UE-Russie : communication en deçà du rideau de fer, propagande au-delà*

* «Plaisante justice, qu'une rivière borne! - Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà.» 

Blaise Pascal, Pensées (1670)

L’UE est bien préparée pour une campagne massive de communication/désinformation en direction de la propagande de la Russie et d’autres États. 

Incidemment quelques info croustillantes sur l’usage que fait la Secte des eurobureaucrates de l’argent des contribuables européens


Par Dmitry BABICH – Le 5 juillet 2015 – Source strategic-culture

Le plan stratégique de communication de l’UE pour contrer la propagande russe en Europe n’a pas encore été publié, mais le fait même de son existence attire l’attention. À l’origine, le plan de neuf pages (déjà vu par de nombreux journalistes) devait être rendu public lors de la session du Conseil européen les 25-26 juin.

Les attentes ont été anéanties, faisant place aux controverses et aux commentaires ironiques en provenance de Russie. Le Président de la Douma Sergueï Narychkine a dit que les politiciens de Washington qui prétendent isoler la Russie sont des clowns pathétiques : «L’isolement de la Russie est tout simplement impossible et les politiciens de haut rang à Washington qui prétendent qu’ils ont isolé la Russie ressemble à des clowns pathétiques.»

Narychkine a dit lors d’une session de la chambre basse le 3 juillet : «Cette initiative de l’UE contredit les valeurs européennes, y compris la liberté de parole. Elle limite également le droit des peuples à obtenir des informations provenant de différentes sources. En fait, cette initiative isole l’Europe», a ajouté le Président.

À l’heure actuelle, cet avis ne pourrait être corroboré que par des extraits du texte du «plan stratégique de communication» diffusés par des publications acquises à l’UE – de nombreux médias dansent au son de la flûte des dirigeants européens qui ont commandité la préparation de ce  plan. La publication du texte final est continuellement reportée reflétant les différences d’opinion à l’intérieur de l’Union européenne. Pas étonnant ! La contre-propagande de l’UE mène une campagne de dénigrement contre les médias russes internationaux (RT et Sputnik) en Europe, et contre les journalistes pro-Poutine européens. Ils considèrent comme pro-Poutine tout entretien de caractère modéré avec des responsables russes, ou la publication de documents ne contenant pas de remarques désobligeantes contre la Russie. Selon eux, ces publications contribuent aux efforts de propagande de la Russie à l’étranger.

Corriere della Sera en Italie a récemment fait l’objet de sévères critiques pour avoir publié une interview avec le président russe Vladimir Poutine, sans l’attaquer. Il a été blâmé pour avoir fourni une tribune à la diffusion de la propagande russe. Le lendemain, il a réalisé une entrevue avec Paul Bremer, un diplomate américain, sur les commentaires de Poutine. Il a également publié une interview sur Poutine avec le ministre italien des Affaires étrangères pour rejeter l’argument selon lequel le journal a donné une plate-forme à la propagande russe. Peu importe, les accusations ont continué sans relâche.

Il vaut la peine de jeter un coup d’œil sur la façon dont les événements se sont déroulés récemment. La nécessité d’un plan pour contrer la propagande russe est une question à l’ordre du jour depuis décembre dernier, lorsque le commissaire européen pour la politique européenne de voisinage (sic!), Johannes Hahn, a déclaré que l’UE avait quelques idées sur la façon de lutter contre l’augmentation supposée des efforts de communication de la Russie.

Le premier projet de cette nouvelle stratégie de contre-propagande de l’UE a été présenté le 9 janvier 2015, par le Danemark, l’Estonie, la Lituanie et le Royaume-Uni. Le plan a évité de mentionner la censure directe ou les listes noires. Au contraire, il a souligné la nécessité d’avoir des instruments pour contrer les efforts de propagande de la Russie, c’est à dire des médias de diffusion complaisants offrant des vues alternatives à ce que les vedettes russes de l’actualité avaient à dire (y compris les informations en langue russe).

Toutefois, le projet a également appelé les autorités de réglementation des médias de l’UE à tenir les diffuseurs russes pour responsables s’ils «manipulent, trompent, incitent à la haine, ou propagent la guerre». Alors qu’elle fustigeait la Russie, l’Union européenne n’a pas pensé à envoyer ce message d’avertissement au régime ukrainien et à ses diffuseurs.

