L’énigme de la servitude volontaire – état des lieux [1/2]

Note préliminaire du Saker Francophone

Le texte ci-dessous est présenté sous la rubrique Libre Opinion.

Les vues exprimées n'engagent que l'auteur. Même si nous les partageons pour l'essentiel.

Vous pouvez y répondre sur notre page contact, les commentaires étant, comme vous le savez, fermés.

Par Geoffrey – Le 7 août 2015

Ce billet entend enrichir la réflexion politique quant aux stratégies à adopter (surtout en matière de communication) dans la lutte que nous menons.

Le point de départ de mon analyse se base sur le billet de Juan Pérez Ventura, intitulé Como nos controlan desde el poder? (Comment les pouvoirs institués parviennent-ils à nous dominer?)

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Est-ce que Amnesty International a perdu la tête ? [3/6]


Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014



Par Norman G. Finkelstein – Le 17 juillet 2015 – Source : ByLine

Première Partie
Deuxième Partie

Le biais évident

Quand Amnesty fonde son rapport sur les déclarations des officiels israéliens, il biaise les résultats et valide ainsi la propagande israélienne aux dépends du Hamas. Dans quelques cas, la preuve contraire, plus crédible, est tout simplement ignorée.

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Julian Assange : l’histoire détaillée et méconnue d’une bataille épique pour la justice

John Pilger

John Pilger

Par John Pilger – Le 31 juillet 2015 – Source : CounterPunch

Le siège de Knightsbridge est à la fois l’emblème d’une grande injustice et une mascarade épuisante.  Pendant trois ans, le cordon de police entourant l’ambassade d’Équateur à Londres n’a pas eu d’autre but que d’afficher le pouvoir de l’État. Cela a coûté 12 millions de livres sterling. Le gibier est un Australien qui n’est accusé d’aucun crime, un réfugié dont l’unique sécurité est la pièce qu’un courageux pays d’Amérique du Sud lui a accordée. Son crime est d’avoir lâché une cargaison de vérités sur un océan de mensonges, de cynisme et de guerre.

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La propagande US n’est pas toujours fausse, elle est aussi stupide !

Par Eric ZUESSE – Le 3 août 2015 – Source strategic-culture
 

La propagande US est tellement ridicule qu’aucune personne intelligente et éclairée ne lui donnerait la moindre considération sérieuse. Elle insulte l’intelligence du public.

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C’est vrai que ça ose tout (*)

(*)


Les US sont concernés par les conséquences de l’élaboration d’une liste noire par la Russie, qui veut se protéger des outils occidentaux de changement de régime


StaffLe 30 juillet 2015 – Source Russia Insider via Russia Beyond the Headlines

 

Fidèle au bon vieil humour du Département d’État US, son ambassade à Moscou exprime sa profonde préoccupation de la classification, par la Russie de la National Endowment for Democracy (NED) [vaisseau amiral et mère de toutes les ONG de l’empire du Bien et de la Vertu, NdT] en organisation indésirable, ce qui aura des conséquences négatives pour la démocratie russe.

Préoccupation amplement justifiée : comment feront désormais les puissances étrangères pour interférer avec la politique intérieure en Russie ?

Note du Saker Francophone (Huron pour l'occasion)

On se demande même pourquoi les USA tiennent tant à installer la démocratie dans un pays quelconque par un changement de régime étant donné que seul un régime déjà démocratique peut tolérer ce genre d'intrusion.

Pour mémoire, les USA ont instauré une telle loi chez eux, dite loi FARA, depuis 1938.

«Nous sommes profondément préoccupés par l’effet de la loi au sujet des organismes indésirables», a déclaré le porte-parole de l’ambassade américaine Will Stevens à Interfax lorsqu’on lui a demandé de commenter la décision du Bureau du procureur général le 28 juillet.

Dans ce contexte, les États-Unis, par la voix de Will Stevens «appellent les autorités russes à respecter leurs obligations internationales et la compréhension en ce qui concerne la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, ainsi que la primauté du principe de la loi. Les États-Unis sont également préoccupés car cette loi mettra plus d’obstacles au bon fonctionnement de la société civile en Russie. Elle est encore un autre exemple des étapes cohérentes du gouvernement russe pour harceler les voix indépendantes et isoler les Russes du reste du monde… Nous sommes toujours préoccupés par les restrictions de plus en plus imposées au travail des médias indépendants, et au fonctionnement de la société civile, ainsi qu’aux membres des minorités et aux forces de l’opposition».

