traduit par Google, il n’y a pas une ligne à changer, car Mearsheimer devinait déjà, contre la pensée mainstream des néocons et des médias ahuris, que l’Occident était en bout de course.

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La bombe de la dette chinoise


Par Enda Curran – Le 24 mai 2017 – Source Bloomberg

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C’est une bombe ! Une montagne ! Un film d’horreur et un tapis roulant vers l’enfer ! Pour les apôtres de la fin du monde, la dette publique et privée de 27 000 milliards de dollars de la Chine constitue une menace pour l’économie mondiale. Ou peut-être est-ce juste un sous-produit gérable du boom qui a créé la deuxième plus grande économie du monde. D’une manière ou d’une autre, l’accumulation a été stupéfiante, les emprunts ayant quadruplé en sept ans selon une estimation (la Chine n’en donne pas un décompte complet). Sevrer la nation de dette sans intensifier un ralentissement économique est difficile, parce que la Chine est un moteur clé de la croissance mondiale. Trouver une solution est une préoccupation pour tous. Nettoyer les banques du pays est une approche. Prêter aux emprunteurs pour éviter les défauts en est une autre. Cette dernière pourrait laisser le pays avec une mauvaise dette, susceptible de le faire stagner pendant des années.

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La Chine va-t-elle provoquer une crise de l’énergie et de la dette ?


Par Gail Tverberg – Le 8 novembre 2017 – Source OurFiniteWorld

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Il est facile pour beaucoup d’entre nous, en Occident, de négliger l’importance de la Chine dans l’économie mondiale et les limites qu’elle a atteintes. Les deux grands domaines dans lesquels la Chine semble atteindre des limites sont la production d’énergie et la dette. Arriver à l’une ou l’autre de ces limites pourrait éventuellement causer un effondrement.

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Les confessions dévastatrices de Flynn : Trump a conspiré avec Israël et a essayé de remplir ses promesses de campagne


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 1er décembre 2017

Le mouvement de « résistance » anti-Trump prétend que le gouvernement russe a tenté d’« influencer » les élections américaines. Il insinue que Trump a « conspiré » avec les Russes dans cette entreprise. Il n’a aucune preuve à apporter à l’appui de la moindre de ces allégations. L’objectif de la campagne anti-Trump est de nuire à son administration  autant que possible, et d’empêcher que les relations avec la Russie ne s’améliorent. Continuer la lecture

Les vastes implications de la route maritime du Nord de la Russie

Cela change tout ...

« ... une collaboration fructueuse avec la Chine, la Corée du Sud et même, dans une certaine mesure, avec le Japon, contrairement aux espoirs des néocons de Washington et de leurs mécènes dans le complexe militaro industriel américain. » F. William Engdahl

2015-02-05_10h48_03Par F. William Engdahl – Le 28 novembre 2017 – Source Russia Insider

Pour ce qui est de faire face à certaines des conditions climatiques les plus rudes du monde, aucun pays n’égale la Russie.

La Russie a fait de la construction d’une route maritime du Nord le long de la côte arctique russe une priorité pour permettre le transport du GNL (gaz naturel liquéfié) et du fret par conteneur entre l’Asie et l’Europe, réduisant ainsi de moitié le temps de navigation et contournant le canal de Suez.

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L’amitié saoudo-israélienne pousse le reste du Moyen-Orient à se rassembler

Saudi-Israeli Friendship Is Driving the Rest of the Middle East Together


Federico PIERACCINIPar Federico Pieraccini – Le 20 novembre 2017 – Source Strategic Culture

Grâce à son haut responsable, le Prince Mohammad bin Salman (MBS), l’Arabie saoudite poursuit une vague d’arrestations internes, ayant saisi près de $800 milliards d’actifs et de comptes bancaires. Quelques jours plus tard, MBS a tenté de montrer son autorité en convoquant le Premier ministre libanais Saad Hariri en Arabie saoudite, où il a été contraint de démissionner à la télévision d’État saoudienne. Trump a tweeté son soutien aux accusations de Bin Salman contre l’Iran et le Hezbollah, et le futur monarque saoudien a même obtenu le soutien secret d’Israël. L’Iran, quant à lui, nie toute implication dans les affaires intérieures du Liban ou sa participation au lancement d’un missile balistique par les rebelles Houthi contre l’aéroport international King Khalid de Riyad il y a quelques jours. Pendant ce temps, Trump, Poutine et Xi se sont récemment rencontrés et semblent avoir décidé du sort de la région dans un exercice de réalisme et de pragmatisme.

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La Corée du Nord estime avoir mené à bien son programme de missiles


La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a lancé hier soir un autre missile nucléaire. C’est un missile d’un nouveau type. Personne ne l’avait encore vu. Il s’appelle Hwasong-15 et il est magnifique.


Par Moon of Alabama – Le 30 novembre 2017

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Le nouveau missile est énorme. À gauche de la photo, on voit Kim Jong Il dans son manteau noir. Il mesure 1,70 mètre. Le tracteur-érecteur qui transporte le missile doit mesurer près de 6 mètres de haut et le missile doit avoir un diamètre de plus de 2 mètres.

