Le 15 novembre 2017 – Source Stratfor

Les trois pays les plus peuplés du monde sont enfermés dans une lutte pour le pouvoir dans la région indo-pacifique. Les États-Unis veulent renforcer leur partenariat de défense avec l’Inde dans le cadre d’un effort plus large visant à contrer l’influence grandissante de la Chine dans la région et dans le monde. L’Inde aussi est intéressée à défier la Chine en s’imposant dans les domaines politique, économique et de sécurité en Asie du Sud-Est alors qu’elle poursuit sa politique « Agir à l’Est ». Mais bien qu’ils partagent un rival en commun, Washington et New Delhi ont des objectifs différents dans leurs efforts pour contenir Pékin. Les divergences dans leurs stratégies finiront par entraver l’amélioration de la coopération dans la région entre les États-Unis et l’Inde.

Peu importe que ce soit la « démocratie » des États-Unis qui serve de modèle à l’exportation ou tel modèle de gouvernement nationaliste spécifique renforçant les États non occidentaux, le concept théorique derrière ce système a été utilisé par les agences de renseignement militaires du monde entier comme une compétition, rencontrant plus ou moins de succès, pour changer ou maintenir le statu quo de l’« État profond ».
Une lecture superficielle de l’Opération Rameau d’olivier indique qu’il s’agit d’une guerre turco-kurde, mais les détails de la lutte ressemblent beaucoup plus à la guerre civile provoquée par Daech à ses débuts, et c’est exactement l’intention initiale d’Ankara et des YPG.


Le 19 janvier 2018, le général James Mad Dog Mattis a présenté publiquement la nouvelle stratégie de défense nationale américaine. Il a prononcé pas mal de mots, mais le résumé tient juste en deux points :

L’avant-projet de loi visant à légaliser les compagnies militaires privées en Russie pourrait donner au pays un avantage concurrentiel sur ses rivaux en l’aidant à se tailler une place précieuse et très demandée en tant que fournisseur de sécurité fiable. Cela lui permettrait de tirer profit plus tard de son avantage stratégique pour récolter des « récompenses » énergétiques, minérales, économiques et autres, en encourageant le Kremlin à entreprendre un « pivot vers l’Afrique ».
Par le Saker – Le 26 janvier 2018 – Source
La République islamique a jusqu’ici placé son objectif stratégique sur la sécurisation de ses flancs occidentaux et méridionaux. Cet objectif étant largement réalisé dans la mesure du possible dans les circonstances géopolitiques actuelles, il est temps que l’Iran redirige son attention vers le Nord et l’Est afin de maximiser son rôle eurasien dans les clubs complémentaires de Grandes Puissances, le « CENTO multipolaire » et « Cercle d’Or ».