(Le sujet n’est pas aussi simple qu’il en a l’air !)
Par The Saker − Le 8 Novembre 2021 − Source The Saker’s Blog
Avant-propos : Aujourd’hui, je commence ce qui pourrait bien se transformer en une série d’articles sur l’interaction entre immigration, ethnicité et religion. Je pense assez bien connaitre le sujet pour les raisons suivantes :
Je suis moi-même né dans une famille d’immigrants qui est passée de Russie en Serbie, puis en Allemagne, en Argentine, en Hollande et enfin en Suisse, où je suis né. J’ai ensuite immigré deux fois aux États-Unis, d’abord pour obtenir deux diplômes universitaires de 1986 à 1991, puis une seconde fois en 2002. Je connais l’immigration de l’intérieur.
En outre, j’ai également travaillé comme interprète pour les autorités fédérales suisses en interrogeant des réfugiés.
La politique étrangère des États-Unis est devenue une sorte de Rubik’s cube global. À un moment donné, le cube est tout rouge, « l’équipe » semblant prête à désamorcer les tensions avec la Russie ou la Chine ; pourtant, l’instant d’après, le cube montre une autre facette, Washington se déchaînant à coups de sanctions, d’agressivité et de démonstrations de force militaires. Ce qui rend cela particulièrement déroutant est que ce cube d’un bleu si agressif aujourd’hui, montrait sa face d’un rouge apaisant hier, ou sinon le lendemain.


Après que trente-trois soldats turcs ont été tués dans une offensive de l’armée syrienne le 27 février dans le cadre de la campagne actuelle de libération d’Idlib soutenue par la Russie, Erdogan a répondu en rejetant entièrement la faute sur la Russie et la Syrie – en évitant avec succès toute mention du fait inconfortable que la Turquie a protégé – et continue – des réseaux terroristes radicaux non seulement à Idlib, mais dans toute la Syrie pendant des années.




