L’aveuglement idéologique de la Gauche


Par Alban Dousset − 7 juillet 2017 − Source Youtube

Alban Dousset anime une chaine Youtube et est l’auteur de la série de vidéos sur ces Chroniques d’un éveil citoyen dont on a partagé quelques épisodes. Il revient avec une analyse de la gauche radicale dont l’aveuglement idéologique l’amène à soutenir ceux la même qu’ils prétendent combattre.

Pour compléter cette vidéo, voici une réponse de l’auteur sur Facebook à une internaute le 5 février 2018.

1/ Au sujet de mon orientation politique

Effectivement, j’ai beaucoup évolué sur le plan politique. Pour dire vrai, je ne me sens ni de gauche, ni de droite. Je considère que ce clivage parlementariste a pour but de diviser le peuple et je le condamne. Les orientations politiques « de gauche » ou « de droite » véhiculent l’une et l’autre une forme d’idéologie conduisant à une perception biaisée de la réalité – notamment sur la question des flux migratoires. J’ai justement réalisé une vidéo traitant de « l’aveuglement idéologique de gauche » [https://www.youtube.com/watch?v=FoM_33Ql9EY&t=890s] mais j’aurais très bien pu en réaliser une sur « l’aveuglement idéologique de droite »… L’objectif étant de conduire les gens à prendre du recul sur leurs croyances politiques et leur grille de lecture morale.

2/ Au sujet de l’immigration en général

En premier lieu, je ne crois pas que cela soit pertinent de considérer l’immigration comme une chose « fondamentalement bonne » (comme on le pense souvent à gauche) ou comme une chose « fondamentalement mauvaise » (comme on le pense souvent à droite).

Dans certains contextes, selon certaines proportions, l’immigration peut être bénéfique ou maléfique pour un pays, une société. L’immigration améliore la richesse (culturelle et économique) mais fragilise (cohésion sociale, identité nationale/religieuse et marché de l’emploi)…

Selon moi, la question des « politiques migratoires » et indissociable du libéralisme.

Pour survivre, le système capitaliste a besoin du libéralisme.

Ce dernier se caractérise par :

– La libre circulation des capitaux (très soutenue à droite) : qui permet aux flux financiers de traverser les frontières sans entraves, pour piller les pays pauvres en les surendettant et menacer les pays riches par l’intermédiaire des taux d’intérêts sur les dettes souveraines (afin que le Capital puisse grossir sans fin).

– La libre circulation des marchandises (au cœur du projet européen) : qui permet de trouver des « déboucher commerciaux », c’est à dire de contourner les limites de la croissance économique des pays riches et mettre la main d’œuvre de la Chine ou l’Ukraine en compétition directe avec la main d’œuvre nationale des pays « riches », la compétition au « moins-disant » ne pouvant que conduire à la baisse généralisée des salaires.

– La libre circulation des personnes (très soutenu à gauche) : qui permet maintenir les salaires au plus bas en mettant régulièrement les classes populaires, les ouvriers [pas les bobos comme nous, hein] en concurrence frontale avec des individus prêts à travailler pour n’importe quel salaire.
Mon point de vue est que depuis 50 ou 40 ans, le libéralisme est allé trop loin en matière de libre circulation des capitaux, des marchandises et des personnes. Je ne souhaite pas vivre dans une « autarcie nationale » mais revenir à une situation plus saine, plus maitrisée, pour le bien de tous.

3/ Sur la question des migrants

La France a une tradition humaniste qui la conduit à s’investir sur le plan humanitaire et c’est tout à fait louable.

D’une part, j’observe que cet « investissement humanitaire » ne consiste plus vraiment à apporter de l’aide sur place, mais à accueillir des personnes « en principe » sans en donner les « moyens réels ».

D’autre part, j’observe que la majorité des migrants n’ont pas le profil de « familles déshéritées » par la guerre et qu’il s’agit généralement de jeunes hommes. Pour beaucoup, ils viennent de pays dans une situation d’extrême misère ou que nous avons envahi avec notre armée – parfois pour des raisons économiques. Je condamne ces actions militaires ainsi que la misère et la destruction qu’elles occasionnent. Ces flux migratoires, nos « élites politiques » en sont en grande partie à l’origine et nos « élites économiques » espèrent en bénéficier. Cela aussi, je le condamne.

