Par Alastair Crooke – Le 19 avril 2021 – Source Strategic Culture
Si nous considérons le Moyen-Orient comme un réseau complexe, il est possible de discerner un certain nombre de dynamiques qui arrivent maintenant au point de changer complètement la matrice régionale – pour la mettre sur une nouvelle voie.
Certaines « graines » ont été semées il y a quelque temps : En 2007, à Munich, le président Poutine faisait remarquer à un auditoire majoritairement occidental que l’Occident avait adopté une position d’opposition à l’égard de la Russie, en la défiant. « D’accord », a dit Poutine, « Nous acceptons le défi, et nous allons le gagner ». Sa déclaration a été accueillie avec une franche dérision par le public de Munich.
Par
Voici quelques chiffres, nous allons commencer par deux d’entre eux, 447 millions et 4,67 milliards. Ces deux chiffres en disent long, et sont à la base du déclin de l’Amérique et de son comportement de plus en plus irrationnel qui pourrait, en citant le célèbre tube de Bachman Turner, Overdrive, nous amener au proverbial « ain’t seen nothing yet / Vous n’avez encore rien vu ». Le premier chiffre correspond à la population de l’Union européenne, tandis que le second correspond à la population de l’Asie. La population de l’Asie représente 
Avant de nous pencher sur ce qui vient de se passer en Ukraine, nous allons d’abord rappeler la séquence des événements qui ont conduit à la situation actuelle. Je vais essayer de faire un court résumé (en sautant beaucoup de détails) point par point :
Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.