L’UE fait semblant d’ignorer le fait que des rapports de médias ukrainiens déclarant que des troupes russes envahissent l’Ukraine à partir de la Crimée – information offerte comme un scoop par les journaux occidentaux, comme le New York Times qui a relayé ces nouvelles l’été dernier – sont absolument faux. «De toute évidence, l’UE prétend que ces mensonges ne reflètent pas le désir de manipuler, tromper et inciter les Ukrainiens, ainsi que les Américains et les Européens», ironise Jon Hellevig, un expert dans les affaires d’éducation aux médias, basé à Moscou, et partenaire fondateur du Groupe Awara.

Le 6 février 2015, la nouvelle présidence tournante de l’UE, la Lettonie, est venue avec un projet plus radical. Le Conseil européen, l’organe qui définit l’orientation politique globale de l’UE et l’établissement des priorités de l’agenda politique de cette dernière, a abordé la question lors du sommet de mars. Les dirigeants européens, réunis les 19 et 20 mars ont donné à la Haute représentante pour les affaires étrangères, Federica Mogherini trois mois – jusqu’à leur prochain sommet de juin – pour travailler sur la façon de soutenir la liberté des médias et les valeurs européennes en Russie. Il a salué la mise en place d’une équipe de communication comme une première étape à cet égard.

Bientôt, East StratComTeam a été formé. Les fonctions de cette équipe n’ont pas été précisées exactement, mais elle a déjà dépensé de l’argent. Il était donc naturel d’attendre des abus financiers et de la corruption. La Fondation européenne pour la démocratie (EED) a reçu €500 000 pour une étude de faisabilité des opportunités pour le pluralisme dans les médias russes. Alastair Rabagliati, le directeur des opérations de l’EED , a déclaré à EUobserver : «Nous avons lancé une initiative, avec le soutien d’une subvention du gouvernement néerlandais, qui va développer une étude de faisabilité délivrant des recommandations claires sur la voie à suivre pour le développement d’initiatives concernant des médias indépendants en langue russe» [belle novlangue, non ?, NdT].

Avant le sommet du Partenariat oriental de l’UE à Riga (Lettonie), l’étude de faisabilité sur les initiatives de médias en langue russe du Partenariat oriental et au-delà a été présentée le 19 mai à Riga, elle a utilisé des termes tels que nouvelle plateforme pan-régionale, manufacture de contenu et, bien sûr, mécanismes de coordination. L’UE a gaspillé un demi-million d’euros de l’argent des contribuables sur ce travail de recherche [merci aux contribuables européens qui ne veulent pas aider la Grèce, NdT].

Tout en accusant les médias russes de mensonges, les fonctionnaires de l’UE et les médias aux ordres ont été régulièrement pris la main dans le sac à fournir des informations trompeuses au public depuis longtemps. Le précité EUobserver, par exemple, a récemment commenté que l’agence de nouvelles russe RIA Novosti avait «essayé d’embaucher une firme de relations publiques de Bruxelles pour améliorer l’image de Staline» en 2009.

Ceci est un mensonge flagrant diffusé par Andrew Rettman de UEObserver en toute impunité. «Dire que nous glorifions Staline est certainement une calomnie», a déclaré en 2009, Svetlana Mironyuk, alors rédactrice en chef de RIA Novosti, ajoutant que ces rumeurs ont été répandues dans le but de discréditer l’agence. En de nombreuses occasions RIA a nié avoir tenté de blanchir Joseph Staline, pour ne pas parler de l’embauche d’entreprises étrangères à cette fin. En fait, Staline a été vu en Russie comme un personnage controversé et majoritairement négatif depuis 1956 (lorsque le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, le successeur de Staline, a dénoncé ses activités au XXe Congrès du Parti communiste soviétique). Mais la presse de l’UE crée délibérément des mythes, évidemment par motivation politique, au sujet du «nationalisme russe sauvage sous Poutine» et «des trolls russes qui reçoivent des millions de dollars du budget de l’État».

