Par Melkulangara Bhadrakumar – Le 25 juin 2018 – Source Strategic Culture

Les élections démocratiques produisent souvent des résultats étranges. Le gouvernement actuel de l’Inde n’a remporté que 31 % des suffrages exprimés lors du scrutin parlementaire de 2014, avec un taux de participation de 66 %. Lors d’élections directes, il est très difficile d’obtenir une victoire nette de 50 % au premier tour pour un candidat à la présidence. La part du vote d’Emmanuel Macron n’était que de 24% au premier tour de l’élection présidentielle française de l’année dernière.
Il ne faut donc pas sous estimer l’importance de la magnifique victoire de Recep Erdogan aux élections turques de dimanche, qui a remporté 52,4 % des voix pour sa candidature à la présidence et 53,6 % pour l’alliance électorale de son parti au scrutin parlementaire. Il est évident que la Turquie s’est dotée d’un gouvernement fort et stable pour les cinq prochaines années.
Exprimant ses frustrations au travers de la formule « tout ce qui pouvait mal tourner a tourné mal», le milliardaire, financeur d’un nombre incalculable de révolutions de couleur à travers le monde, a 


Le nouveau président Abiy Ahmed s’entretenait avec les chefs militaires lorsqu’il leur a dit que « nous devrions à l’avenir renforcer nos capacités en terme de force navale », ce qui a immédiatement attiré l’attention internationale parce que le pays est enclavé depuis la sécession de l’Érythrée en 1993. Ce pays désormais indépendant a toujours craint que l’Éthiopie ait encore des projets pour le réintégrer de force ou le transformer en un État mandataire pour regagner son accès historique à la mer Rouge, bien que ce ne soit probablement pas ce que le président Ahmed avait à l’esprit lorsqu’il a fait sa curieuse suggestion.
James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.


Par Ron Unz – Le 18 juin 2018 – Source
Par Ilan Pappé – Le 14 juin 2018 – Source