Bref, il me semble que la question des « politiques migratoires » souffre d’une approche trop clivante, trop morale (bien ou mal ?) et trop peu rationnelle (qui ? comment ? pourquoi ?) …

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Rendements décroissants


Par James Howard Kunstler – Le 21 août 2017 – Source kunstler.com

Ces deux mots sont la charnière autour desquels tourne la vie américaine – et le monde techno-industriel avancé, pour l’essentiel – vers l’obscurité. Ils représentent une infection dans les opérations critiques de la vie quotidienne, comme une maladie métabolique, nous entraînant vers le désordre et l’échec. Et ils sont tellement omniprésents que nous n’avons échoué à même remarquer l’échec croissant tout autour de nous.
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Hassan Nasrallah : en Corée du Nord, Trump va vers une guerre nucléaire mondiale


Par Sayed – Le 2 septembre 2017 – Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 31 août 2017, à l’occasion de la commémoration de la «Seconde libération» du Liban face aux groupes terroristes

Traduit et sous-titré par Sayed

https://www.youtube.com/watch?v=qpGABaJDCNg

Transcription

[…] Nous devons bien savoir, ô mes (chers) frères et sœurs, que le projet adverse (américano-israélien) dans la région s’écroule et tombe en pièces, et que les rêves américains et israéliens qui ont été bâtis sur Daech et sur ses sœurs et semblables parmi les groupes takfiris et terroristes, ces rêves et ces espoirs s’effondrent, et que c’est l’Axe de la Résistance qui a infligé une défaite à ce projet, avec l’aide de la Russie, pour être tout à fait franc et honnête.

Et comme pour toute victoire, il y a un prix (à payer). Si vous perdez, le prix (à payer) est clair. Mais même quand vous gagnez, il y a un prix à payer (mais bien moindre que celui de la défaite). Il est naturel que le Liban victorieux soit soumis à des pressions. Et de même pour la Résistance, qui assurément est soumise et sera soumise (davantage encore) à des pressions.

Aujourd’hui, une machine (de propagande) énorme œuvre (jour et nuit) à présenter le Hezbollah comme un danger, un groupe destructeur, un problème que (vous), les Libanais, le peuple libanais, devez vous efforcer de résoudre. Demain, ils vont vous créer un (nouveau) problème (de toutes pièces) maintenant qu’on en a fini avec Daech et al-Nosra.

Quelqu’un de cynique pourrait nous dire : pour que votre tour ne vienne pas, laissez (subsister) Daech et al-Nosra (au Liban), pourquoi êtes-vous pressés (d’en finir avec eux et de redevenir la cible principale des USA) ? Voilà si on veut réfléchir de manière cynique. Mais si on pense à l’intérêt national, à la sécurité des gens, de nos proches, à leur bonheur et à leur tranquillité, on réfléchit différemment.

Les Américains vont donc revenir à la charge et dire, au service d’Israël : « Ô gouvernement, État, partis et peuple libanais, vous avez un problème (majeur) qui s’appelle le Hezbollah. Comment comptez-vous le résoudre ? Le Hezbollah, sa puissance qui augmente (de jour en jour), l’accumulation (d’armes)… » C’est vous qui parlez de l’augmentation de notre puissance. « Sa puissance qui grandit, ce qu’il peut bien faire et préparer, etc. Cela constitue un (gros) problème. Nous devons le résoudre. » Mais ils veulent le résoudre dans l’intérêt de qui ? Dans l’intérêt d’Israël. Certes pas dans l’intérêt du Liban.

Le Hezbollah ne représente pas un danger, ni pour le Liban, ni pour le peuple libanais, ni pour l’État libanais. Certes, le Hezbollah représente un danger pour l’occupation israélienne, les appétits d’Israël, et l’hégémonie américaine, ainsi que le projet takfiri. Nous serons donc soumis à des pressions. Et on nous présentera comme le danger, alors qu’en vérité ce sont bien les États-Unis qui constituent aujourd’hui le danger. C’est cette administration, l’administration Trump qui constitue le danger.

