Par The Saker – Le 10 octobre 2021 – Source The Saker’s Blog
Il y a quelques années, j’ai écrit une chronique intitulée « Le Kosovo sera libéré » dans laquelle j’écrivais ce qui suit : « Le Kosovo sera le tout premier endroit en Europe où le pendule de l’histoire inversera son cours actuel ». Il semble maintenant que j’aie pu me tromper. Mais de combien ? Regardez ce gros titre aujourd’hui :
« Les Serbes de Bosnie vont « retirer leur accord » à la mise en place d’une armée, de taxes et de tribunaux communs, invoquant la « violence » du superviseur international ». Veuillez lire l’article dans son intégralité, car je ne vais pas me contenter de le répéter ici.
La grande question est la suivante : l’emprise des États-Unis, de l’OTAN et de l’UE sur la Republika Srpska va-t-elle se relâcher avant celle exercée sur le Kosovo ?


La seule tache sur notre conscience est que l’ONU, organisation supposément neutre, et les États-Unis, supposément alliés de ce pays, unissent leurs forces pour soutenir un groupe armé anti-gouvernemental dans le deuxième pays d’Afrique par la taille de sa population, visant à un changement de régime selon des méthodes considérées comme terroristes par Addis Abeba.
Washington ne sait pas trop quoi faire après la fin chaotique de la guerre « éternelle » de l’Amérique. Certains à Washington regrettent amèrement d’être sortis d’Afghanistan et plaident pour un retour immédiat ; d’autres veulent simplement passer à autre chose – à la « guerre froide » avec la Chine, bien sûr. Les cris suscités par la débandade initiale de l’Establishment et l’expression de sa douleur face à la débâcle du retrait de Kaboul indiquent toutefois à quel point l’accent presque obsessionnel mis sur l’obstruction de la Chine apparaît néanmoins comme une retraite humiliante pour les faucons américains, habitués à des interventions plus globales et illimitées.
Des camps se forment pendant la querelle entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Mais cette dispute n’a rien à voir avec l’ethnie, la religion ou la tribu. Il s’agit surtout de savoir qui pourra forger les nouvelles voies de transport régional.

« Dans la cosmologie chinoise, l’univers se crée à partir d’un chaos primaire d’énergie matérielle, organisé selon les cycles du Yin et du Yang et formé en objets et en vies. Le Yin est le principe réceptif et le Yang le principe actif, vu dans toutes les formes de changement et de différence, comme le cycle annuel (hiver et été), le paysage (ombre orientée vers le nord et luminosité orientée vers le sud), l’accouplement sexuel (féminin et masculin), la formation des personnages, hommes et femmes, et l’histoire sociopolitique (désordre et ordre). » [Feuchtwang, Stephan (2016). Les religions dans le monde moderne : Traditions et transformations].
