L’Ukraine c’est l’Europe


Par le Saker original – Le 22 juin 2015 – Source : thesaker.is

Європа – це Україна !
Envisagent-ils de nous traiter quelque peu avec respect ?
Il peuvent astiquer leurs médailles, aiguiser leurs sourires,
nous amuser et nous distraire avec leurs jeux universels ;
Boom Boom, Bang , Bang, tu tombes et tu est mort.
Roger Waters

Les Maïdanites ont leur grand slogan “Україна – це Європа!”, «l’Ukraine c’est l’Europe». C’est un peu court, emphatique, et c’est largement inapproprié – même si cela a rassemblé avec succès. Comme prévu, il a fallu moins d’un an aux Ukronazis pour montrer au Monde ce que cela représentait en terme de violence, de corruption, de droits humains, d’organisation sociale et de culture, etc… L’Ukraine est beaucoup plus une sorte d’État africain failli que n’importe quel pays européen, et il serait bien plus approprié de dire : «L’Ukraine c’est l’Afrique». [Note du Saker: Après le passage de l’occident … ]

The Ukraine is Africa!

Aussi le slogan : “Україна – це Європа!” est-il l’antithèse de la vérité, particulièrement si on creuse un peu autour.

Європа – це Україна !

Réfléchissons à ce que la guerre civile ukrainienne démontre au sujet de l’Europe.

Elle a démontré que l’UE est une colonie US sans volonté et sans voix, dépourvue de toute politique étrangère originale. Que ses dirigeants ne sont pas moins corrompus que ne le sont les politiciens Ukrainiens, (Et je ne suis pas sûr que les uns soient plus chers que les autres à acheter.) La crise a aussi démontré qu’il n’y a qu’une faible marge de respectabilité dans leur usage systématique des doubles standards. Sur ma vie, je ne pense pas qu’il y ait plus de raisons de traiter Porochenko, Bokassa, ou Mobutu de plus corrompus ou sans valeur morale que Merkel, Hollande, ou Cameron.

Les politiques européens sont montés au front pour défendre les droits supposés des homosexuels, mais quand de vrais Nazis utilisent des armes de guerre contre des villes entières (y compris des armes chimiques et des missiles balistiques), les nobles européens regardent ailleurs ou fournissent aux Nazis plus d’argent, d’armes, et de mercenaires.

De nombreux hommes politiques russes ont rapporté que lors de leurs conversations privées avec des diplomates européens, ces derniers ont maintes fois admis qu’ils comprenaient complètement la position de la Russie, mais qu’ils ne pouvaient pas le dire ouvertement. Ainsi, ils savent, mais soutiennent le mauvais côté.

Ensuite, il est devenu progressivement clair que la bureaucratie européenne ne s’inquiète pas de ce que peut penser la majorité des Européens sur la Russie, et pas seulement au sujet de l’Ukraine. Aussi sur la Grèce ou l’expansion européenne en Europe centrale. En fait, les élites compradores de l’UE ne traitent pas leurs propres peuples avec plus de précautions qu’il ne le font avec leurs supposés principes. Depuis des années, l’Union européenne a adopté des lois et des règles qui s’opposent catégoriquement aux intérêts objectifs et à la volonté de la majorité des Européens; et elle continue à agir de même aujourd’hui.

Bien qu’ils n’aient certainement pas été des saints, les anciens dirigeants européens (de Gaulle, Mitterrand, Schmidt, ou même Thatcher), avaient au moins leur propre vision politique et n’étaient pas des marionnettes manipulées par la Maison Blanche. Je soutiens aujourd’hui que les leaders de l’UE ne sont pas moins les marionnettes des USA que Porochenko.

Il est réellement merveilleux pour moi de voir que les mêmes Européens qui ont l’arrogance et le culot de dire à la Russie que le futur de l’Ukraine n’est pas son affaire (c’est, textuellement, ce qu’ils déclarent), acceptent aussi que, dans le futur, l’Ukraine soit totalement contrôlée par les USA.

En plus, comme leurs homologues ukrainiens, les politiques européens ont apparemment perdu tout espoir de garder un quelconque respect de la part de leurs propres peuples : en Europe, de même qu’en Ukraine, l’autorité de l’État est basée sur leur pouvoir, alors qu’en Russie le pouvoir de Poutine est basé sur son autorité.