Le Bureau du procureur général russe a qualifié les opérations de la NED de menace «au système constitutionnel de la Fédération de Russie, à sa capacité de défense et de sécurité».

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Les Russes n’aiment pas les faux-culs

Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 23 juillet 2015 – Source Russia Insider

L’histoire que racontent les médias grecs, que la Russie a rejeté une demande de la Grèce portant sur 10 milliards de dollars, semble être une tentative de détourner les reproches dirigés vers Tsipras.

Mais le vrai résultat est que cela va rendre furieux Poutine et le gouvernement russe.

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Élection US 2017 – Donald Trump domine Républicains et Démocrates, l’Establishment panique


Par Robert Bridge – Le 23 juillet 2015 – Source Russia Today

Donald Trump, le magnat milliardaire de l’immobilier qui jeta son nom de marque célèbre dans la course à la présidentielle 2016, s’est lui-même catapulté au sommet du tas de fumier des politiciens états-uniens en frappant un nerf sensible chez les électeurs désenchantés.

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Méfiez-vous de Wikipédia

«... Nous vivons maintenant dans une culture où les mensonges et les mythes noient la vérité. En d'autres termes: nous vivons dans une dictature. Voilà les USA d'aujourd'hui. Telle est la réalité dans laquelle nous vivons.

Et le plus gros mensonge est : nous ne sommes pas comme ça ! Mais les faits montrent, tristement, que vous êtes comme ça.»

Eric Zuesse

Les articles de Wikipedia sont plus de la propagande que de la narration de faits historiques. Souvent, les sources citées sont trompeuses, voire carrément fausses.

La tragédie du MH17 comme exemple


Par Eric Zuesse – Le 9 juillet 2015 – Source Russia Insider

 

 

L’article sur le MH17 aurait aussi bien pu venir de Langley, siège de la CIA

Le 15 Août 2007, la BBC publiait un gros titre : «La CIA modifie des pages sur Wikipédia», et Jonathan Fildes rapportait: «Un outil en ligne qui prétend révéler l’identité des organismes qui éditent les pages Wikipédia a révélé que la CIA a été impliquée dans l’édition des articles

Autrement dit : quand la CIA n’aime pas, elle peut (et fait) éliminer ou changer des articles sur Wikipédia.

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Soros Go Home. Poutine relève le pont-levis


La Russie va enquêter sur les activités des ONG philanthropiques. Douze ONG seront examinées pour déterminer si elles devraient être incluses dans le registre des organisations indésirables en Russie

Rappel du Saker Francophone

«La loi a été assez violemment critiquée en dehors de la Russie, ce qui est assez étonnant : en réalité, les députés russes ont pris pour base une loi américaine analogue en vigueur depuis les années 1930.

En effet, en 1938 les États-Unis ont adopté une loi sur l'enregistrement des agents étrangers (Foreign Agents Registration Act, FARA) pour faire face à la propagande nazie. D'après la Cour suprême des États-Unis c'était un type de législation nouveau adopté à l'époque critique d'avant-guerre. La loi visait à identifier les agents des demandeurs étrangers qui pourraient être impliqués dans des activités de sabotage ou dans la propagande étrangère. Elle obligeait en plus les agents à présenter des rapports publics sur le but de leur embauche. La présente loi est le premier acte spécial sur le lobbyisme, bien qu'elle soit consacrée à un seul de ses volets, à savoir au lobbyisme des non-résidents. Les articles de 611 à 621 du paragraphe 22 du Code des États-Unis sont réservés à cet acte...»

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2012_08_30/Loi-FARA/

Le multi-milliardaire Georges Soros, promoteur de la démocratie chez les autres

Le 8 juillet 2015 – Source Russia Insider

Dans les cercles libéraux respectables de l’Amérique Blue State [parti démocrate, NdT], George Soros est connu comme un vieil homme riche et bon, mécène important du Center for American Progress – la version démocrate de la faillite intellectuelle progressiste de la Fondation néo-conservatrice républicaine The Heritage Foundation. (En bref : ces deux think tanks odieux vendent la même soupe néo-con satanique sur la suprématie de l’homme blanc.)

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UE-Russie : communication en deçà du rideau de fer, propagande au-delà*

* «Plaisante justice, qu'une rivière borne! - Vérité au-deçà des Pyrénées, erreur au-delà.» 

Blaise Pascal, Pensées (1670)

L’UE est bien préparée pour une campagne massive de communication/désinformation en direction de la propagande de la Russie et d’autres États. 

