
Par Eric Zuesse – Le 2 juillet 2018 – Source Countercurrent
Le 28 juin, PwC (PriceWaterhouseCoopers) a publié son palmarès annuel des entreprises : « Global Top 100 (2018) : Classement des 100 premières entreprises mondiales d’après le montant de leur capitalisation boursière », avec le commentaire suivant : « L’augmentation de la capitalisation boursière de la Chine a presque atteint celle des États-Unis cette année. …. La contribution de la Chine aux 100 premières capitalisations boursières a augmenté de 57 %, pour s’élever à 2 822 milliards de dollars. (…) Les entreprises européennes ne se sont jamais complètement remises de la crise financière de 2009. L’Europe n’est aujourd’hui représentée au palmarès que par seulement 23 entreprises (contre 31 en 2009) et ne représente que 17% des 100 premières capitalisations boursières (contre 27% en 2009). » Continuer la lecture
Par The Saker – Le 29 juin 2018 – Source 





Il ne manque pas de pronostiqueurs qui ne se lassent jamais d’annoncer qu’une calamité financière est juste au coin de la rue. Je ne suis pas l’un d’eux ; Ce que j’essaie de faire, ce n’est pas de pronostiquer mais d’expliquer. Je prends l’effondrement pour quelque chose de réel – quelque chose que mes lecteurs peuvent observer par eux-mêmes, s’ils veulent regarder – et ce qui m’intéresse, c’est son fonctionnement interne.
Les actualités mondiales récentes vont bien au delà de la division apparue au cœur des nations industrielles du G7. Si l’on compare la planète à un immense champ de force électrique, les lignes de flux sont en train de changer du tout au tout, alors que nous voyons – dans le désordre – le système d’étalon dollar établi après 1945 entrer en phase terminale. Les élites politiques européennes sont tiraillées entre le raisonnable et l’irrationnel. L’Orient exerce cependant un pouvoir magnétique croissant, et nous assistons au sein de l’Union européenne aux prémices de ce qui pourrait être un renversement de pôles de l’Ouest vers l’Est. Les derniers développements observés en Eurasie, auxquels on peut inclure le Moyen-Orient, l’Iran, et surtout les relations russo-chinoises, montent en puissance, alors que Washington ne propose désormais plus que guerres : guerre commerciale, guerre de sanctions, guerre terroriste ou guerre cinétique.