Finalement, de même qu’en Ukraine la partie sud du pays est entrée en résistance, et quand c’est possible en révolte, de même dans l’UE verrons-nous une zone de révolte de l’Espagne à la Grèce.

En effet, l’UE est immensément plus riche que l’actuelle Ukraine dévastée.

Mais c’est écrit sur les murs : l’Ukraine est devenue l’Afrique et l’Union européenne est en train de devenir l’Ukraine.

The Saker.

Traduit par Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Le dernier espoir de Kiev : la planche à billets, c’est parti

 

Valentin Katasonov

Valentin Katasonov

Par Valentin Katasonov – Le 13 juin 2015 – Source strategic-culture

Yury Loutsenko, député et chef du parti de Petro Porochenko , a indiqué que la Banque nationale de l’Ukraine a lancé la planche à billets. Il est prétendument allé de l’avant après que le Premier ministre Arseni Iatseniouk lui a donné son approbation. Peu de gens on noté cette information. Ioulia Timochenko a rapidement confirmé la nouvelle (elle est une dirigeante de l’opposition). Elle a dit que l’émission incontrôlée sans contrepartie doit cesser. En janvier l’émission s’est élevée à 31 Mds de hryvnias.

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Michael Hudson : L’Ukraine, la Russie, état des lieux finance et économie [1/3]


The Saker

The Saker

Par le Saker Original – Le 10 juin 2015 – Source thesaker.is

Chers amis

C'est un immense privilège et un honneur de vous faire part de mon entrevue avec Michael Hudson, que je considère comme le meilleur économiste en Occident.

Le Saker

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Chronique d’un effondrement annoncé


Par Alexandre Rodjers – Le 14 juin 2015 – Source : Fort Russ

Les incendies de dépôt pétrolier, signes d'un effondrement général en Ukraine

On ne peut s’empêcher d’avoir recours à l’humour, quand on relate les incendies non maîtrisés autour de Kiev ou dans Kiev même. Forcément, avec des expressions comme «combattre le feu par l’épuisement» et «explosions prévisibles», la langue de bois officielle fait sourire.

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Georges Soros génial !
La corruption dans tous ses états, du grand art


F.William Engdhal

F.William Engdhal

Par F. William Engdahl – Le 14 juin 2015 – Source neo.org

Le public a rarement l’occasion de pouvoir jeter un œil dans le monde corrompu des oligarques occidentaux et les manipulations éhontées qu’ils fomentent pour accroître encore leur fortune aux dépens des biens publics. L’occasion nous vient ici d’avoir accès à la correspondance du milliardaire né hongrois, spéculateur maintenant naturalisé américain, George Soros.

Georges Soros

Le groupe de hacker CyberBerkut a mis en ligne des lettres présumées écrites par Soros qui ne le montrent pas seulement comme le marionnettiste en chef du régime pro-américain de Kiev. Elles montrent aussi les machinations en accord avec le gouvernement américain et des responsables de l’Union européenne dans une combine qui, si elle réussit, pourra lui faire gagner des milliards grâce au pillage du patrimoine ukrainien. Tout cela, bien sûr, aux dépens des citoyens ukrainiens et des contribuables de l’UE.

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Pourquoi Poutine ne reconnait pas la DPR et la LPR comme états souverains (VOSTFR)


The Saker

The Saker

Par le Saker original – Le 14 juin 2015 – Source thesaker.is

Grâce à mon génial ami Tatzhit Mikhaïlovitch je peux, encore une fois, partager avec vous la version sous-titrée d’une déclaration vidéo d’importance cruciale faite par Nicolas Starikov. Les hourra patriotes [ultra-nationalistes russes, NdT] vont être furieux, mais beaucoup d’entre vous apprécieront la sophistication de la stratégie de Starikov (bon, en fait de Poutine).

Régalez vous !

le Saker

Vidéo de Nicolas Starikov sous-titrée en Français
Traduction des sous-titres Claude Rodier

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Un sondage du Centre de recherche Pew sur l’Ukraine

Le Pew Research Center a réalisé une nouvelle enquête d’opinion dans plusieurs pays de l’Otan et en Russie sur le conflit en Ukraine


 

Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 10 juin 2015 – Source: Moon of Alabama

Les populations des principaux pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) blâment la Russie pour le conflit en cours en Ukraine. Beaucoup de gens considèrent aussi la Russie comme une menace militaire pour ses voisins. Mais peu soutiennent l’envoi d’armes à l’Ukraine. En outre, la moitié au moins des Allemands, des Français et des Italiens disent que leur pays ne devrait pas utiliser la force militaire pour défendre un autre membre de l’Otan au cas où il serait attaqué par la Russie.

