Tous paranos ? Non, voici dix théories conspirationnistes confirmées par les faits


Par Jake Anderson – Le 20 mai 2015 – Source lewrockwell

Le troisième conflit mondial sera une guerre de guérilla qui se jouera sur le terrain de l’information, sans aucune distinction entre des militaires et des civils – Marshall McLuhan.

Depuis quelques années, une simple allusion à la théorie du complot est de plus en plus ridiculisée, même par les officines des grands médias parmi les plus libérales. Mais ne les laissez pas vous tromper : il ne s’agit pas toujours de gentilles fadaises, sans preuves ni fondements.

En fait, parfois, il arrive qu’elle soit carrément vraie.

En voici dix fois la preuve…

1. L’incident du golfe du Tonkin, qui provoqua l’entrée en guerre des USA contre le Viet-Nam, n’a jamais eu lieu

Selon la théorie complotiste : l’incident du golfe du Tonkin, un tournant dans l’implication des USA au Vietnam, ne s’est en réalité jamais produit.

De fait, l’incident en question – auquel on se réfère aussi en parlant de l’incident du vaisseau USS Maddox, impliqua ce croiseur lors d’un supposé engagement naval avec trois bateaux torpedo nord-vietnamiens, patrouillant dans les eaux nationales. Le Maddox tira plus de 300 obus. Le président Lyndon B. Johnson rédigea la résolution du golfe du Tonkin, qui devint la justification légale de l’entrée en guerre des USA au Vietnam.

Le problème est que ça ne s’est pas passé ainsi. En 2005, une étude interne de l’Agence nationale de sécurité fut déclassifiée et révéla qu’il n’y avait aucun vaisseau nord-vietnamien présent lors des incidents du Tonkin. D’où la question : sur quoi tira le Maddox ?

En 1965, le président Johnson devait commenter : «Pour ce que j’en sais, notre marine avait tiré sur des baleines.» Il convient de souligner également ceci : l’historien officiel de l’ANS, Robert J. Hanyok, rapporta par écrit que l’agence avait délibérément modifié les rapports des services de renseignements, en 1964.

Il conclut même : «Le parallèle à faire entre les fautes commises par les services de renseignements au golfe du Tonkin et les manipulations de ceux-ci concernant la guerre en Irak, rend plus que jamais nécessaire le ré-examen des événements d’août 1964.» (voir ici et )

2. L’expérience sur la syphilis à Tuskegee – le non-traitement délibéré de patients infectés par la syphilis

Selon la théorie complotiste : entre 1932 et 1972, le service de santé publique US a conduit une étude clinique sur des hommes américains de race noire vivant en zone rurale, et ayant contracté la syphilis.

Le service de santé publique n’a jamais informé ces hommes qu’ils avaient une maladie sexuellement transmissible, ni ne leur a offert de traitement, même après que la pénicilline fut disponible comme médicament dans les années 1940. Aussi triste que cela puisse être, c’est la pure vérité.

Plutôt que de recevoir un traitement, les sujets de cette étude ont été informés qu’ils étaient porteurs d’un mauvais sang. Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, 250 de ces hommes ont été appelés sous les drapeaux, et y ont appris – pour la toute première fois – qu’ils étaient atteints de la syphilis. Et même en connaissance de cause, il leur fut refusé un traitement par le service de santé publique.

Jusqu’au début des années 1970, 128 des 399 hommes étaient morts de la syphilis ou de ses complications, 40 épouses furent infectées et 19 de leurs enfants furent atteint de syphilis congénitale. Il convient de souligner également ceci : une expérience similaire conduite sur des prisonniers, des soldats et des patients d’un hôpital psychiatrique au Guatemala, consistait pour le service de santé publique à infecter délibérément ces populations, pour ensuite les traiter avec des antibiotiques. (Voir ici et )

3. Le projet MKUltra : le programme de la CIA de contrôle mental

Selon la théorie complotiste : la CIA a conduit des expériences secrètes portant sur des techniques de contrôle de l’esprit sur des citoyens US entre 1950 et 1973. C’est tellement vrai qu’en 1995, le président Clinton a présenté des excuses publiques et officielles de la part du gouvernement US.

