Vous avez aimé Bush, vous allez adorer Clinton


Robert Kagan et ses amis néoconservateurs soutiennent Hillary Clinton.

Par Rania Khalek – Le 26 juillet 2016 – Source The Intercept

Je veux que les iraniens sachent que si je suis la présidente, nous attaquerons l’Iran.

Pendant qu’Hillary Clinton rassemble ce qu’elle espère devenir la coalition gagnante pour novembre, de nombreux progressistes restent sur leurs gardes – mais elle bénéficie du ferme soutien des va-t-en-guerre politiques.

« Je dirais que tous les républicains professionnels en politique étrangère sont anti-Trump » a déclaré Robert Kagan à un groupe rassemblé autour de lui, genre groupies, pendant une collecte de fonds intitulée les professionnels de la politique étrangère pour Hillary, à laquelle j’ai assisté la semaine dernière. « Je dirais qu’une majorité de gens dans mon cercle vont voter pour Hillary. »

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Douguine à Ankara pour parler de la nouvelle relation russo-turque


Par Defend Democracy Press – Le 17 juillet 2016.

A la veille du coup d’État en Turquie, le géopoliticien et philosophe russe Alexander Douguine était à Ankara pour donner une conférence de presse. Entre autres choses, il a insisté pour dire que ce sont les mêmes forces qui veulent la destruction de la Russie et de la Turquie et menacent la souveraineté turque. Il a dit que le président Erdogan comprenait maintenant la situation et il a ajouté que les deux pays entament un nouveau genre de relations, pas seulement en restaurant de vieux liens mais en se dirigeant vers la création d’une alliance stratégique.

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Mouammar Kadhafi nous avait prévenus ! Nous aurons le terrorisme à nos portes.


Par Françoise Petitdemange – le 16 juillet 2016 – Son blog personnel

Comment lui ont-ils répondu ? En envoyant, de mars à octobre 2011, des bombes sur son pays, sur le peuple libyen et en le faisant assassiner.

Alors que la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, de l’Égypte, de la Libye et de la Syrie était orchestrée par les chefs d’États français, britannique, états-unien, avec l’appui du Qatar et de l’Arabie saoudite, sous l’œil d’Israël, et avec l’utilisation des cellules dormantes d’al-Qaïda composées de mercenaires, Mouammar Kadhafi acceptait d’accorder un entretien sous sa tente, dans l’enceinte de la caserne Bab al-Azizia, à Laurent Valdiguié. Ses réponses aux questions posées, le 5 mars 2011, sont particulièrement parlantes après les attentats qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre 2015, et hier, 14 juillet 2016, à Nice. À propos de ce qui se passait dans le Maghreb, notamment dans son pays, Mouammar Kadhafi donnait cette explication :

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L’ancien président du Yémen dénonce les Saoudiens, les États-Unis et Israël pour leur soutien aux djihadistes

Par Brandon Tuberville – Le 8 juillet 2016 – Source Activist Post

Dans une interview avec la chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen fin juin 2016, l’ancien président du Yémen Ali Abdullah Saleh, démis par la révolution de couleur manigancée en 2011 par l’Occident et dite Printemps arabe, s’est exprimé contre le financement saoudien de groupes terroristes et contre l’intervention occidentale au Yémen à des fins géostratégiques. Continuer la lecture

Nice et leur écrasante responsabilité


2016-07-19_11h15_59Le 18 juillet 2016 – Source entrefilets

Des dizaines de vies broyées. Trois jours de deuil pour un carnage de plus. Un carnage attendu, programmé. Et la caste dirigeante des Surmorts d’exhumer ses slogans de l’après-Bataclan, déjà resucés de l’après-Charlie, slogans à peine retouchés, juste «actualisés» par des services de com’ flanqués de leur demi-molle de circonstance à l’idée de pouvoir faire à nouveau dans le pathos, le martial, le sur-présidentiel. «Je suis… la France… les terroristes… nous ne céderons pas… la démocratie… la liberté… notre mode de vie…  nous ne nous laisserons pas… la république… danger… riposte… la guerre… longtemps… la guerre… toujours.» Mais de ce côté-ci de l’écran, du côté de la vraie vie on n’écoute plus, on n’entend même plus. On les regarde, sidéré, avec une vague envie de gerber, sur eux, sur ceux qui les servent, qui les soutiennent, qui les animent, sur ce monde qu’ils nous fabriquent, ce monde qui rétrécit, se rabougrit, sombre, se noie, lentement. Et derrière la nausée qui monte, deux évidences : leur écrasante responsabilité et leur insondable impuissance.

Nos maux, nos morts

Leur écrasante responsabilité : nous ne savons que trop bien que la destruction de l’Irak, de la Libye et de la Syrie – leur tableau de chasse – est la source de tous nos maux, de tous nos morts. Des centaines de milliers de vies broyées pour le pétrole, le gaz, les pipelines qui vont avec, pour leur lutte d’influence, leur soutien aux Bédouins ou aux sultans fous, leur Grand Jeu et leurs petits calculs, et à la fin pour la caste, les riches, les prédateurs du club des 1%, les Surmorts, comme toujours. Un coup je soutiens Daesh, puis al-Nosra, et quand ça déborde je passe la tondeuse, à l’israélienne, puis je recule, je change, je re-soutiens ceux que j’ai flingués hier, ou des pires, des qu’on connaissait même pas mais qui devaient servir, un moment au moins. Après : la tondeuse. Et on recommence. Et à la fin, vingt-cinq ans de massacres de masse à travers le Moyen-Orient, pour la bonne cause, la liberté, la démocratie. Et puis les Talibans, al-Qaïda, Aqmi, al-Nosra, Daesh, des armées de tueurs, pardon, de freedom fighters, enfin non, plus maintenant, ça c’était avant Charlie, avant le Bataclan, avant Nice, donc reste des tueurs, qui n’aiment pas qu’on les soutienne, puis qu’on les tonde.