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Parade US contre l’Eurasie : ISIL, les nazis de Kiev, et la rage contre l’Histoire

Avant-propos

Alors que le révisionnisme historique a le vent en poupe, la France ne peut que se féliciter des lois votées en 1990 sous le nom de lois Guayssot, qui criminalisent la contestation de crimes contre l'humanité, protégeant ainsi la mémoire de l'Holocauste.Pour le reste, on attendra que les crimes contre l'Histoire deviennent des crimes contre l'humanité.

Le Saker Francophone

Andrew Korybko

Par  Andrew Korybko – Le 4 mai 2015 – Source thesaker.is

Les  supplétifs régionaux des États-Unis au  Moyen-Orient et en Ukraine sont engagés dans un saccage de leur propre histoire, faisant tout ce qu’ils peuvent pour enterrer le passé de leurs pays afin de construire plus facilement leur version d’un avenir utopique.

 

Cette tendance à la guerre contre l’histoire est endémique suite à la militarisation de la mémoire historique que les États-Unis déploient partout en Eurasie. Avec ISIL saturant les manchettes mondiales des journaux après la saisie de Palmyre et la menace urgente que cela pose sur ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO, il est intéressant de revoir comment la croisade anti-historique du groupe terroriste est identique à ce que les nazis de Kiev font en Ukraine, et comment toutes ces destructions sont liées au nouveau type de guerre asymétrique que les États-Unis pratiquent à travers l’Eurasie.

Rompre (physiquement) avec le passé

ISIL et les nazis de Kiev sont acharnés à éliminer tous les liens vers le passé qui ne correspondent pas à leurs idéologies radicales respectives du wahhabisme et du fascisme. Voici une brève vue du carnage historique qu’ils ont mené jusqu’à présent :

L’ISIL

CNN a rendu compte en avril des traces de destructions historiques que ISIL a laissées dans son sillage. Leur liste complète, étonnamment détaillée, des dommages causés aux anciennes villes de Nimrud, Khorsabad, et Hatra, ainsi que la destruction du musée de Mossoul (où seraient maintenant des répliques), la Bibliothèque de Mossoul, et le tombeau de Jonas. Pourtant, ce ne sont que des exemples pour représenter la plupart des attaques de grande envergure que le groupe a réalisées sur les objets historiques, comme il est assuré qu’ils ont fait beaucoup plus de dégâts à des artefacts de relativement moindre importance ou de moindre renommée.

Alors que certains de leurs exploits ont été utilisés à des fins de propagande, ils ne nuisent pas à la sincérité de l’intention des terroristes de forcer à réécrire l’histoire. L’objectif de ISIL semble évidemment être l’élimination de tous les symboles civilisationnels fédérateurs qui datent d’avant l’aube de l’Islam afin de créer la fausse impression que les terres qu’ils occupent actuellement n’avaient pas d’antécédents pour les occuper avant cette période. Le groupe estime apparemment que leur militantisme contre des objets historiques renforce en quelque sorte leur légitimité et les rend plus attrayants (et craints).

Les nazis de Kiev

Le régime pro-occidental à Kiev participe aussi pour sa part au révisionnisme historique physique, ayant renversé plus de cinq cents monuments de Lénine à travers le pays dans la dernière année seulement. Cette obsession violente contre Lénine est tragiquement ironique puisque c’est lui qui a effectivement créé l’Ukraine moderne. Mais pour un fasciste ukrainien, il ne représente rien de plus qu’un supposé contrôle russe sur la région et, par conséquent, doit être éliminé de la vue et de l’esprit.

Allant plus loin, Kiev a banni les symboles communistes et changé à la fois la date et la manière dont le Jour de la Victoire [sur l’Allemagne nazie] sont célébrées. Le pays force maintenant à utiliser le symbole du pavot à la place du ruban de St. George et commémore l’événement (appelé le Jour du Souvenir et de la réconciliation) un jour avant la Russie, en conformité avec les Européens de l’Ouest. Quel est le but de Kiev ? Créer une distorsion dans la continuité historique entre le Banderistes [les fascistes ukrainiens] et le post-coup d’État en Ukraine, en éliminant de manière sélective des éléments de son histoire, datant de l’ère soviétique, qui malencontreusement se dressent sur le chemin de ce mythe, sans évoquer bien sûr la création de l’Ukraine moderne par les Soviétiques.