Incidemment quelques info croustillantes sur l’usage que fait la Secte des eurobureaucrates de l’argent des contribuables européens


Par Dmitry BABICH – Le 5 juillet 2015 – Source strategic-culture

Le plan stratégique de communication de l’UE pour contrer la propagande russe en Europe n’a pas encore été publié, mais le fait même de son existence attire l’attention. À l’origine, le plan de neuf pages (déjà vu par de nombreux journalistes) devait être rendu public lors de la session du Conseil européen les 25-26 juin.

Les attentes ont été anéanties, faisant place aux controverses et aux commentaires ironiques en provenance de Russie. Le Président de la Douma Sergueï Narychkine a dit que les politiciens de Washington qui prétendent isoler la Russie sont des clowns pathétiques : «L’isolement de la Russie est tout simplement impossible et les politiciens de haut rang à Washington qui prétendent qu’ils ont isolé la Russie ressemble à des clowns pathétiques.»

Narychkine a dit lors d’une session de la chambre basse le 3 juillet : «Cette initiative de l’UE contredit les valeurs européennes, y compris la liberté de parole. Elle limite également le droit des peuples à obtenir des informations provenant de différentes sources. En fait, cette initiative isole l’Europe», a ajouté le Président.

À l’heure actuelle, cet avis ne pourrait être corroboré que par des extraits du texte du «plan stratégique de communication» diffusés par des publications acquises à l’UE – de nombreux médias dansent au son de la flûte des dirigeants européens qui ont commandité la préparation de ce  plan. La publication du texte final est continuellement reportée reflétant les différences d’opinion à l’intérieur de l’Union européenne. Pas étonnant ! La contre-propagande de l’UE mène une campagne de dénigrement contre les médias russes internationaux (RT et Sputnik) en Europe, et contre les journalistes pro-Poutine européens. Ils considèrent comme pro-Poutine tout entretien de caractère modéré avec des responsables russes, ou la publication de documents ne contenant pas de remarques désobligeantes contre la Russie. Selon eux, ces publications contribuent aux efforts de propagande de la Russie à l’étranger.

Corriere della Sera en Italie a récemment fait l’objet de sévères critiques pour avoir publié une interview avec le président russe Vladimir Poutine, sans l’attaquer. Il a été blâmé pour avoir fourni une tribune à la diffusion de la propagande russe. Le lendemain, il a réalisé une entrevue avec Paul Bremer, un diplomate américain, sur les commentaires de Poutine. Il a également publié une interview sur Poutine avec le ministre italien des Affaires étrangères pour rejeter l’argument selon lequel le journal a donné une plate-forme à la propagande russe. Peu importe, les accusations ont continué sans relâche.

Il vaut la peine de jeter un coup d’œil sur la façon dont les événements se sont déroulés récemment. La nécessité d’un plan pour contrer la propagande russe est une question à l’ordre du jour depuis décembre dernier, lorsque le commissaire européen pour la politique européenne de voisinage (sic!), Johannes Hahn, a déclaré que l’UE avait quelques idées sur la façon de lutter contre l’augmentation supposée des efforts de communication de la Russie.

Le premier projet de cette nouvelle stratégie de contre-propagande de l’UE a été présenté le 9 janvier 2015, par le Danemark, l’Estonie, la Lituanie et le Royaume-Uni. Le plan a évité de mentionner la censure directe ou les listes noires. Au contraire, il a souligné la nécessité d’avoir des instruments pour contrer les efforts de propagande de la Russie, c’est à dire des médias de diffusion complaisants offrant des vues alternatives à ce que les vedettes russes de l’actualité avaient à dire (y compris les informations en langue russe).

Toutefois, le projet a également appelé les autorités de réglementation des médias de l’UE à tenir les diffuseurs russes pour responsables s’ils «manipulent, trompent, incitent à la haine, ou propagent la guerre». Alors qu’elle fustigeait la Russie, l’Union européenne n’a pas pensé à envoyer ce message d’avertissement au régime ukrainien et à ses diffuseurs.

L’UE fait semblant d’ignorer le fait que des rapports de médias ukrainiens déclarant que des troupes russes envahissent l’Ukraine à partir de la Crimée – information offerte comme un scoop par les journaux occidentaux, comme le New York Times qui a relayé ces nouvelles l’été dernier – sont absolument faux. «De toute évidence, l’UE prétend que ces mensonges ne reflètent pas le désir de manipuler, tromper et inciter les Ukrainiens, ainsi que les Américains et les Européens», ironise Jon Hellevig, un expert dans les affaires d’éducation aux médias, basé à Moscou, et partenaire fondateur du Groupe Awara.