Le dernier plan de contre-propagande de l’UE, consulté par des journalistes en juin, contient des accusations de mensonges et de discours de haine contre Russia Today et Sputnik. Si la propagande est une menace, l’UE est celle qui la profère quand elle attaque la Russie, la Hongrie et la Grèce. L’UE ne craint pas les faux (par exemple, les rapports sur Saddam Hussein possédant des armes de destruction massive – la plus grande, mais en aucun cas la seule saloperie offerte à la population par les médias européens). Les médias de l’UE n’ont pas de préjudice contre leurs propres discours de haine (par exemple, la diabolisation des russophones dans l’est de l’Ukraine les qualifiant d’alcooliques soviétisés dans les journaux polonais était l’un des facteurs qui ont provoqué la guerre civile en Ukraine).

L’Histoire remettra son verdict sur les menteurs de l’UE. Mais les gens ne devraient rien attendre des explications offertes par les historiens. La vaste campagne de désinformation lancée par l’UE contre la Russie, ainsi que la Grèce, la Hongrie, et la Macédoine, affecte négativement l’ensemble de l’Europe. Elle doit être arrêtée avant qu’il ne soit trop tard.

Dmitry Babich

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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De la bataille contre le système épisode IX
Intelligentsia et servitude globalisée

 

Contrairement à ce que nous avions précédemment annoncé, la série Comprendre la lutte contre le Système a accouché d'un nouvel épisode inattendu. Nous ne bouderons pas notre plaisir en vous le présentant aujourd'hui, sans vous assurer qu'il est le dernier petit de la lignée!

Le Saker Francophone

Le 16 juin 2015 – Source entrefilets

Jérôme Bosch

Jérôme Bosch

Que le Marché-Système dévore le monde quitte à disparaître avec lui  est cohérent vis-à-vis de sa nature. Que les théoriciens de cette machine à épuiser l’univers s’emploient à défendre l’indéfendable l’est aussi. Ce qui l’est moins en revanche, c’est de constater que l’intelligentsia dite de gauche soit devenue une pièce maîtresse de la fabrique du consentement audit Système, et en favorise même les dérives par son grand œuvre de formatage des esprits et de déconstruction sociale. Mais comment en est-on arrivé là ?

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Menteurs, menteurs ! Les médias dominants ne vont pas aimer celui-ci


L’information est composée d’un petit nombre d’histoires répercutées par un vaste réseau de médias propriété d’un tout petit nombre de gens. En voici la preuve.


 

Phil Butler

Par Phil Butler – Le 26 juin 2015 – Source : Russia Insider

De retour à la maison, les gens me demandent : «Pourquoi êtes-vous du côté de Poutine?» Eh bien, une simple fonction du navigateur, appelée une capture d’écran, en dit long à ce propos. Je n’aime pas les mensonges, et en particulier ceux qui ont pour conséquence que des gens sont tués. En plus, je hais les sports pourris et la conduite automobile antisportive. Poutine, c’est le meilleur sportif parmi nos dirigeants mondiaux, à mon avis, mais la plupart des gens le savent déjà. Continuer la lecture

Arménie : les révolutions de couleur. Autopsie et travaux pratiques

Par Joaquin Flores – Le 27 juin 2015 – Source FortRuss 

Manifestation à Erevan. Juin 2015

La protestation Erevan électrique nous fournit une excellente occasion de revoir certains des mécanismes de base sous-jacents et la psychologie de la tactique des Révolutions de couleur. Il est important de les partager publiquement, car il est en effet probable que cette tactique sera de plus en plus employée dans le monde comme un hybride de soft/hard power.

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Guerre Troïka-Grèce


Nouvelles du front : l’artillerie médiatique et la Propanganda-Staffel de l’oligarchie se déchaînent, les sans-dents grecs résistent


Le 1er juillet 2015 – Source: Reuters

ATHÈNES – Une majorité de Grecs voteraient non au plan de sauvetage proposé par les créanciers étrangers, mais l’écart entre le oui et le non s’est réduit de manière significative avec la fermeture des banques cette semaine, selon un sondage publié mercredi.

Le sondage, réalisé du 28 au 30 juin et publié par le journal Syntakton ton Efimerida montre que 54 % de ceux qui envisagent de voter lors du référendum de dimanche s’opposeraient au plan de sauvetage et 33 % voteraient en sa faveur.

Cependant, lorsqu’on compare les réponses des personnes interrogées avant la décision de dimanche dernier de fermer les banques et d’imposer des contrôles de capitaux avec celles des personnes qui ont été interrogées après, on constate que l’écart se resserre.