En substance, la CIA utilisait les drogues, l’électronique, l’hypnose, les privations sensorielles, l’abus sexuel et verbal ou encore la torture, dans le cadre d’expériences empiriques d’adoption de comportements programmés, et ce sur des individus. Ce projet inclut les travaux de centaines de projets sous-traités à plus de 80 institutions, dont des universités, des hôpitaux, des prisons, et des entreprises pharmaceutiques.

Le gros de l’histoire fut révélé en 1977, lorsque qu’un décret exigea de rendre publics 20 000 documents jusqu’alors classifiés, ce qui entraîna une série d’auditions sénatoriales. Vu que le directeur de la CIA de l’époque, Richard Helms, avait déjà détruit la plupart des dossiers pourtant accablants du projet MKUltra, ce qui s’est passé à cette période reste à ce jour essentiellement méconnu. Et bien sûr, personne ne fut accusé de quoi que ce soit.

Il convient de souligner également le pire : de plus en plus de preuves s’accumulent, qui attestent que Theodore Kaczynski, mieux connu sous le surnom de la bombe humaine, a été un sujet du projet MK Ultra, alors qu’il était étudiant à Harvard, à la fin des années 1950. (voir ici, et ).

4. L’opération Northwoods : l’armée US avait planifié une opération sous faux drapeau pour impliquer Cuba

Selon la théorie complotiste : l’état-major US conçut et approuva un plan impliquant des actes de terrorisme sur le sol US afin de faire basculer l’opinion publique états-unienne en faveur d’une guerre contre Cuba. Noir sur blanc : il suffit de savoir lire…

Heureusement, le président Kennedy rejeta ce projet, qui incluait : assassiner de citoyens en pleine rue d’une balle dans la tête ; couler en pleine mer des bateaux remplis de réfugiés fuyant Cuba ; provoquer une vague de terrorisme paniquant tout Washington D.C., Miami et ailleurs ; accuser sciemment des individus innocents pour des attentats à la bombe en forgeant de fausses accusations ; et détourner des avions.

En outre, les hauts gradés de l’état-major, dirigé par Lyman Lemnitzer, prévoyaient de monter un dossier accusant Fidel Castro et les réfugiés cubains d’être derrière ces attaques. Peut-être le plus infâme de tout, Lemnitzer voulait aussi orchestrer sous faux drapeau, l’attaque d’un avion de chasse cubain contre un avion de ligne rempli de jeunes élèves. (voir ici et )

5. Trafic de stupéfiants par la CIA à Los Angeles

Selon la théorie complotiste : durant les années 1980, la CIA a facilité la vente de cocaïne aux gangs sanguinaires des rues de L.A., Crips et autres, et achemina les millions du commerce de la drogue au profit de guérilleros d’Amérique latine, les Contras.

C’est un écheveau complexe, mais c’est bel et bien la vérité. Le livre de Gary Webb, Dark Alliance : la CIA, les Contras et l’explosion du commerce du crack met en lumière comment les Contras, soutenus par la CIA, ont pu faire de la contrebande de cocaïne aux USA, distribuer le crack aux gangs de Los Angeles, et empocher les profits. La CIA a directement aidé les dealers de drogue pour financer les Contras.

Le réseau de la drogue, comme l’appela Webb dans un article du San Jose Mercury en 1996, «a inauguré le premier canal entre les cartels de la cocaïne en Colombie et les banlieues noires de Los Angeles, une ville rebaptisée depuis la capitale mondiale du crack. La cocaïne, qui coula à flots, fut l’étincelle qui fit exploser la consommation de crack dans les villes US… et fournit les capitaux et les contacts nécessaires aux gangs pour acquérir des armes automatiques.»
Pire, il convient de souligner également que le 10 décembre 2014, Webb se suicida d’une façon très originale : au moyen de deux balles dans la tête. (voir ici et ).

