«Je voudrais gouverner dans une telle perfection, seigneur, que mon règne surpassât l’âge d’or.» William Shakespeare : La Tempête, Acte II, scène 1
Par jimmie – Le 15 juin 2015 – Source Yourdailyshakespeare
Je finis mon café, fermai mon livre, payai l’addition et m’apprêtai à partir. Soudain, l’inconnu assis à la table voisine, auquel je donnerais à partir de maintenant le titre de L’INCONNU, m’adressa la parole. «Puis-je vous poser une question? Vous êtes un client régulier de cet établissement. J’ai pu constater que vous lisiez lentement, marquiez des annotations dans vos livres, que vous faites souvent des pauses, plongé dans vos réflexions… De ces observations, je déduis que vous êtes un libre-penseur, et, par corollaire, un esprit libre. J’aimerais donc connaître votre opinion ; qui bénéficiera de votre bulletin lors des prochaines élections? Bush ou Clinton? Vous agréez, j’en suis sûr, à l’opinion suivant laquelle les élections sont la manifestation ultime de la Démocratie, la Démocratie étant l’ultime manifestation de la Liberté. Et un libre-penseur, par définition, doit placer la Liberté en très haute estime.»


La stratégie, c’est comme une rue à double sens. Mais de nombreux commentateurs agissent comme si la formulation d’une stratégie est de même nature que la résolution d’un problème d’échecs. Les problèmes d’échecs sont des arrangements construits artificiellement sur un échiquier où le but est de trouver une série de mouvements qui ne laisse à l’autre côté aucune place pour échapper à un échec et mat en trois ou quatre coups. Les sortes de conflits qui nous assaillent ces jours-ci, cependant, sont plus que le jeu d’échecs lui-même, mais un jeu dans lequel il n’y a pas de séries continues et prédéterminées de mouvements qui garantiront la victoire à chaque fois. Chaque nouvelle situation dépend des actions du camp adverse, comment nous réagissons à eux, comment ils répondent à nos réactions, et ainsi de suite.
Par Dmitry Kalinichenko – Le 9 juillet 2015 – Source