Manipulation de l’avenir

Les attaques physiques de ISIL et Kiev sur l’histoire sont dirigées autant contre l’avenir que contre le passé. La lustration historique à laquelle les deux participent à pour objet de pousser les populations qu’ils contrôlent à réinterpréter le passé pour faciliter des ambitions futures très spécifiques. En changeant l’histoire, ils changent l’identité des personnes, et avec elle, le cours de leur développement. Ainsi, ils utilisent l’outil de la mémoire historique afin de modifier, par la force, le destin des territoires qu’ils administrent, peu importe la durée de leur emprise sur eux.

Ceci est possible car la guerre qu’ils mènent est terriblement inégale, en ce que les agresseurs sont capables d’attaquer un monument historique ou de créer un événement de leur choix, tandis que les défenseurs n’ont rien d’équivalent pour riposter. Il s’agit essentiellement d’une guerre défensive sans fin qui doit être combattue par la vérité sur l’histoire, tandis que les révisionnistes militants sont libres de choisir quand et où ils lancent leur prochaine offensive. Dans le cas de Kiev, le gouvernement contrôle la plupart de l’État ukrainien et peut donc se présenter à l’Occident avec une carte blanche [pour agir chez lui comme il l’entend, NdT], mais ISIL ne contrôle pas l’ensemble de la Syrie ou de l’Irak, donnant ainsi aux deux États, et civilisations, la possibilité de défendre au moins certaines parties de leur patrimoine physique.

Il faut souligner que peu importe combien de temps ISIL ou Kiev règnent sur leurs territoires, ils ont déjà commis des dommages historiques irréparables sur ce point. La destruction par ISIL d’anciens sites millénaires parle par elle-même, alors que la campagne de Kiev, en dépit de ne pas être aussi grande que celle de son homologue du Moyen-Orient, a réussi à rendre schizophrénique l’identité de l’État retrouvé. Même s’ils sont finalement vaincus, il est impossible pour chaque territoire affecté de retourner au statu quo ante bellum, démontrant ainsi que les assassins éphémères (et potentiellement périodiques) wahhabites et fascistes sont capables de réaliser d’immenses dommages historiques dans une très brève période de temps. On devrait malgré tout se souvenir que ce n’est pas totalement sombre, car la résistance du peuple dans la lutte contre ces maux peut constituer la base d’une nouvelle mémoire historique qui pourrait aider à aplanir les clivages du passé si le conflit se termine en leur faveur.

Similitudes frappantes

Les similitudes de ISIL et Kiev ne se résument pas à leur révisionnisme violent et à leurs manipulations futures, car ils partagent aussi quelques autres détails essentiels :

Asymétrie

ISIL et les nazis Euromaïdan sont arrivés au pouvoir, dans leurs domaines respectifs, par des moyens asymétriques, avec une préférence pour le terrorisme urbain. Après avoir atteint leurs positions actuelles, ils ont alors commencé à mettre en œuvre des tactiques conventionnelles hybrides; ainsi, ISIL a saisi des véhicules militaires américains et irakiens, tandis que Kiev réquisitionnait l’ensemble des Forces armées ukrainiennes. On peut donc constater, comme un état de fait, que les deux entités ont des motivations militaires dans la poursuite de leurs objectifs, et ce n’est pas une coïncidence non plus de constater que ces deux objectifs, renverser le gouvernement syrien et affaiblir l’Irak d’un côté, expulser d’Ukraine les Russes et leur influence, recouvrent exactement les objectifs stratégiques des États-Unis, et ont obtenu le soutien américain direct dès l’origine.

Patronage américain

Cela met en évidence le fait que les deux groupes ont été créés par les États-Unis, même si parfois ils finissent par échapper à leur contrôle direct. Beaucoup a déjà été écrit sur le soutien des États-Unis, de $5 Mds, pour les opérations ukrainiennes de changement de régime et la participation active de Victoria Nuland dans l’Euromaïdan, mais les connexions de ISIL avec l’establishment états-unien n’ont pas attiré l’attention des médias traditionnels. Cependant, la Russie n’a pas gardé le silence sur le lien entre les deux, avec Lavrov dénonçant la stratégie US des bons et des mauvais terroristes, et même le directeur du GRU s’en prenant à Washington pour la création du terrorisme islamique. Peu importe la manière dont on essaie de bricoler les faits,  ISIL et le fascisme ukrainien doivent leur forme actuelle aux graines semées par les Américains, peu importe la honte que ce fait peut provoquer chez les contribuables du pays qui paient pour ça.