6. L’opération Mockingbird : les grands débuts du contrôle des médias

Selon la théorie complotiste : à la fin des années 1940, alors que la guerre froide prenait son essor, la CIA lança un projet top secret appelé Opération Mockingbird. Son objectif était d’influencer voire de contrôler les principales officines médiatiques.

Ils planifièrent aussi d’embaucher directement des journalistes ou reporters comme salariés de la CIA, ce qui – à ce qu’il paraît – serait encore d’actualité à ce jour. Les architectes de ce plan se nommaient Frank Wisner, Allen Dulles, Richard Helms, et Philip Graham (ce dernier éditeur au Washington Post ), et envisageaient de recruter les organisations américaines d’information et que les journalistes deviennent ni plus ni moins des espions et des propagandistes.

La liste de leurs agents complices incluait des journalistes de tous horizons : ABC, NBC, CBS, Time, Newsweek, Associated Press, United Press International (UPI), Reuters, Hearst Newspapers, Scripps-Howard, Copley News Service… Vers les années 1950, la CIA avait infiltré le monde des affaires, des médias, des universités avec des dizaines de milliers d’agents occasionnels. Heureusement que cette époque où nos médias roulaient pour les grosses entreprises ou le gouvernement, par l’intox ou le service après-vente, est bien révolue! (Voir ici, et )

7. COINTELPRO : les programmes de contre-espionnage des années 1960 contre les activistes.

Selon la théorie complotiste : COINTELPRO consistait en une série de projets illégaux et clandestins du FBI, permettant l’infiltration d’organisations politiques états-uniennes afin de les discréditer et de les diffamer.

Ils visaient les opposants à la guerre du Vietnam, les dirigeants du mouvement pour les droits civiques comme le Pasteur Martin Luther King et une pléthore d’activistes et autres journalistes. Les actes commis à leur encontre incluaient la guerre psychologique, les calomnies publiques par l’usage de preuves forgées et de documents falsifiés, le harcèlement, l’incarcération abusive, et selon certains, l’intimidation, voire même la violence physique et l’assassinat.

Des méthodes similaires ou plus sophistiquées sont encore d’usage, à ce jour, en parallèle au contrôle de la NSA (voir le point 10 de cet article). (Voir ici, et ).

8. L’opération Snow White : l’Église de Scientologie infiltre le gouvernement, et subtilise des informations

Selon la théorie complotiste : L’opération Snow White [Blanche-Neige, NdT] est le nom donné à l’infiltration sans précédent par l’Église de Scientologie du gouvernement US, durant les années 1970. Ils volèrent des dossiers gouvernementaux classifiés concernant la scientologie, issus d’une douzaine d’agences gouvernementales.

En 1977, le FBI révéla finalement l’affaire Snow White, ce qui conduisit à l’arrestation et à l’emprisonnement d’un haut personnage de l’Église. L’objectif-clef du programme d’infiltration était de prendre connaissance et légalement supprimer «tous les faux dossiers gardés secrets portant sur les pays-cibles de l’Église». Il visait aussi à permettre à ses dirigeants, dont L. Ron Hubbard lui-même, de «visiter les pays occidentaux sans encourir de menaces». Après analyse, il était évident qu’il n’y avait rien de légal dans leur entreprise. (Voir ici, et )

9. Les grandes multinationales et les gouvernements définissent la politique économique en secret (TPP, TISA, etc.)

Selon la théorie complotiste : des activistes qui dénonçaient depuis des années la création d’un gouvernement mondial des multinationales étaient tout bonnement qualifiés de paranos. Peut-être l’étaient-ils, mais que vous appeliez cela le Nouvel Ordre Mondial ou non, cela au moins qu’ils avaient raison.

Le 13 novembre, WikiLeaks diffusa le brouillon tenu secret du texte des négociations du TPP (le partenariat trans-pacifique) concernant la propriété des droits intellectuels. Il révéla l’existence d’un accord de libre-échange régional et exclusif négocié par les pays de l’Asie du pacifique, dont l’Australie, le sultanat de Brunei Darussalam, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les USA et le Vietnam.