Parmi les personnes interrogées avant l’annonce de la fermeture des banques, 57% ont dit qu’elles voteraient non et 30 % oui. Chez les personnes interrogées après, les non s’élevaient à 46 % et les oui à 37 %.

Le sondage a montré que le soutien pour le non était plus fort chez les électeurs de Syriza, le parti de gauche au pouvoir (77 %), du KKE communiste (57 %) et du parti d’extrême droite Aube Dorée (80 %).

Le soutien pour le oui était le plus fort chez les électeurs du parti de centre-droit, Nouvelle démocratie (65 %), du parti centriste pro-européen, To Potami (68 %) et du parti du centre-gauche Pasok (65 %).

Le sondage de l’institut ProRata, indique que sur 86 % des personnes interrogées qui ont prévu d’aller voter, 50 % soutiennent la décision du premier ministre Alexis Tsipras de tenir un référendum et 38 % la désapprouvent.

C’est chez les chômeurs que le taux d’intention de vote négatif a été le plus élevé (62 %), mais le non l’emporte dans toutes les catégories répertoriées, des entrepreneurs et travailleurs indépendants aux retraités des secteurs public et privé et aux femmes au foyer en passant par les employés.

Traduction : Dominique Muselet

 

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Symbole de la protestation en Arménie

Le design du slogan de la marque Révolution de Couleur ou comment tout connaître du marketing de la CIA et des ONG US de Soros.

Le 26 Juin 2015 – Source : http://el-murid.livejournal.com

Voici les symboles des autres révolutions récentes sur le territoire de l’ex-URSS et ailleurs :

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Symboles de toutes les révolutions de couleurs. Cherchez le poing commun !

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Les Five Eyes et les révolutions de couleur

Les Mégères. tailledansleblog.blogspirit.com

Préambule

Un article de plus dans la longue litanie des dénonciations du contrôle des populations par l'entremise des outils technologiques modernes.

Ces faits ne sont même plus cachés!

Les élites sont aussi bien informées que nous (We the People) et ne réagissent pas. Pourquoi?
J'enfoncerai une porte ouverte en répondant qu'elles ne sont plus, dans le bloc occidental, et depuis longtemps, au service des peuples qui les choisissent, mais plutôt au service des  intérêts mondialisés des monopoles.

Pourquoi choisissent-ils le camp des dominants plutôt que de servir leurs propres populations ?

Je passerai sur les explications triviales de bassesse congénitale due à la matrice de l'ENA ou de soumission au parti de l'étranger, qui a malheureusement, et trop souvent, habité l'histoire de France, puisque aussi bien cela concerne toutes les élites européennes, à une ou deux exceptions près (Orban, Tsipras). 

Tout simplement parce que les sanctions de leurs maîtres leur causeront plus de dommages que les sanctions du peuple (à supposer qu'il y en ait un jour).

Forfaiture, définition du Larousse : Autrefois, tout crime commis par un fonctionnaire public dans l'exercice de ses fonctions. (Le nouveau Code pénal a supprimé cette incrimination, la qualité de fonctionnaire, d'agent public ou de personne investie d'une mission de service public entrant dans la définition de certaines infractions ou en constituant une circonstance aggravante.) Violation du serment de foi prêté par le vassal à son seigneur.

Manifestement la seconde définition est plus appropriée au cas qui nous occupe.

Les élites ont fait allégeance (G7, Bilderberg, Trilatérale,etc.) à la gouvernance mondiale des grands monopoles. L'éviction de la souveraineté a rogné les dents du peuple, d'où la pertinence du terme sans-dents, par lequel notre Président qualifie élégamment ses électeurs, et a surtout sorti les responsabilités du Président du champ du Code pénal français.

Il est loin le temps où la République était une monarchie tempérée par la guillotine!

Conclusion pratique, n'espérez rien des gens pour qui vous votez, quels qu'ils soient. Votez avec vos têtes et vos jambes. Quittez la prison dans laquelle vous êtes volontairement entrés, notamment les réseaux dits sociaux, factotum sinon maîtres d’œuvre de toutes les manipulations, comme expliqué en détail dans cet article.

