L’étrange silence de la justice française face aux demandes brésiliennes, et l’incurie remarquable des autorité françaises, qui pourraient bien être à l’origine d’une nouvelle affaire Alstom.
Par Jean-Maxime Corneille

La justice brésilienne, qui enquête actuellement sur les actes de corruption de la filiale du groupe CARREFOUR dans son pays, est très insatisfaite de la coopération de la justice française. Après avoir transmis de nombreuses pièces à son homologue, et en dépit d’investigations communes conduites depuis plusieurs semaines, la place Vendôme ne répond désormais plus aux demandes de coopération des magistrats brésiliens. Dans un contexte d’opération « main propre » au Brésil, qui a décimé la classe politique latino-américaine « et dont certaines ramifications intéressent les magistrats français », 1 les procureurs brésiliens Julio Noronha et Orlando Martello l’ont relancée à deux reprises courant avril 2019, mais leurs requêtes sont restées sans réponse. Vu depuis Brasilia, on estime que la France a enterré le dossier pour protéger l’entreprise. Il semble clair en tout cas que les autorités françaises font preuve d’un manque de bonne volonté caractérisé.
- « « Lava Jato », les dessous de l’opération mains propres qui divise le Brésil » (Le Point, 17-6-19) ↩


Juste au moment où les choses semblaient se régler un peu, notre conflit avec la Chine est soudainement passé à une nouvelle phase dangereuse. Ce n’est plus simplement une «guerre commerciale» et nos relations avec la Chine ne seront plus jamais les mêmes. Comme vous le verrez ci-dessous, le président Trump vient de qualifier le président chinois Xi Jinping d’«ennemi», et les Chinois vont prendre cela très au sérieux.
Lorsque Zelenskii est arrivé au pouvoir, il aurait pu choisir entre deux options fondamentales. Ces options étaient à peu près celles-ci :

Donald Trump a récemment ordonné à des sociétés américaines de déplacer leur production hors de Chine vers les États-Unis. Plus facile à dire qu’à faire ! Ou plutôt à défaire. Le transfert de la production en Chine (et, dans le cas des technologies de l’information, en Inde) a permis aux entreprises américaines de profiter de l’écart salarial important et d’un environnement réglementaire moins strict afin d’être plus rentables. Elles ont dépensé ces profits excédentaires en rachetant leurs propres actions, en versant de généreux dividendes à leurs actionnaires et en utilisant leurs cours artificiellement gonflés pour justifier les salaires et primes exorbitants des dirigeants.