L’ “Electronic Frontier Foundation” affirme que le TPP implique «des conséquences largement négatives pour la liberté d’opinion, le droit à la vie privée et les règles de procédures de recours, et rendra plus difficile pour les gens, la capacité d’innover». Il convient de souligner qu’en juin 2014, WikiLeaks révéla l’existence d’un accord commercial plus étendu encore, traitant des services publics (TiSA), où 50 pays s’accordèrent pour privatiser à une échelle sans précédent, à travers le monde, leurs secteurs publics.

L’accord doit essentiellement empêcher les gouvernements de ramener les services publics sous l’autorité des parlements et de la nation. Cela mettra en péril la capacité des États à œuvrer à la protection de l’environnement ou encore à préserver la sécurité sociale. (Voir ici et )

10. Le gouvernement US espionne illégalement ses propres citoyens

Selon la théorie complotiste : On avait l’habitude de plaisanter à propos de ce délire dystopique tiré d’imaginations trop exaltées (probablement tiré de 1984, de Georges Orwell), et propre à une certaine jeunesse suspicieuse envers tout gouvernement. Quand on entendait ils nous espionnent, où que l’on aille, on souriait poliment, mais on pensait plutôt: encore un cinglé parano et adepte du grand complot, et de l’existence des petits hommes verts.

Même quand on révéla que la NSA nous avait illégalement espionnés et collectait nos données personnelles à partir de nos téléphones portables depuis plus d’une décennie, les gens essayaient de le justifier, d’une façon ou d’une autre. «Oui, ils analysent nos transmissions, mais c’est dans le cadre de la sécurité nationale», ou encore «Dans le monde de l’après 11 septembre, certaines libertés doivent être mises entre parenthèses pour notre sécurité à tous, n’est-ce pas?» En fait, ces justifications sont complètement fausses, il ne s’agit que de masturbation [branlette, NdT] intellectuelle.

Non seulement, il n’y a pas de preuves indiquant que la NSA nous a protégés du terrorisme, mais en plus on dirait que tout ça nous rend en fait plus vulnérables. Grâce aux révélations sur la NSA et leur fameux projet Prism, nous savons que l’échelle de l’espionnage que nous subissons est encore plus étendue que ce que beaucoup de théoriciens de la conspiration avaient imaginé à la base.

Début juin 2014, le Washington Post rapportait que près de 90% des données collectées par les programmes de surveillance de la NSA portaient sur les utilisateurs d’internet, sans lien aucun avec des activités terroristes. Selon l’Union des libertés civiles américaines, c’est là une violation claire de la Constitution.

L’ULCA poursuit la NSA devant les tribunaux, affirmant que cette sorte de pêche au gros filet de collecte de données est une violation du quatrième amendement relatif à la vie privée, ainsi que du premier portant sur la liberté d’expression et d’association.

Traduit par Geoffrey, relu par jj pour le Saker Francophone

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Comment lutter contre la propagande occidentale

«...Lorsqu'une maison est attaquée par des brigands, qu'un village est envahi par des gangsters, que de la fumée, des flammes et des cris sortent de partout, pouvons-nous nous permettre le luxe de prendre le temps de calculer, d'analyser et de rechercher des solutions logiques, éthiques, globales et objectives complètes?» Andre Vltchek

Par Andre Vltchek – Le 15 mai 2015 – Source informationclearinghouse

D’abord, ils commencent par fabriquer des mensonges monstrueux puis nous disent d’être objectifs!

L’amour est-il objectif? La passion est-elle objective?

Les rêves sont-ils défendables, logiquement et philosophiquement?

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La main dans le sac : Human Rights Watch et ses magouilles

Le 15 mai 2015 – Source Moon of Alabama

«L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.» François de La Rochefoucauld

Une preuve de plus de l'engagement sans nuances, au service du magistère de la vérité de l'Empire du non-sens, d'une ONG, Human Rights Watch, bien propre sur elle question Droits de l'Homme Blanc et tutti quanti, prise la main dans le sac, et qui insiste, au delà du ridicule, irresponsable et impunie. 

