Par Aurelien − Le 29 Décembre 2024 − Source Aurelien 2022
Il y a quelques semaines, j’expliquais que l’Occident ne comprenait pas vraiment ce qu’était une stratégie et qu’il était donc tout à fait incapable de comprendre les objectifs et les stratégies russes dans la crise ukrainienne. J’avais également suggéré que la situation allait empirer plutôt que de s’améliorer et que l’Occident allait bientôt encaisser de mauvaises surprises.
A peine ces mots avaient-ils été expédiés de mon clavier à votre écran que les Russes ont parfaitement répondu à l’appel en tirant un nouveau type de missile conventionnel pour détruire un grand complexe industriel en Ukraine. La réponse occidentale à cet incident a été intéressante : un mélange de perplexité totale, d’illusions résiduelles de supériorité technique et d’espoir qu’il n’existe qu’un seul missile de ce type et que le problème disparaîtra tout simplement. Je ne vais pas me permettre de discuter des caractéristiques techniques du missile et de sa charge utile, car je n’en sais pas plus sur la balistique et les fusées que la plupart de ceux qui s’amusent à commenter. Je vais plutôt parler des implications stratégiques et politiques de ce qui s’est passé et de la direction qui peut être prise. (Dans une certaine mesure, il s’agit d’une mise à jour de l’un de mes premiers essais, et je peux revendiquer un certain degré de prescience.)


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Il est possible, sinon probable, que la défaite de l’Ukraine dans la guerre et ses effets résiduels (effondrement de l’armée, du front et même de l’État) puissent faciliter leur accession au pouvoir si, d’une manière ou d’une autre, une Ukraine antirusse et indépendante émergeait après la guerre. Les ultra-nationalistes ou néo-fascistes ukrainiens sont fortement antilibéraux, anti-républicains et anti-occidentaux. Il y a quelques années, Dmitro Yarosh, fondateur puis dirigeant ou « coordinateur » du groupe néo-fasciste ukrainien Secteur Droit (SD) et plus tard conseiller du Commandant des Forces armées ukrainiennes, le Général Valerii Zaluzhnyi, qui est maintenant l’ambassadeur de Kiev au Royaume-Uni, ont promis qu’il y aurait une « deuxième phase de la révolution nationaliste » dont la révolte de Maidan de février 2014 n’était que la première. La deuxième phase consisterait à balayer les restes libéraux et oligarchiques de l’ordre démocratique pré-Maïdan restant encore dans le régime de Maïdan. De nombreux autres ultra-nationalistes et néo-fascistes ukrainiens ont des opinions similaires, et ils attendent le moment d’initier la deuxième phase.
La semaine dernière, Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, qualifiait d’insatisfaisantes les propositions de paix de l’équipe Trump pour l’Ukraine. Pour l’essentiel, le point de vue russe est que les appels à geler le conflit passent précisément à côté de l’essentiel : Du point de vue russe, de telles idées – conflits gelés, cessez-le-feu et forces de maintien de la paix – sont loin de correspondre au type d’accord « global » fondé sur un traité que les Russes préconisent depuis 2021.
Mardi,
Le 4 octobre, j’ai pris la parole lors d’une réunion du groupe de la Gauche unitaire européenne de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Arrivé un peu en avance, j’ai assisté à la présentation d’une juge moldave, Victoria Sanduta, ancienne présidente de l’Association des juges de Moldavie.