Par le Saker – Le 21 avril 2017 – Source The Saker

Maintenant que Trump a déjà intégralement trahi toutes ses promesses de campagne et que les 100 premiers jours de son mandat ne sont marqués que par le chaos total, l’incompétence, la trahison de ses amis et alliés les plus proches, une politique étrangère extrêmement dangereuse et totalement inefficace, beaucoup de gens disent « Je vous l’avais bien dit ! », « Comment pouvez-vous prendre ce clown au sérieux ? » et « Vous réveillez-vous enfin de votre état de délire ? » Oui, un survol de ce qu’a fait Trump depuis qu’il est entré à la Maison Blanche pourrait sembler donner raison à ces détracteurs. Mais en réalité, ils se trompent complètement. Permettez-moi d’expliquer pourquoi. Continuer la lecture
Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Amérique (voyez Céline) : la brutalité du pays, de sa population et de ses mœurs, la brutalité du terrain en fait ; la cruauté ensuite des contrôles et de cette police qui arrive à tuer 1200 citoyens par an tout en en contrôlant six millions (l’expression de camp de concentration électronique n’est plus métaphorique). C’est la brutalité de la matrice US qui se répand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l’Amérique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carcérale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents à ceux de la dépense militaire US dans le monde (42%), et ce n’est certainement pas par hasard.





Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.