Le 6 février 2015, la nouvelle présidence tournante de l’UE, la Lettonie, est venue avec un projet plus radical. Le Conseil européen, l’organe qui définit l’orientation politique globale de l’UE et l’établissement des priorités de l’agenda politique de cette dernière, a abordé la question lors du sommet de mars. Les dirigeants européens, réunis les 19 et 20 mars ont donné à la Haute représentante pour les affaires étrangères, Federica Mogherini trois mois – jusqu’à leur prochain sommet de juin – pour travailler sur la façon de soutenir la liberté des médias et les valeurs européennes en Russie. Il a salué la mise en place d’une équipe de communication comme une première étape à cet égard.

Bientôt, East StratComTeam a été formé. Les fonctions de cette équipe n’ont pas été précisées exactement, mais elle a déjà dépensé de l’argent. Il était donc naturel d’attendre des abus financiers et de la corruption. La Fondation européenne pour la démocratie (EED) a reçu €500 000 pour une étude de faisabilité des opportunités pour le pluralisme dans les médias russes. Alastair Rabagliati, le directeur des opérations de l’EED , a déclaré à EUobserver : «Nous avons lancé une initiative, avec le soutien d’une subvention du gouvernement néerlandais, qui va développer une étude de faisabilité délivrant des recommandations claires sur la voie à suivre pour le développement d’initiatives concernant des médias indépendants en langue russe» [belle novlangue, non ?, NdT].

Avant le sommet du Partenariat oriental de l’UE à Riga (Lettonie), l’étude de faisabilité sur les initiatives de médias en langue russe du Partenariat oriental et au-delà a été présentée le 19 mai à Riga, elle a utilisé des termes tels que nouvelle plateforme pan-régionale, manufacture de contenu et, bien sûr, mécanismes de coordination. L’UE a gaspillé un demi-million d’euros de l’argent des contribuables sur ce travail de recherche [merci aux contribuables européens qui ne veulent pas aider la Grèce, NdT].

Tout en accusant les médias russes de mensonges, les fonctionnaires de l’UE et les médias aux ordres ont été régulièrement pris la main dans le sac à fournir des informations trompeuses au public depuis longtemps. Le précité EUobserver, par exemple, a récemment commenté que l’agence de nouvelles russe RIA Novosti avait «essayé d’embaucher une firme de relations publiques de Bruxelles pour améliorer l’image de Staline» en 2009.

Ceci est un mensonge flagrant diffusé par Andrew Rettman de UEObserver en toute impunité. «Dire que nous glorifions Staline est certainement une calomnie», a déclaré en 2009, Svetlana Mironyuk, alors rédactrice en chef de RIA Novosti, ajoutant que ces rumeurs ont été répandues dans le but de discréditer l’agence. En de nombreuses occasions RIA a nié avoir tenté de blanchir Joseph Staline, pour ne pas parler de l’embauche d’entreprises étrangères à cette fin. En fait, Staline a été vu en Russie comme un personnage controversé et majoritairement négatif depuis 1956 (lorsque le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, le successeur de Staline, a dénoncé ses activités au XXe Congrès du Parti communiste soviétique). Mais la presse de l’UE crée délibérément des mythes, évidemment par motivation politique, au sujet du «nationalisme russe sauvage sous Poutine» et «des trolls russes qui reçoivent des millions de dollars du budget de l’État».

Le dernier plan de contre-propagande de l’UE, consulté par des journalistes en juin, contient des accusations de mensonges et de discours de haine contre Russia Today et Sputnik. Si la propagande est une menace, l’UE est celle qui la profère quand elle attaque la Russie, la Hongrie et la Grèce. L’UE ne craint pas les faux (par exemple, les rapports sur Saddam Hussein possédant des armes de destruction massive – la plus grande, mais en aucun cas la seule saloperie offerte à la population par les médias européens). Les médias de l’UE n’ont pas de préjudice contre leurs propres discours de haine (par exemple, la diabolisation des russophones dans l’est de l’Ukraine les qualifiant d’alcooliques soviétisés dans les journaux polonais était l’un des facteurs qui ont provoqué la guerre civile en Ukraine).

L’Histoire remettra son verdict sur les menteurs de l’UE. Mais les gens ne devraient rien attendre des explications offertes par les historiens. La vaste campagne de désinformation lancée par l’UE contre la Russie, ainsi que la Grèce, la Hongrie, et la Macédoine, affecte négativement l’ensemble de l’Europe. Elle doit être arrêtée avant qu’il ne soit trop tard.

Dmitry Babich

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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