Le Saker Francophone

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Vanitas vanitatum
et omnia vanitas, panorama…


Le 7 juin 2015 – Source Deutsche Wirtschafts Nachrichten

Au sommet du G7, Merkel se prosterne devant les États-Unis, pas vraiment une surprise pour la NSA.

Vanitas par Antonio de Pereda y Salgado

Le sommet du G7 à Elmau commence par une série d’embarras : Angela Merkel se couvre la tête de cendres devant le président Obama. Lui fait des blagues grossières sur les autochtones bavarois et leurs pantalons de cuir. Le président polonais menace la Russie de sanctions plus sévères. Toute cette fiesta est financée par le contribuable allemand pour un montant de $360 millions.

Le monde comme scénario pour les puissants : Angela Merkel et Barack Obama à Krün en Bavière, avec un groupe d’indigènes dans leurs costumes exotiques joliment colorés.

 

Ils n’étaient plus que sept : la photo qui en 2015 doit faire le tour du monde.(Foto: dpa)

 

Ici ils étaient encore huit : la photo, qui en 2007 faisait le tour du monde à partir de Heiligendamm – à l’époque avec le Russe Vladimir Poutine.

 

Le G7 avant la première séance de travail dans le château Elmau.(Foto: dpa)

 

Le carnaval des cultures en Bavière. (Foto: dpa)

€360 Millions : voilà la note que les contribuables Allemands doivent payer pour le sommet [du ridicule, NdT] à Elmau.

Même si une véritable politique était débattue en ce lieu, la somme serait encore trop élevée. [historiens, à vos calculettes, combien a coûté le sommet de Yalta? NdT]

Mais le sommet commence avec une série d’embarras, difficilement supportables : Oliver Hardy la chancelière Angela Merkel a salué le Président des États-Unis en se prosternant de la manière la plus grossière possible. Les États-Unis seraient «un partenaire tellement essentiel, qui fait que nous collaborons étroitement, étant donné que nous en avons mutuellement besoin, parce que nous le voulons et parce que nous partageons des valeurs communes», disait Merkel le dimanche en saluant Obama juste avant le début de la rencontre du G7 dans le château d’Elmau.

A quoi Stan Laurel Obama répondait  :
«Nous fêtons ce matin une des alliances les plus puissantes que le monde ait jamais connue.»
Merkel ne laissait aucune doute dans son discours à la mairie de Krün sur sa fidélité pour le gouvernement états-unien : «Malgré quelques divergences de vue que nous avons en ce moment, l’Amérique, les États-Unis d’Amérique sont notre ami, notre partenaire.»

L’espionnage en cours par les agences secrètes des États-Unis ou les sanctions contre la Russie, qui font des grand dégâts à l’industrie allemande se traitent chez Merkel en ce ce moment sous la rubrique divergences de vue à négliger.

Obama disait : «Je suis venu ici en reconnaissance pour notre histoire commune.» Il faisait allusion au grand nombre d’immigrés bavarois dans sa ville natale de Chicago.
Le président des États-Unis n’a pas hésité à sortir les clichés les plus minables. Les efforts du gouvernement bavarois, pour donner au monde une image d’une Bavière moderne ne semblent pas avoir pénétré dans les cerveaux des conseillers d’Obama.

Ainsi le ministre des finances Bavarois Söder avait écrit sur sa page Facebook en 2014 : «La grotte de Venus du château Linderhof sera rénovée pour €25 millions. Elle sera une destination idéale lors du sommet du G7 à Elmau : Michelle Obama, soyez-la bienvenue!»

Mais le programme pour les dames à été aboli pour des raisons de sécurité. La seule chose qu’Obama a pu apporter de mieux au pays d’accueil était la remarque qu’il avait malheureusement oublié son pantalon en cuir. «Mais j’espère que j’aurai la possibilité d’acheter un pantalon de cuir.»

Merkel et Obama se sont ensuite assis ensemble pour un casse-croûte bavarois avec des saucisses blanches et de la bière blanche.
La chancelière avait déjà annoncé plusieurs jours à l’avance qu’elle ne parlerait pas avec Obama des questions polémiques, à savoir que la BND (services de renseignement allemand) avait aidé la NSA à espionner les entrepreneurs et politiciens allemands et européens.

On pourrait de nouveau parler de la Russie au sommet.