Le Saker Francophone

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La désinformation économique officielle, prothèse des marchés financiers


Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – le 11 mai 20156 – Source CounterPunch

Le dernier rapport sur les emplois salariés est toujours pareil. Le Bureau des statistiques du travail affirme que 223 000 nouveaux emplois ont été créés en avril. Alors acceptons cette affirmation et voyons ce que sont ces emplois.

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Chorégraphie de Washington en vue d’une guerre totale contre la Russie ?


Finian Cunningham

Finian
Cunningham

Par Finian Cunningham – Le 26 avril 2015 – Source strategic-culture

Toujours aussi téméraires, les dirigeants étasuniens sont en train de disposer des pièces incendiaires sur l’échiquier, renforçant le risque d’une guerre totale avec la Russie.

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Révélations sur le crash de l’Airbus Germanwings 4U9525


Le 30 mars 2015 – Source HaBE

LE VOL GERMANWINGS ABATTU PAR UN FAISCEAU LASER ÉTATS-UNIEN?

Un ami de HaBE a traduit l’article des services secrets russes (SVR) concernant le crash du vol de l’Airbus de Germanwings.

Selon les services secrets russes (SVR), Obama aurait été très en colère en apprenant que le vol Germanwings 4U9525 avait été abattu par l’Otan pendant des exercices militaires. 

Il s’agit d’un blog public russe. Le texte proprement dit montre certaines connaissances techniques. Il mentionne également la frégate de la Flotte du Nord, la Severomorsk (désignation russe: gros chasseur de sous-marins), effectivement en patrouille en Méditerranée actuellement.

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Les dissimulations dans l’affaire de l’anthrax en 2001 aux USA


Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – Le 18 avril 2015 – Source paulcgraigroberts.org

Les lettres à l’anthrax visaient deux sénateurs US opposés à la tyrannique loi Patriot Act

Préambule

Le sénateur Leahy et le sénateur Daschle étaient dans la position de pouvoir bloquerle Patriot Act néo-nazi. Les deux sénateurs avaient négocié avec l'administration Bush des changements dans la loi pour la rendre moins tyrannique. Mais les changements ne se sont pas retrouvés dans la version finale de la loi envoyée au Congrès. Par conséquent, Leahy et Daschle ont résisté à leur tentative de passage en force. Je me suis souvent demandé si Leahy et Daschle avaient compris que les lettres empoisonnées à l'anthrax étaient un avertissement de Washington: «Ne vous mettez pas en travers de la tyrannie ou nous allons vous tuer.»

En 2014, le livre de Graeme MacQueen, 2001 Le mensonge de l’anthrax: un complot national, a été approuvé par le chef de l’enquête sur l’anthrax au FBI.

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Autopsie d’un montage de propagande. L’enlèvement de journalistes britanniques par Assad en 2012


Le 18 avril 2015 – Sources TheIntercept – Moon of Alabama

Voici encore deux articles sur le même sujet qui démontrent comment la propagande de guerre occidentale en vient à monter de toutes pièces, et de plus en plus souvent, de faux événements pour faire croire à la culpabilité de l’adversaire et ainsi mieux cacher à sa population sa propre culpabilité. En Ukraine comme en Syrie. Et la collaboration totale des médias dans cet enfumage de la population. Un seul remède à cela: Tcesser totalement de regarder le journal télévisé et de lire les journaux de masse, sauf la page des sports et l’horoscope, qui restent encore à leurs niveaux d’honnêteté.

Le premier article traduit de The Intercept vous décrit l’histoire telle qu’elle a été montée en 2012. Le second, traduit de Moon of Alabama, révèle, 28 mois plus tard, comment la presse officielle fait soudain semblant de prendre conscience du montage.

