Par Aris Roussinos – Le 6 août 2020 – Source Unherd

Un spectre hante l’Occident libéral : la montée de « l’État- civilisation ». Alors que le pouvoir politique de l’Amérique s’effrite et que son autorité morale s’effondre, les nouveaux adversaires eurasiens ont adopté le modèle de l’État-citoyen pour se distinguer d’un ordre libéral paralysé, qui va de crise en crise sans vraiment mourir, ni donner naissance à un successeur viable. Résumant le modèle de l’État-civilisation, le théoricien politique Adrian Pabst observe qu’« en Chine et en Russie, les classes dominantes rejettent le libéralisme occidental et l’expansion d’une société de marché mondiale. Elles définissent leurs pays comme des civilisations distinctes, avec leurs propres valeurs culturelles et institutions politiques uniques ». De la Chine à l’Inde, de la Russie à la Turquie, les grandes et moyennes puissances d’Eurasie tirent un soutien idéologique des empires pré-libéraux dont elles se réclament, remodèlent leurs systèmes politiques non démocratiques et étatiques pour en faire une source de force plutôt que de faiblesse, et défient le triomphalisme libéral-démocrate de la fin du XXe siècle.
Par
Et ainsi, le parti de la Résistance – les Démocrates – a terminé sa conférence solennelle de quatre jours d’informations cérémonielles et a envoyé son Primero Ingenioso Hidalgo alias Don Quichotte – alias Joe Biden, sur son cheval boiteux, cuirassé par les hosannahs des médias d’information, une sainte femme de couleur – Sancho Panza ? – à ses côtés pour l’aider, pointant sa lance d’instruction morale pour apporter amour, espoir et lumière à un monde enténébré par l’ombre de MAGA-Diablo, Trump-le-Terrible. De plus, Joe a promis de vaincre la Covid-19 et de guérir le cancer.

D’accord, je l’avoue, le titre est plutôt exagéré. Mais voici ce que j’essaie de dire : il y a des signes que la Russie intervient dans la crise biélorusse – enfin !
Comme tous les pays, la Russie a ses imperfections, et l’on peut toujours trouver des points à améliorer quant à ses stratégies, particulièrement vis-à-vis de la Guerre Hybride en cours contre le Bélarus, qui semble étrangement avoir pris le Kremlin de cours et l’avoir contraint à s’adapter à des tours et détours qu’elle aura manqué d’anticiper.