Des bombes et des discours

Et leur insondable impuissance désormais, à faire marche arrière, à sortir de leur délire à l’américaine. Alors c’est la fuite en avant. «Nous ne céderons pas… la démocratie… la France… la liberté… notre mode de vie…  riposte… la guerre… longtemps… la guerre… toujours.» Alors des bombes, encore des bombes, des lois, encore des lois et de la surveillance, toujours plus de surveillance. Et puis encore des bombes par-dessus. Et les discours qui vont avec. Et puis Nice hier, et demain ailleurs, des morts, encore des morts, toujours plus de morts. C’est Valls qui le dit, qui ne cesse de le dire. Et d’ailleurs ils le disent tous. Y en aura encore des morts. Et beaucoup. Faut s’habituer.

Voilà le monde qu’ils nous fabriquent, ce monde qui rétrécit, se rabougrit, sombre, se noie dans le sang avec des guerres partout, celles qu’on n’arrête pas de perdre, et celles qu’on prépare déjà, au cas où…

Et derrière la nausée qui montent deux évidences : leur écrasante responsabilité et leur insondable impuissance.

Au nom de toutes leurs victimes : qu’ils aillent tous se faire foutre.

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L’Arabie saoudite menace la Turquie au sujet de son changement de politique vis-à-vis de la Syrie


Par Zen Adra – Le 14 juillet 2016 – Almasdar news

Le ministre des affaires étrangères d’Arabie saoudite, Adel al-Jubeir, a dit que la Turquie sait très bien qu’il n’est pas possible de trahir l’opposition syrienne avec autant de désinvolture, mettant en question le soudain changement d’attitude du premier ministre turc.

Le premier ministre turc est conscient que la Turquie est vulnérable face à une division par les Kurdes et donc faire une telle erreur risque probablement d’entraîner la dislocation de la Turquie.

Les remarques d’al-Jubeir ont été faites hier, après une rencontre bilatérale avec le secrétaire d’état John Kerry et la conseillère à la sécurité nationale Susan Rice.

Dans les conditions actuelles, la Turquie ne peut pas se permettre d’être attaquée par les forces d’opposition turques. À la différence de l’opposition syrienne armée, qui est capable de renverser Assad et de tenir tête aux Turcs.

Plus tôt dans la semaine le premier ministre turc, Binali Yildirim, a déclaré que l’amélioration des relations avec la Syrie était nécessaire pour lutter contre le terrorisme et pour la stabilité de la région.

L’Arabie saoudite a convoqué l’ambassadeur turc à Riyad afin d’éclaircir cette déclaration controversée.

Article original paru dans Almasdar News (journal syrien)

Traduit par Wayan, relu par Catherine pour le Saker Francophone.

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Des courriels piratés révèlent qu’un général de l’OTAN complotait contre Obama sur la politique envers la Russie


Par Lee Fang, Zaid Jilani – Le 1er juillet 2016 – Source The Intercept

Le général retraité de l’armée de l’air Philip Breedlove, commandant suprême des forces de l’OTAN en Europe, a secrètement planifié d’outrepasser la réticence d’Obama à intensifier les tensions militaires avec la Russie à cause de la guerre en Ukraine en 2014, selon les mails de Breedlove apparemment piratés de son compte Gmail, postés sur un nouveau site web nommé DC Leaks.

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Les ONG humanitaires occidentales, une des armes de la guerre de communication.


Par Toni Cartalucci – Le 6 juillet 2016 – New Eastern Outlook

La Thaïlande a été en proie à des conflits politiques depuis plus d’une décennie. Lors de l’ascension et de la chute du politicien soutenu par les États-Unis, Thaksin Shinawatra, il y eut de nombreuses manifestations et contre-manifestations, ainsi que deux coups d’État militaires visant à déloger le despote et ses réseaux politiques et paramilitaires profonds, des épisodes de violence impliquant des terroristes lourdement armés, déployés par Shinawatra dans le but de se maintenir au pouvoir.

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Déclarer la guerre à l’extrémisme islamiste est un non-sens


Si la résolution HJ.84, intitulée Autorisation d'utilisation de la force militaire contre l’extrémisme islamiste, en est le signe, Obama aurait raison de penser comme cela. Parrainée par le Républicain Scott Perry et coparrainé par les Républicains Matt Salmon et Cynthia Lummis, le projet de loi créerait une longue liste des «organisations qui soutiennent l'extrémisme islamiste» qui deviendraient des cibles autorisées, alors que beaucoup de ces organisations n’ont rien fait contre l'Amérique. C’est une loi complètement dingue. – Doug Bandow

Par Doug Bandow – Le 24 juin 2016 – Source Strategic Culture

Tout le monde sait que le Congrès n’est qu’une assemblée de lâches.

La Constitution a déposé le pouvoir de déclarer la guerre entre les mains de la branche législative. Cela ne signifie pas simplement prendre note du fait que le président a bombardé ou envahi une autre nation. C’est au Congrès de décider s’il y aura guerre ou pas. Le délégué à la Convention Constitutionnelle, James Wilson, avait expliqué : «Il ne sera pas dans le pouvoir d’un seul homme, ou d’un seul groupe d’hommes, de nous impliquer dans une telle détresse; pour cela, le pouvoir important de déclarer la guerre revient au corps législatif, au sens large.»

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