Le Saker Francophone

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L’Amérique militarise l’ignorance


Finian Cunningham

Finian Cunningham

Par Finian Cunningham  – Le 17 avril 2015 – Source strategic-culture

Le meurtre commandité de deux figures de l’opposition à Kiev cette semaine est la preuve indiscutable que le pays, sous le régime soutenu par l’Occident, sombre dans un état total de chaos et de  criminalité.

Oles Buzina, journaliste assassiné à Kiev le 16 avril 2015

Nous avons déjà vu la montée du militarisme néo-nazi, et maintenant l’assassinat d’opposants politiques dans les rues de Kiev. Pourtant, encore maintenant, les gouvernements occidentaux et leurs médias serviles refusent obstinément de faire face à la triste réalité. Au lieu de cela, ils continuent à régurgiter l’agression calomnieuse contre la Russie. Et quand l’Occident ne peut pas faire face à la réalité, ils dénigrent tout simplement la Russie en l’accusant de mentir  et de militariser l’information. Mais la vérité est que c’est l’Occident qui militarise l’ignorance. L’ignorance lamentable, intentionnelle, éhontée.

Ancien rédacteur en chef d’un journal ukrainien, Oles Buzina aurait été abattu par deux assaillants masqués près de son domicile dans la capitale ukrainienne jeudi.

La veille, l’ancien parlementaire Oleh Kalachnikov a également été assassiné à son domicile de Kiev. Les deux hommes étaient connus pour leurs critiques virulentes du régime ultra-droitier qui a pris le pouvoir l’année dernière avec le soutien de Washington et de Bruxelles. Kalachnikov avait été un membre éminent du Parti des régions – le parti du président déchu Viktor Ianoukovitch.

Le style d’exécution  de ces derniers meurtres suit une série d’au moins quatre morts suspectes de même nature, entre autres d’anciens parlementaires qui avaient également appartenu au gouvernement Ianoukovitch avant qu’il ne soit renversé en février 2014 lors du coup d’État sponsorisé par les Occidentaux.

Le nouveau régime a continué à entretenir un état de guerre illégal dirigé contre les régions pro-russes dissidentes en Ukraine de l’Est, il mène le pays à la faillite économique et à la misère sociale généralisée. Il a encouragé la création de milices privées sous le contrôle d’oligarques concurrents et corrompus, ainsi que la glorification systématique des anciens collaborateurs du nazisme. La date de la formation de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, qui a perpétré des massacres au nom de la Waffen SS nazie pendant la Deuxième Guerre mondiale, a été déclarée jour férié officiel en commémoration de la création de cet escadron de la mort.

La semaine dernière, le parlement du régime à Kiev, qui est dominé par des partis ouvertement fascistes, a voté l’interdiction des organisations communistes et l’éradication de tous les symboles de l’histoire de l’ère soviétique. Les statues publiques des dirigeants soviétiques et des héros de l’Armée rouge qui ont libéré l’Ukraine de la domination nazie ont été détruites. Le régime prévoit de dépenser plus de $200 millions pour purger les villes et villages de leurs noms russes.

Maintenant, l’assassinat d’opposants politiques qui sont considérés comme pro-russes élève le régime de Kiev à un nouveau degré d’anarchie et d’extrémisme idéologique.

L’an dernier, les gouvernements occidentaux et leurs médias serviles ont persisté à donner au régime de Kiev une image pro-démocratique d’avant-garde qui s’efforcerait  de réorienter l’ex-République soviétique vers les valeurs occidentales, vers l’adhésion à l’Union européenne et à l’alliance militaire de l’Otan dirigée par les Etats-Unis.

La représentation par l’Ouest de l’évolution du régime de Kiev est un exploit prodigieux de déni de ce qui se passe réellement en Ukraine. La pratique de l’oligarco-banditisme et la flambée des paramilitaires de style nazi; l’exhibition effrontée des emblèmes SS et l’exécution de crimes de guerre contre la population d’origine russe; le bombardement aveugle de villes ukrainiennes de l’Est et de villages suite aux ordres des dirigeants de Kiev; et enfin le blocus économique de la région séparatiste dans une politique nazie de punition collective – toutes ces violations ont été complètement niées par les gouvernements occidentaux et leurs médias de masse.