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Le véhicule est une copie modifiée d’un WS51200 chinois. La Corée du Nord en a acheté 5 ou 6 pour « transporter du bois de la montagne ». Tous ont bien sûr été utilisés comme tracteurs de missiles. Un neuvième essieu a été ajouté au modèle original pour faire face à l’excédent de charge que représentent l’énorme missile et sa table de tir. Le véhicule n’est pas un TEL, un tracteur-érecteur-lanceur, mais un TE. Le missile est érigé et placé verticalement sur la table de tir. On retire le véhicule pour le lancement.

Les premières estimations concernant le poids total du missile varient actuellement entre 45 et 60 tonnes. Je crois que c’est un peu plus. À vue de nez, je dirais qu’un gros camion militaire est capable de transporter 10 tonnes de marchandises par essieu. Neuf essieux multipliés par 10, moins le poids de la table de tir et du système érecteur, cela fait environ 70 tonnes pour le missile. Ils n’ont pas ajouté le neuvième essieu pour rien.

Le missile ressemble à un missile Titan II réduit de 30%. Le Titan II était un missile nucléaire intercontinental américain développé dans les années 1960. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus moderne mais c’est solide.

Le nouveau missile a deux moteurs de type inconnu dans le premier étage. Ceux-ci sont alimentés par une pompe turbo commune. Le missile se dirige en orientant ses tuyères. Le véhicule de rentrée (RV) à l’avant qui transporte la charge utile est également énorme. La Corée du Nord peut certainement y mettre une de ses bombes à hydrogène qui ressemblent à des cacahuètes.

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La Corée du Nord prétend que le véhicule et le missile sont entièrement faits maison. C’est peut-être vrai. La Corée du Nord affirme également que le missile a une portée maximale de 13 000 kilomètres. C’est probablement le maximum absolu sans charge utile. Avec une importante charge utile, comme d’environ 600 kilogrammes pour une bombe à hydrogène, le missile pourrait atteindre le centre-ouest des États-Unis, mais probablement pas la côte Est. Mais ce sont des estimations.  Quand on évalue les risques, on doit prendre en considération la pire éventualité. Il faut donc considérer que ce type de missile, avec peut-être de légères modifications, aura assez de portée pour aplatir Manhattan, et il faut s’y préparer.

Le lancement a eu lieu à 03h00, heure locale, après que le missile a été transporté de l’usine ci-dessus (Usine du 16 mars, Pyongsong 39° 16’52.71 « N 125° 52’12.89 » E) à son lieu de lancement. La Corée du Nord a ainsi démontré sa capacité à opérer des lancements-surprises sans avoir besoin de tenir compte de la « météo ». (Dans la doctrine militaire, l’obscurité nocturne est une condition « météorologique »). Les États-Unis n’ont aucun moyen d’empêcher le lancement d’un tel missile, car le lieu et l’heure du lancement sont invisibles.

Voilà ci-dessous quelques photos du lancement. Une vidéo de 14 minutes de l’annonce officielle du lancement à la télévision donne des informations supplémentaires sur les préparatifs et le vol.

Il faut espérer que les décideurs américains auront enfin fini par comprendre que la Corée du Nord est désormais une puissance nucléaire. Les États-Unis clament depuis 75 ans qu’ils ont besoin d’armes nucléaires pour leur sécurité. Ils ne cessent de menacer la Corée du Nord. Ils ne respectent pas leurs accords (demandez à Kadhafi !). Rien, ni personne, ne pourra faire renoncer la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à ses armes nucléaires, ni à sa force de missiles intercontinentaux.

Dans sa déclaration officielle, la RPDC a déclaré que son programme de fabrication de missiles était maintenant « finalisé » :

« … c’est notre plus puissant missile intercontinental ; la RPDC a réalisé le programme de développement d’une force nucléaire qu’elle s’était fixée.

(…)

Kim Jong-un a déclaré avec fierté que nous avons finalement accompli notre grande mission historique de nous doter d’une force nucléaire d’État, d’une puissance balistique. »

La RPDC a atteint son objectif de menacer l’ensemble des États-Unis d’une attaque nucléaire s’ils tentaient de l’attaquer (ou de la décapiter). Cela signifie probablement qu’elle ne construira pas de nouveaux types de missiles. Elle continuera à perfectionner les missiles existants.

Un bon accord entre les États-Unis et la Corée du Nord pourrait stopper ce futur développement de missiles et d’armes nucléaires, en échange de l’arrêt des manœuvres américaines à proximité du pays. La Corée du Nord a déjà fait une offre de « double suspension ». Il revient aux États-Unis de l’accepter. Mais avec le départ de Tillerson, l’actuel secrétaire d’État, et l’arrivée à sa place de Pompeo, les chances de négociations et celles d’un accord quel qu’il soit sont actuellement proches de zéro.

Voilà les photos :

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Traduction : Dominique Muselet

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