Qui est-ce qui met actuellement le monde au bord du gouffre d’une guerre nucléaire mondiale avec la Corée du Nord ? Aujourd’hui, (le sort) du monde est suspendu entre deux personnes, indépendamment de ce qu’on pense de l’un et de l’autre : Trump et Kim Jong-un. Le sort du monde est entre les mains de ces deux gens-là. Dieu seul sait ce qu’ils vont faire. Comment ils vont agir, où est-ce qu’ils vont mener la planète, Dieu seul le sait. Tel est le véritable danger.

Aujourd’hui, l’administration Trump a amené les relations avec la Russie au pire niveau, et les relations avec la Chine au pire niveau, au bord de la guerre avec la Chine, en conséquence des tensions en mer de Chine méridionale. Les menaces de guerre continues contre le Venezuela, le renouveau de la guerre en Afghanistan, les menaces d’annulation de l’accord nucléaire avec l’Iran, l’attisement des discordes inter-arabes… Y a-t-il quelqu’un (d’assez crédule) pour croire que cette crise entre les pays du Golfe, entre l’Arabie saoudite, les Émirats (et le Bahreïn aussi) d’une part, et le Qatar d’autre part, les États-Unis ne sont pas capables de la régler ? Par Dieu, ils peuvent la régler en une heure, une demi-heure, un clin d’œil de la part de Trump ou de ses proches, et cette crise serait réglée. Non ! Les États-Unis veulent ces luttes, ces guerres, etc. Ce sont eux le danger.

Cette administration, cette mentalité qui veut réinstaurer l’hégémonie et s’accaparer le pétrole, l’argent et le gaz, et protéger Israël, (qui est aujourd’hui) inquiet et apeuré. Ce sont eux qui représentent un danger, pas le Hezbollah. Aujourd’hui, la continuation de la guerre contre le Yémen, et l’intensification de cette agression, surtout durant ces dernières semaines, les massacres horribles perpétrés par l’aviation saoudienne contre des civils yéménites désarmés, et qu’on ne peut que condamner. Cette guerre est une guerre américaine par excellence. Si les États-Unis voulaient que cette guerre cesse, elle cesserait en une demi-heure. Cela ne (leur) pose aucun problème.

Ceux qui représentent une menace pour la région aujourd’hui, ce sont les États-Unis. Même le Pakistan, l’allié historique des États-Unis, cette administration a exercé de fortes pressions sur eux, a insulté leur armée, a insulté leur peuple et a insulté leur État, et c’est pourquoi ils sont sortis par millions il y a quelques jours pour manifester contre la politique américaine, l’intimidation américaine et les insultes américaines au Pakistan et à l’armée du Pakistan.

Qui donne le champ libre à Israël dans la région, si ce n’est les États-Unis ? Et plus dangereux encore, nous sommes peut-être face à la formulation d’une nouvelle politique américaine visant à imposer un nouveau modèle après la fin de Daech, un modèle nouveau de terrorisme, sous de nouveaux titres, de nouvelles dénominations et de nouveaux slogans.

Nous devons faire face à ces pressions, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Comment y faire face en tant que Libanais ? C’est par la persévérance, la convergence et l’unité que nous parviendrons à surmonter cette étape. […]

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Les leçons à tirer du face à face indo-chinois à la frontière


Par Gerry Brown – Le 1er septembre 2017 – Source CounterPunch

L’affrontement entre la Chine et l’Inde à la jonction Donglang / Doklam (jonction de l’Inde, de la Chine et du Bouthan), a pris fin au bout de deux mois. Les deux camps ont crié victoire.
 
L’Inde a souligné le double retrait, ou retrait simultané, (elle a utilisé le terme euphémique de « désengagement ») des deux camps de la zone contrôlée par la Chine (également revendiquée par le Bhoutan) dans laquelle les troupes indiennes avaient fait intrusion. En ce qui concerne la Chine, elle a confirmé que les 50 derniers soldats indiens avaient quitté la région, sans dire que les troupes chinoises s’étaient aussi retirées. Ce que Pékin a dit, c’est qu’il continuerait à « maintenir une présence militaire et à patrouiller » la région, et à « ajuster et déployer » ses forces en fonction de la situation.