La distorsion préférée de l’Occident est d’inverser la réalité en accusant la Russie d’envahir l’Ukraine et de parrainer les rebelles indépendantistes dans l’est. Peu importe qu’il n’existe aucune preuve crédible à l’appui de ces revendications; peu importe que Moscou ait maintes fois nié les allégations, y compris cette semaine par le président Vladimir Poutine dans son émission publique annuelle de Questions-Réponses et dans sa conférence de presse d’hier; peu importe que les rebelles de l’Est ukrainien nient l’accusation de travailler pour le compte des russes; peu importe que les contrôleurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ne puissent pas trouver de preuves de l’invasion russe; peu importe que le chef du renseignement militaire français Christophe Gaumard ait dit cette semaine à l’Assemblée nationale de son pays qu’il n’existe aucune preuve d’incursion militaire russe en Ukraine, ou même de plans pour une telle incursion.

Cependant, avec la campagne d’assassinats en cours contre des politiciens de l’opposition et des journalistes à Kiev, la distorsion de la réalité occidentale tend sa crédulité élastique jusqu’au point de rupture.

Des innocents, des civils non armés sont abattus dans les rues de Kiev pour la seule raison que ces personnes ont exprimé des opinions politiques qui critiquent le régime de Kiev installé par l’Occident. Si ce n’est pas la preuve que ce dernier fait l’éloge d’un régime qui s’enfonce dans les pratiques fascistes, alors qu’est-ce que c’est ?

Ironiquement, dans ce contexte effroyable de collusion occidentale avec la barbarie nazie atavique de Kiev, le Congrès des États-Unis a tenu cette semaine des audiences sur ce qu’il a appelé la militarisation de l’information par la Russie.

Des dirigeants du Congrès ont fait part au Comité sénatorial des affaires étrangères de leurs craintes que la Russie soit en train de gagner une guerre de propagande. Leur témoignage? Eh bien, parce que des canaux de presse russes réputés, tels que Russia Today, Itar-Tass et Spoutnik touchent le public occidental avec un autre point de vue sur la crise en Ukraine. Un point de vue qui explique la nature du conflit en Ukraine dans un contexte géopolitique crédible. A savoir que Washington a provoqué un changement de régime, par un coup d’État, afin d’augmenter son emprise sur la domination militaire mondiale par rapport à la Russie.

Tout simplement parce que les médias russes ne colportant pas un récit anti-Poutine, anti-Moscou – comme le font les médias occidentaux sans vergogne – c’est interprété comme une preuve que le Kremlin mène une guerre de l’information et la militarise.

Plus tôt cette année, le secrétaire d’État américain John Kerry a déclaré au Congrès que «l’agression militaire de la Russie n’a d’égal que sa propagande». Kerry a demandé plus de $630 millions, pour contrer l’influence des nouveaux médias russes sur le public américain, en mettant en place des stations de télévision par satellite, en langue russe, qui vont diffuser des infos du style Fox News en Russie. [Radio Free Europe existe depuis 1972 et Voice of America depuis 1976 dans les pays de l’Est!, NdT]

La logique de la pensée de Kerry partant de fausses affirmations pour arriver à une fausse conclusion est épousée à l’unanimité par la Maison Blanche, le Département d’État, les médias américains et les deux chambres du Congrès – Sénat et Chambre des représentants. En d’autres termes par l’ensemble de l’establishment politique américain.

Le mois dernier, la Chambre des représentants a voté à une écrasante majorité une demande au président Barack Obama d’envoyer des armes meurtrières pour soutenir le régime de Kiev contre l’agression russe.

Un des représentants, membre du parti républicain, Steve Pearce (Nouveau-Mexique), avait ceci à dire à un citoyen américain concerné, qui lui avait écrit en déplorant le soutien du Congrès au régime de Kiev et le risque de guerre avec la Russie.