Le président Européen Donald Tusk aimerait bien voir un renforcement des sanctions contre la Russie
«Si quelqu’un voulait mettre à l’ordre du jour la discussion sur les sanctions, alors se serait une discussion sur leur renforcement», disait-il encore avant le début du sommet.

Mais l’avis de Tusk est négligeable.

La porte-parole de la  Maison Blanche, Josh Earnest, avait annoncé que le G7 allait déterminer une ligne de conduite vis à vis de la Russie. Peu de temps avant le sommet Obama aurait expliqué à Merkel qu’il voulait calmer le jeu avec la Russie. Washington a surtout besoin de cette dernière dans la guerre contre la terreur.

En revanche, concernant la Grèce, les américains veulent pousser l’UE à garder la Grèce dans l’UE avec les milliards des contribuables.

Le président UE Jean-Claude Juncker à confirmé que mercredi un nouveau rendez-vous devrait avoir lieu avec le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras à Bruxelles, en marge du sommet UE-Amérique latine. La question de la Grèce ne se trouve pas sur l’agenda du sommet, mais devra quand-même être abordée en marge selon les diplomates. Les Américains exigent que la Grèce reste dans l’euro, pour ne pas affaiblir le flanc sud de l’Otan.

Il y avait de nouveau des protestations contre le sommet et des petits barrages.

Un millier d’activistes ont bloqué  une route nationale à Garmisch-Partenkirchen. La police a levé ce barrage d’environ une heure et à arrêté quelques manifestants contre le G7. Environ 300 opposants au sommet du G7 ont démarré une marche de la gare de Garmisch Partenkirchen dans la direction d’Elmau, ainsi que dans la direction de Mittenwald où d’autres manifestants se sont mis en route.

Plusieurs opposants au G7 ont été blessés lors d’une violente altercation avec la police, selon leurs organisations nationales. Une femme se trouve en soins intensifs à l’hôpital, disait une porte-parole du comité Arrêtez le G7 d’Elmau.

Tous les environs du lieu de la réunion, le luxueux château d’Elmau, sont barricadés. Plus de 20 000 policiers sont mobilisés dans le sud de la Bavière. Les autorités ont interdit toute manifestation proche du lieu du sommet. La Cour suprême bavaroise a statué encore samedi dernier que «les protestations sont interdites à portée de voix et à portée de vue».

Des douzaines de manifestant ont déjà été interpellés selon la police. Les opposants au sommet du G7 se rassemblent près des lieux d’incarcération des prisonniers, pour protester contre les interpellations.

La police a déclaré que la manifestation s’est dispersée peu après 16 h et elle a remercié les manifestants pour leur comportement majoritairement paisible.

Traduit par Jefke, relu par jj pour le Saker Francophone

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Ukraine SITREP 3 juin 2015, le bidouillage de l’info par les nuls, pour les nuls


De plus en plus fort. Non seulement les événements relatés n'existent pas, mais les journalistes qui les relatent n'existent pas non plus !

Le Saker Francophone

Par Scott – Le 3 juin 2015 – Source thesaker.is

Ici on peut trouver l’article qui enrage de nombreuses personnes, pas uniquement Graham Philips :

Donetsk est devenue une ville hors-la-loi en Ukraine de l’Est

Graham Philips réfute l’article biaisé de USA Today qui décrit Donetsk comme une ville sans loi en Ukraine de l’Est – Source vidéo en anglais.

L’article de USA Today déclare que les gens de Donestk sont semblables à ceux d’ISIS, s’entre-tuant les uns les autres, volant et pillant les derniers kilos de nourriture des magasins.

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Et si Poutine dit la vérité , on fait quoi ?

F.William Engdhal

F.William Engdhal

Par F. William Engdahl – Le 17 mai 2015 – Source www.informationclearinghouse.info

Le 26 avril, la station de télévision nationale principale de la Russie, Rossiya 1, a présenté au peuple russe le président Vladimir Poutine dans un documentaire sur les événements récents, y compris l’annexion de la Crimée, le coup d’État des États-Unis en Ukraine et l’état général des relations avec les États-Unis et l’UE. Ses paroles ont été franches. Et au milieu de ses remarques, l’ancien chef du KGB russe a largué une bombe politique de ce qui était connu par les services secrets russes depuis deux décennies.

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