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Le dernier drapeau rouge pour le pétrole de schiste aux États-Unis


Par Nick Cunningham – Le 21 août 2017 – Source oilprice.com

Permian
L’industrie du pétrole de schiste (IPC) des États-Unis passe par des temps difficiles depuis quelques semaines, avec un nombre croissant de rapports suggérant que cette dernière est confrontée à beaucoup plus de problèmes financiers que beaucoup d’analystes ne l’avaient prévu. Maintenant, un nouveau rapport ajoute d’autres preuves à l’idée que l’IPC perd de son éclat dans un marché à 50 $ le baril, les producteurs renonçant aux puits de pétrole de schiste en faveur de puits plus anciens.
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Hassan Nasrallah : Israël est au désespoir face aux défaites de Daech


Par Sayed – Le 30 août 2017 – Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 28 août 2017, à l’occasion de la Seconde Libération, suite à la capitulation complète des terroristes de Daech et d’Al-Nosra au Liban

Traduit et sous-titré par Sayed

https://www.youtube.com/watch?v=LW49c8DqRwM

Transcription

[…] Nous sommes donc véritablement face à une très grande victoire (face à Daech au Liban). Partant de là, il faut considérer que le 25 mai 2000, nous avons expulsé l’Occupant sioniste (du Liban), et qu’aujourd’hui, nous tous (les armées syrienne et libanaise et la Résistance) avons expulsé l’occupant terroriste takfiri. C’est là une des similitudes fondamentales.

Sur la frontière, des territoires vastes et sensibles (des montagnes, des hauteurs, des positions stratégiques) étaient aux mains des sionistes, et ici également, de vastes étendues, des montagnes, des hauteurs, des collines, des positions stratégiques étaient aux mains des takfiris. À la frontière, de l’autre côté de la frontière internationale, les Israéliens représentaient une menace en permanence et c’est toujours le cas, et les takfiris représentaient une menace à chaque instant contre tout le Liban, et en particulier contre toute la Bekaa, pas seulement contre Baalbeck-Hermel et les villages frontaliers.

Dernièrement, tout le monde sait qu’il planifiait là-bas, dans le Jurd de Ersal, Daech préparait des opérations suicide et des attentats à Zahlé et dans les villages alentour, mais les services de renseignement de l’armée libanaise les ont découverts avant que les opérations ne soient menées.

Aujourd’hui, nous sommes face à cette réalité. Et peut-être qu’il viendrait à l’esprit de certains de dire « ô Sayed [Nasrallah], en ce qui concerne Israël, c’est une chose très différente (de ce qui se passe aujourd’hui). » Mais non, c’est une continuation. Jour après jour, il est démontré que Daech et tous ces groupes takfiris ont été créés par le pouvoir américain et ont combattu pour réaliser le projet israélien. Ils ont combattu (dans les intérêts) du projet israélien. Et ce que ces groupes terroristes takfiris ont offert à Israël, Israël n’avait jamais pu l’obtenir durant des décennies.

Et plus dangereux encore… Je ne veux pas classer ces deux dangers, car je considère que ces groupes terroristes combattent au sein même du projet américano-israélien, qu’ils le sachent ou non. Leurs dirigeants le savent avec certitude. Les dupes sont les combattants qui se sont laissés berner par les slogans mensongers et superficiels. Israël est un projet d’occupation et d’hégémonie. Israël est un projet d’occupation. Les États-Unis sont un projet d’hégémonie. Daech et les autres groupes takfiris sont un projet d’extermination. D’extermination de tout ce qui est différent (d’eux) : musulman, chrétien, Sabéen, Yazdi, absolument tout. C’est un projet d’extermination. L’extermination de l’homme, de l’Histoire, de la civilisation, de la société, de toutes choses. Et ensuite, lorsque notre région aura été détruite, ses armées, ses régimes, ses États, ses institutions, sa structure sociale, elle sera offerte (sur un plateau d’argent), apprêtée, cuite à point, rôtie et farcie à l’Amérique et à Israël, pour qu’ils s’en emparent et imposent leurs conditions à tout le monde.