Fait troublant, la lettre de Pearce révèle un manque incroyable de connaissances.

Il écrit :

Merci de me contacter pour exprimer vos préoccupations concernant l'Ukraine. J'apprécie de vous entendre sur cette question... 
Le 22 Février 2014, le Parlement ukrainien a voté à l'unanimité pour destituer le président Viktor Ianoukovitch, après des mois de protestations dans la rue. L'ancien président Ianoukovitch a depuis fui vers la Russie – qui conteste maintenant la souveraineté de l'Ukraine. Il est très préoccupant que la Russie agisse en Ukraine en ne permettant pas au peuple de déterminer l'avenir de la nation. L'État-Unis [sic] devrait se lever et faire savoir que nous ne tolérerons pas que la Russie envahisse ses voisins. L'Ukraine a le droit de suivre son propre cours.

Notez qu’il n’est pas question pour le membre du Congrès de la façon dont le Département d’État américain a financé les violentes protestations de Maidan à Kiev à la fin de 2013, ou comment la CIA a agi, en liaison avec le groupe de paramilitaires néo-nazis Pravy Sector pour renverser violemment le gouvernement Ianoukovitch constitutionnellement élu.

Le citoyen US concerné qui a partagé cette correspondance, Randy Martin, un activiste des médias sociaux, dit de la réponse du Congrès Pearce :

Dans sa réponse à ma lettre, il n'avait apparemment aucune idée sur le rôle des États-Unis dans le soutien au coup d’État néo-nazi qui a entraîné l'effondrement général de l'économie en Ukraine, une guerre civile brutale et un génocide contre les russophones en Ukraine, et enfin le fait que l'armée américaine entraîne maintenant activement les seuls militaires néo-nazis restant dans le monde.
Le membre du Congrès - comme le reste de l'élite dirigeante à Washington – vit évidemment dans un état d'ignorance béate de ce qui se passe réellement en Ukraine. Pourtant, sur la base de cette ignorance, lui et ses collègues membres du Congrès ont voté la fourniture de milliards de dollars d'armes pour le régime de Kiev qui adule les nazis – un régime où les politiciens de l'opposition et les journalistes sont abattus dans leurs maisons.
Dans l'ensemble de la politique officielle américaine et dans un des piliers de la démocratie – les médias – ce que nous voyons n'est que de «l'ignorance systématique».

Finian Cunnigham

Originaire de Belfast, en Irlande, Finian Cunningham (né en 1963) est un expert de premier plan dans les affaires internationales. L’auteur et commentateur des médias a été expulsé de Bahreïn en juin 2011 pour son journalisme critique, dans lequel il a souligné les violations des droits de l’homme par le régime soutenu par l’Occident. Il est titulaire d’une maîtrise en chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique de la Royal Society of Chemistry, Cambridge, en Angleterre, avant de poursuivre une carrière dans le journalisme. Il est également musicien et compositeur. Pendant de nombreuses années, il a travaillé comme éditeur et écrivain dans les médias traditionnels de nouvelles, y compris The Mirror, Irish Times et Independent. Il est maintenant basé en Afrique orientale où il est écrit un livre sur Bahreïn et les printemps arabes. Finian Cunningham est un collaborateur régulier des médias internationaux, y compris la télévision et MSNBC PRESS, où il a commencé à contribuer en 2012.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Est-ce que Washington nous tuera tous?


Par Paul Craig Roberts – Le 16 avril 2015 – Source Global Research

Saviez-vous que Washington maintient 450 ICBM [missiles balistiques intercontinentaux] nucléaires en alerte instantanée?  Washington pense que cela nous met en sécurité. Le raisonnement, si on peut appeler cela de la raison, est qu’en étant capables de tirer en quelques minutes, personne n’essaiera d’attaquer les États-Unis avec des armes nucléaires. Les missiles états-uniens sont en mesure de faire ce qu’ils doivent avant que les missiles de l’ennemi puissent atteindre les États-Unis pour détruire les nôtres.

 

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