Le 17 octobre 2019 − Source german-foreign-policy.com

BERLIN/PARIS — Les affrontements pour le pouvoir entre la France et l’Allemagne mettent un coup d’arrêt à l’expansion de l’Union européenne et éclipsent le somment de l’UE, lancé ce jour à Bruxelles. Berlin met une pression maximale pour que des négociations d’entrée dans l’UE aient lieu avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, afin d’empêcher que ces pays ne quittent l’influence de l’Union — qui leur apporte bien peu d’avantages — et se tournent vers d’autres puissances, telles la Chine et la Russie, qui leurs proposent des bénéfices bien plus considérables. Paris s’oppose aux exigences de Berlin. Tant que le gouvernement allemand rejettera les projets français, comme celui d’un budget de la zone euro, la France ne se pliera plus aux souhaits allemands, dit-on à Paris. Des discussions sur le sujet des négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie se poursuivront au cours du sommet. Pendant que l’UE reste ainsi enlisée, Pékin et Moscou — et également Washington — s’emploient à renforcer leurs positions en Europe du Sud.




Dans tout ce tintamarre dû au Brexit et aux querelles parlementaires qui y sont associées, on a peu remarqué comment Dominic Cummings et Boris Johnson tentent de changer la nature même du paysage politique britannique. Bien sûr, l’angoisse du Brexit rend la tentative de susciter un changement politique stratégique beaucoup plus visible et plus aiguë. Pourtant, en fait, les changements ne sont pas entièrement, ou même principalement liés au Brexit, mais reflètent des plaques tectoniques sous-jacentes en train de s’affronter.
Par Moon of Alabama – Le 24 septembre 2019