«Révolution»

Les wahhabites et les fascistes se dédient avec véhémence à renverser les gouvernements stables et établis qui sont venus avant eux, qu’ils soient républicains laïcs ou simplement pragmatiques (mais loin d’être parfaits) en équilibrant leurs rapports avec l’Est et l’Ouest. Ils envisagent d’imposer le contraire de ce qui existait avant eux, respectivement une dictature wahhabite et un État occidental-vassal fasciste. Grâce à leurs campagnes de propagande dans les médias sociaux, les deux mouvements radicaux tentent de se vendre eux-mêmes comme des révolutionnaires romantiques à la masse de la jeunesse rebelle et vulnérables qui constitue leurs recrues de base. Ils ont manipulé le Zeitgeist [esprit du moment] semi-globalisé de la suspicion anti-gouvernementale, conçue et diffusée par l’Occident dans le but de promouvoir les Révolutions de Couleur [ironiquement par le détournement du dégoût des gouvernements provoqué par Wikileaks et Snowden] pour légitimer leur changement de régime et leurs tentatives révisionnistes forcenées d’attaquer la mémoire historique.

Réflexions pour conclure

La promotion par les États-Unis du révisionnisme historique militant au Moyen-Orient et dans l’Est de l’Europe est extrêmement importante pour signaler le début d’une dangereuse escalade des tactiques guerrières postmodernes. L’utilisation de la mémoire historique comme une arme physique sur le champ de bataille pour gagner les cœurs et les esprits dépasse ce que la société a connu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Bien que de telles tactiques soient occasionnellement apparues depuis l’Antiquité jusqu’en 1945, il semblait que le monde était enfin sur le point de réaliser combien elles sont inutiles et nuisibles à la civilisation humaine; c’est le moment que choisissent ISIL et les nazis ukrainiens pour commencer leurs campagnes anti-historiques (en détruisant des vestiges qui avaient survécu pendant des milliers d’années à l’antagonisme d’une multitude d’ennemis). La plus grande honte est que la complicité et le soutien des États-Unis aux deux groupes pourraient annoncer une sauvagerie historique, où aucun des monuments ou objets ne sera plus considéré comme sacré pour la mémoire historique de la civilisation dans son ensemble. L’ouverture de ces vannes ne présage rien de bon pour le destin de tout ce que l’humanité a accompli au cours des 70 dernières années, mais en gardant à l’esprit que les États-Unis créent le chaos pour maintenir leur emprise sur l’Eurasie, il est facile de prévoir que d’autres assassins historiques apparaîtront dans les années à venir, pendant la nouvelle guerre froide.

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Gay Pride en Ukraine : chassez le naturel il revient au galop…


Par Kristina Rus – le 6 juin 2015  – Source: Fort Russ

L’attaque de la parade gay par les nationalistes radicaux à Kiev montre que l’Ukraine n’est pas l’Europe

La parade LGBT organisée à Kiev cette semaine était censée montrer au monde que l’Ukraine, c’est l’Europe, une vitrine de la démocratie, de l’égalité et de la liberté, au contraire de son voisin de l’Est arriéré et totalitaire. Les journalistes des grands médias occidentaux étaient tous prêts à témoigner du triomphe des valeurs de l’Union européenne à Kiev.

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Petite mise à jour sur la (très dangereuse) situation en Ukraine


The Saker

The Saker

Par le Saker original – Le 5 juin 2015 – Source : thesaker.is

Chers amis,

Tout d’abord, je voulais juste vous faire savoir que je suis en train de travailler sur deux entretiens dont je pense que vous les trouverez intéressants : l’un avec Michael Hudson et l’autre avec un expert sur la Syrie, qui préfère rester anonyme. Les deux devraient être passionnants. Merci de me donner quelques jours de plus pour vous les communiquer.

Maintenant, à propos de l’Ukraine. S’il vous plait, lisez ce rapport
 et regardez celui-ci.

En définitive, cette situation est très tendue.

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