Merkel n’autorisera pas Macron à devenir Napoléon


Par Serguey Latyshev – Le 18 mars 2019 – Source Katehon.com

L’Allemagne a répondu aux propositions de la France pour une réforme radicale de l’Union européenne. Le point clé est que les Allemands ne laisseront pas les Français mettre la main dans leurs poches et ne veulent pas que l’Union européenne devienne un super-État centralisé.

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Le message du Brexit à l’UE


Par Amir Taheri – Le 

Image source : iStock

  • Le premier problème avec L’UE est que, bien qu’elle s’appelle une union, elle n’en est pas vraiment une. L’UE est essentiellement un club économique et non un État.
  • Le Brexit a mis en lumière les principaux défis auxquels l’UE est confrontée. Le premier défi concerne une surestimation généralisée du rôle de l’UE. Cela s’explique par le fait qu’elle est perçue comme un État supranational, ce qui n’est certainement pas le cas.
  • L’UE est également confrontée au défi posé par le retour de l’État-nation en tant que modèle le plus populaire d’organisation sociopolitique à travers le monde. À l’heure actuelle, toutes les organisations supranationales et/ou internationales, des Nations unies à L’OTAN, sont considérées avec suspicion, voire hostilité, non seulement en Europe, mais aussi dans le monde entier.

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May et Merkel : concerto pour deux violons quand l’UE flambe


Par Tom Luongo – Le 16 mars 2019 – Source Strategic Culture

Tom LuongoQuand John Petley du Bruges Group a annoncé que la chancelière allemande Angela Merkel avait en fait écrit l’accord de retrait du Brexit, que Theresa May a maintenant présenté à deux reprises au refus de son parlement, cela n’aurait dû choquer personne suivant de près le drame du Brexit.

Information non corroborée ? Certainement. Très probablement vrai donc. 

May and Merkel Fiddle While Their Unions Burn

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Chantage, balivernes et Brexit « bidon »


Tom LuongoPar Tom Luongo – Le 12 mars 2019 – Source  tomluongo.me

Après beaucoup de drames, la première ministre britannique, Theresa May, est revenue de Bruxelles avec une avancée décisive sur le Brexit.

Sauf que ce n’était pas le cas.

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Bien que les modifications apportées au protocole régissant la mise en œuvre du système irlandais de sécurité constituent une amélioration, elles sont loin d’être suffisantes pour dissiper les craintes légitimes des Brexiteurs et des Irlandais du Nord.

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Comment Theresa May a bâclé le Brexit


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 21 mars 2019

C’était une autre époque …

 

May à l’UE: « Donnez-nous un accord honnête où vous serez écrasés » Agrandir

La une du Times date du 18 janvier 2017. Les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur le Brexit ne faisaient que commencer. L’arrogance « vous serez écrasé » dans le titre caractérise l’attitude que le gouvernement britannique sous May a adoptée lors des discussions.

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Et soudain la question taboue s’installe, l’Europe est-elle devenue nazie ?


Par Alastair Crooke − Le 11 février 2019 − Source Strategic Culture

Alastair CROOKEUn pilier de l’establishment de l’ordre européen – le journal Frankfurter Allgemeiner – touche explicitement le « nerf à vif », c’est-à-dire qu’il a publié le mois dernier un éditorial intitulé « Une Europe nazie ? », spéculant sur la question de savoir si l’UE actuelle, dominée par l’Allemagne, doit être comprise comme une extension linéaire du national socialisme allemand.

Suddenly Europe Is an Open Question – ‘A Nazi EU?’

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Prévisions 2019 pour l’Europe


Par Andrew Korybko – Le 29 décembre 2018 – Source orientalreview.org

andrew-korybkoLe passé éclaire souvent l’avenir, et une rétrospective des événements européens les plus significatifs de l’année écoulée peuvent nous permettre d’émettre quelques pronostics sur celle qui s’ouvre devant nous. Voici donc, sans notion d’ordre : le rapprochement du Royaume-Uni d’un « Hard Brexit » ; l’« Initiative des Trois Mers », menée par la Pologne, se renforçant de plus en plus comme « cordon sanitaire » soutenue par les USA pour séparer la Russie et l’Allemagne ; l’alliance entre partis populistes italiens de gauche et de droite ; la France et l’Allemagne plongées chacun à son niveau dans des soulèvements populaires, sur fond de politiques économiques pour l’une, et migratoire pour l’autre ; et les développements troublants dans les Balkans après que le gouvernement issu de la révolution de couleur macédonienne a signé un « accord de renommage » controversé avec la Grèce ; et la province serbe du Kosovo, occupée par l’OTAN, proclamant la création d’une « armée » propre.

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L’Italie, l’UE et la chute de l’empire romain


Par Alastair Crooke – Le 3 décembre 2018 – Source Strategic Culture

Alastair CROOKELes dirigeants européens tentent de contenir une crise qui s’accélère : ce défi concerne la l’émergence d’États rebelles – le Royaume-Uni, la Pologne, la Hongrie et l’Italie – ou de « blocs culturels » historiquement méfiants (de Catalogne) – qui sont tous explicitement désenchantés par l’idée d’une convergence forcée vers un « ordre » uniforme administré par l’UE, avec ses « disciplines » monétaires austères. Ils rejettent même la prétention de l’UE de faire partie, en quelque sorte, d’un ordre supérieur de civilisation pour les valeurs morales.

Italy, the EU, and the Fall of the Roman Empire

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Le soutien de Trump à un «Brexit dur» n’est pas désintéressé


Par Andrew Korybko – Le 4 décembre 2018 – Source orientalreview.org

andrew-korybkoTrump a fait preuve d’un soutien fort à un soi-disant « Brexit dur ».

Le président des USA a déclaré que l’accord négocié par Theresa May, premier Ministre du Royaume-Uni, avec Bruxelles, pourrait empêcher la conclusion d’un accord de libre échange avec les USA. Cette déclaration pourrait couler l’accord de « Brexit doux » dans le processus d’approbation parlementaire par lequel il doit passer début décembre [le 10, NdT], ce qui ouvrirait inévitablement la voie à sa variante « dure ».

Il est évident que Trump s’emploie ici à modeler la situation politique d’un des alliés de l’Amérique, ou pour le dire autrement, à s’« ingérer » dans ses affaires intérieures. Trump n’en est pas à son coup d’essai : il avait déjà l’été dernier émis des propos qui auraient pu être interprétés comme un signal d’approbation pour un « coup d’État profond » de Boris Johnson envers Theresa May ; cette tentative n’avait pas porté les fruits que certains en attendaient. Mais à présent, il termine le travail : en rappelant à l’attention générale que l’accord soumis prochainement aux voix met en péril la pratique du libre échange à l’avenir avec les USA, il s’assure que le « Brexit doux » de Theresa May sera coulé par le Parlement, ainsi que la carrière politique de cette dernière. Continuer la lecture