Et c’est pourquoi, aujourd’hui, qui donc verse des larmes sur le sort de Daech en Syrie, dans le Qalamoune, en Irak ? Netanyahou et les responsables israéliens! Ce sont eux qui pleurent (à chaudes larmes) et qui poussent des lamentations (éplorées) ! Actuellement, leur problème avec l’administration de Trump est qu’elle s’est engagée à faire de l’éradication de Daech sa priorité, cette administration même qui reconnait que c’est l’administration d’Obama (et Clinton) qui a créé Daech.

C’est pour cela que personne ne doit venir nous dire qu’il y a une grande différence entre la libération du Sud-Liban en 2000 face à Israël et cette bataille (contre Daech), et que la libération du Sud vient en première place (d’importance), et que celle de nos frontières est au 10e rang (par exemple), en aucune façon ! La libération du Sud-Liban face à Israël vient en premier, la libération de nos frontières face à Daech est tout de suite en deuxième position ! Car c’est une continuation de la bataille contre Israël.

Lisez les déclarations et la presse israéliennes. Les Libanais et les Arabes ne lisent (malheureusement) pas beaucoup. Lisez ce qu’ils disent, ce qu’ils écrivent, surtout ces jours-ci, avec l’éradication de Daech en Irak, en Syrie et au Liban, afin de bien vous rendre compte que Daech est un véritable projet israélien.

Nous sommes donc bel et bien face à la Seconde Libération du Liban. La date de la Première Libération est le 25 mai 2000. La date de la Seconde Libération, pour l’Histoire, est aujourd’hui (28 août 2017). Je ne parle pas du jour qui sera sélectionné pour une commémoration annuelle de cet événement. Aujourd’hui, nous devons écrire… La dernière fois, dans le calendrier, la date d’aujourd’hui, le 28 août 2017, était vide (de toute commémoration). Mais pas pour 2018. Par la volonté de Dieu, ce jour et ce mois a été gravé dans l’Histoire par l’Armée libanaise, l’Armée syrienne et les combattants de la Résistance islamique au Liban. Cela a été écrit aujourd’hui (dans les annales de l’Histoire) : le 28 août 2017 est le Jour de la Seconde Libération, qui sera enregistré comme un jour glorieux dans l’Histoire du Liban et l’Histoire de la région.

Maintenant, que le gouvernement libanais (dirigé par le pro-saoudien Saad Hariri et sa coalition du 14 mars, face au mouvement du 8 mars du Hezbollah et de ses alliés) la reconnaisse ou pas, c’est son problème, tout comme ce qui s’est passé le 25 mai 2000. La situation était quelque peu différente à l’époque : cette date avait été décrétée jour de fête nationale, puis a été supprimée du calendrier à l’époque d’un des Premiers ministres précédents. Mais ensuite, Dieu merci, un chef de gouvernement suivant a refait de l’occasion du 25 mai un jour de commémoration à respecter.

Nous avons maintenant une occasion à commémorer : le 28 août 2017. Je ne parle que de l’événement historique qui a eu lieu le 28 août, je n’écris pas l’histoire de moi-même. Mais aujourd’hui, il n’y a plus aucun daechiste, takfiri, membre du Front al-Nosra ou tout autre terroriste sur le moindre grain de sable, la moindre montagne ou la moindre colline du Liban. C’est à cette date (que cet événement s’est produit). Après, si le gouvernement souhaite garder cette date, ou choisir le 27 août, le 25 août, le 31 août, ou le 3 septembre (pour la commémoration), je n’ai aucun problème. Je ne précède personne, je ne parle que de (la date de) l’événement historique.

Sur cette base, je souhaite conclure par cet appel : vous vous rappelez que le 25 mai 2000, c’est tout le Liban qui a gagné, et le Liban était heureux de cette victoire, à l’exception de ceux qui avaient placé leurs espoirs dans l’occupation israélienne, et il y en avait (un certain nombre) dans le pays, et de ceux qui avaient placé leurs espoirs dans l’armée d’Antoine Lahd. Et c’est pourquoi ce jour-là, il y avait une majorité de Libanais heureux, et une minorité de gens dont les visages étaient assombris (par l’amertume) car leurs projets s’étaient effondrés.

