
Tiraillée entre la Chine et les États-Unis, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est hésite à s’engager pour l’un ou pour l’autre. Une attitude salutaire, mais mise à mal par la montée des tensions en mer de Chine du Sud.
Par Jack Thompson – Mai 2016 – Source Afrique-Asie
Soporifiques à souhait, les sommets de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) se concluent systématiquement par une déclaration prise à l’unanimité par les dix États membres. De très consensuels communiqués, peu à même de froisser les susceptibilités, même les plus sensibles. Le dernier sommet Asean-États-Unis des 15 et 16 février dernier n’a pas dérogé à la règle. L’Asean s’est bornée au rappel de « principes clés », tel son « engagement commun à promouvoir la coopération pour relever les défis communs dans le domaine maritime ». Un sommet des plus banals. À l’exception près qu’il ne s’est pas déroulé en Asie, mais à Sunnylands, en Californie. Une première qui éclaire cet organisme sous un jour nouveau.



Vendredi 26 février, un jour avant que la trêve limitée en Syrie ne prenne effet, le Conseil de l’Atlantique, l’éminent think tank de l’OTAN, a publié un rapport sur l’état de préparation de l’OTAN pour combattre et gagner une guerre contre la Russie. Le rapport se concentre sur les États baltes.

