Par Moon of Alabama – Le 4 avril 2022
La journée d’hier a été marquée par trois événements politiques importants, dont l’issue n’est pas satisfaisante pour les États-Unis et leurs acolytes européens.
Au Pakistan, le parti Muttahida Qaumi Movement-Pakistan (MQM-P) a quitté la coalition gouvernementale. En outre, certains membres du parti PTI du premier ministre Imran Khan ont changé de camp. L’opposition au Parlement prépare un vote de défiance contre lui. Au même moment, un rapport de l’ambassadeur pakistanais aux États-Unis indiquait que des responsables américains avaient prévenu que le Pakistan resterait sur leur liste d’ennemis tant qu’Imran Khan resterait en poste.
Cet avertissement a été compris comme un appel à un changement de régime avec des rumeurs disant que des pots-de-vin permettraient un vote décisif contre Khan.
L’alliance Quad, comportant l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis, et bâtie à l’initiative de ce dernier pays, pourrait être au bord de l’effondrement si l’on en croit Subramanian Swamy, l’influent idéologue du BJP, qui a prévenu : Washington pourrait expulser New Delhi du bloc si cette dernière décidait de concrétiser son projet d’achat de missiles de défense S-400.
La situation change rapidement en Asie, et l’Inde se trouvera rapidement dans une position difficile.


Après la dissolution de l’ancienne Union soviétique, l’ajustement de l’Inde, après la guerre froide, à la politique étrangère reposait sur l’idée selon laquelle Delhi devrait s’en tenir au principe proverbial « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » pour ce qui concerne les États-Unis.