Aujourd’hui… Mais en 2000, les gens les plus heureux, malgré le fait qu’il s’agissait d’une journée, d’une fête et d’une victoire nationales, ce sont les habitants du Sud, les habitants du Sud du Liban et de Jabal Amel qui étaient les plus heureux de tous face à cette victoire et à cette Libération. La raison en est simple : c’est parce que l’occupation avait eu lieu sur leurs montagnes, leurs collines, leurs villes, que ce sont leurs fils et leurs filles qui étaient emprisonnés, on tirait sur leurs paysans et leurs agriculteurs, et une menace quotidienne pesait sur eux. On se souvient des bombardements contre Saïda et Nabatiye et des têtes arrachées des enfants et des écoliers dans les rues. Il est tout à fait normal que les habitants du Sud, qui sont ceux qui ont le plus souffert et se sont le plus sacrifiés, aient été (les plus) heureux le 25 mai 2000.

Aujourd’hui, tout le Liban a gagné, et en toute logique, la grande majorité (de la population) est heureuse, à l’exception de ceux qui ont placé leurs espoirs sur le Front al-Nosra, sur Daech et sur les États régionaux et les puissances mondiales qui se tiennent derrière eux. Il est compréhensible qu’ils soient fâchés, attristés et consternés, et qu’ils présentent leurs condoléances, c’est normal. Et il y a quelques jours, deux ou trois semaines, ils nous ont insultés, injuriés, calomniés, mais qu’ils agissent à leur guise. Nous comprenons leur tristesse et leur douleur.

Mais en toute certitude, la grande majorité des Libanais est heureuse, car sans ces confrontations (victorieuses) depuis plusieurs années jusqu’à ce jour, Daech, le Front al-Nosra et leurs semblables auraient pu s’emparer de la Bekaa, du Nord et parvenir à d’autres endroits du Liban et on aurait vécu une catastrophe. Voyez donc ce qui s’est passé dans les pays et les sociétés autour de nous (Syrie, Irak, Libye). Mais il est également naturel que les gens les plus heureux de cette Seconde Libération sont notre noble peuple de la Bekaa. Car ce sont eux dont les montagnes étaient occupées, ainsi que les Jurds et les champs, à qui on envoyait des voitures piégées et des kamikazes, contre Hermel, la Bekaa, et Ras Baalbeck, et toute la région était menacée jusqu’à Zahlé et toute la Bekaa, et aujourd’hui que ce cauchemar se dissipe de leurs montagnes, de leurs collines, de leurs Jurds, de leurs maisons et de leurs terres, il est certain qu’ils vont être les plus heureux de tous.

Car ils ont souffert plus que tous, et dans cette bataille, c’est parmi eux qu’il y a eu le plus de sacrifiés (martyrs). Il est vrai que nos frères, nos familles et les officiers et soldats de l’Armée libanaise venaient de toutes les régions du Liban et ont combattu sur ce front, mais il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui, dans la Bekaa, il n’y a aucun village, surtout à Baalbeck-Hermel, où ne se trouvent pas un, deux ou trois martyrs, et un, deux ou trois blessés. Les habitants de la Bekaa ont également façonné cette victoire par le sang de leurs bien-aimés et de leurs enfants, la prunelle de leurs yeux, les meilleurs éléments d’entre leurs jeunes gens. Sans parler des blessés qui sont toujours dans les maisons et dans les hôpitaux. C’est pourquoi il est normal qu’ils se réjouissent, se félicitent et s’enorgueillissent de cette victoire qui est une victoire nationale de manière générale, mais aussi tout particulièrement une victoire pour la Bekaa. […]

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D’abord ils sont venus pour les nazis et les pédophiles…


Saker US

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Par le Saker – Le 30 août 2017 – Source The Saker

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.

Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas social-démocrate.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus me chercher,
il ne restait plus personne
pour protester. »

Martin Niemöller (1892–1984)

Je dois commencer cette analyse en vous demandant votre compréhension pour les nombreuses citations intégrales que j’y introduirai. Dans des circonstances normales, je vous aurais simplement fourni des liens, mais compte tenu du sujet que je vais traiter, et du nombre de choses qui « disparaissent » subitement d’Internet, les citations intégrales sont probablement la meilleure solution. Le sujet dont je veux m’occuper est la répression brutale de la liberté d’expression par les Anglosionistes par le biais de leurs « entreprises loyales ». Continuer la lecture

Comment l’État profond entrave Trump


« Les acteurs de l’État profond des États-Unis ont entravé l’action du président Trump sur les sanctions russes et sur d’autres sujets de politiques étrangère et économique, mais cela ne signifie pas que la lutte est terminée » écrit l’ex-diplomate britannique Alastair Crooke.


Par Alestair Crooke – Le 26 août 2017 – Source consortiumnews

Le président Trump s’est retrouvé pieds et poings liés dans sa politique étrangère suite à la loi sur les sanctions contre la Russie et l’Iran. Il a été réduit à l’«impuissance» dans sa politique de détente avec la Russie – tel Gulliver – méchamment, par son propre parti, allié avec les démocrates, pour vider de leur substance les prérogatives constitutionnelles de Trump en politique étrangère – et les transmettre au Congrès.

Le président Donald Trump annonce la nomination du général H.R. McMaster comme nouveau conseiller de sécurité nationale le 20 février 2017. Image de Whitehouse.gov

Et, autre humiliation, Trump a été laminé par ses surveillants militaires, les généraux James Mattis, HR McMaster et John Kelly, sur sa politique afghane : il a abandonné le contrôle civil de l’expédition militaire en Afghanistan à McMaster et Mattis – le premier étant l’auteur présumé de la nouvelle politique afghane. Le président a également été laminé sur ses prérogatives militaires à l’étranger – en tant que commandant en chef – par son triumvirat de surveillants militaires à la Maison-Blanche. La direction civile a laissé la place aux militaires.

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Votre bitcoin n’est plus anonyme


Les impôts américains sont en passe de suivre les détenteurs de bitcoins avec de nouveaux outils d’analyse de la blockchain.


Par Mac Slavo – Le 25 août 2017 – Source shtfplan.com

bitcoin-2
Le mois dernier Brandon Smith le fondateur du site alt-market.com a averti que bitcoin pourrait ne pas être du tout ce qu’il est supposé être en termes d’anonymat présumé :

Pendant des années, l’un des principaux atout original de bitcoin était qu’il était « anonyme ». Cela m’a toujours surpris que tant de personnes dans le mouvement de la liberté aient acheté cette escroquerie. Surtout après les révélations exposées par Edward Snowden et des organisations comme WikiLeaks, il est absolument stupide de croire que tout ce qui se trouve dans le monde numérique est vraiment « anonyme ». Les États-Unis ont prouvé qu’il n’y a pas d’anonymat, même dans le monde du bitcoin, depuis un certain temps, alors que de multiples arrestations ont été opérées en utilisant un traçage des bitcoins lorsque le FBI a décidé que c’était dans son intérêt. Autrement dit, lorsque les fédéraux veulent suivre les transactions en bitcoin, ils le peuvent, peu importe la façon dont les personnes impliquées ont couvert leurs actions.

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Quand le papillon bat des ailes


Par James Howard Kunstler – Le 28 août 2017 – Source kunstler.com

Résultats de recherche d'images pour « butterfly flaps »

Il reste à voir quel sera l’impact si Mère Nature mettait la quatrième ville de la nation hors service. Et pour combien de temps ? Il est possible que Houston ne se remette jamais entièrement de l’ouragan Harvey. L’événement pourrait dépasser les dégâts physiques causés par l’ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans. Il se peut qu’il fasse faire faillite à de grandes compagnies d’assurance et augmente considérablement le risque de faire des affaires partout dans le Golfe et les côtes atlantiques des États-Unis – ou au moins efface la perception qu’il y a la garantie que les pertes sont récupérables. Il peut même s’agir du cygne noir qui révèle l’hyper-fragilité d’un système financier axé sur les États-Unis.
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