La société du pire, qu’est-ce que ce serait ?
Par Fred Deion − Octobre 2017

La société du pire, serait-ce celle où la crise économique serait permanente, avec son cortège d’austérité, de perte de pouvoir d’achat et de précarité ? Où l’intelligence artificielle, sous prétexte de compétitivité et de mondialisation, remplacerait l’employé par des robots, qui enrichissent leurs propriétaires, mais qui ne consomment pas…
Début octobre, dans une interview à Bloomberg Markets, Sergio Ermotti, le CEO de la banque suisse UBS, a indiqué que la technologie pourrait se substituer à ses salariés, entraînant des dizaines de milliers de suppressions de postes au sein de l’entreprise qu’il dirige. Il estime aussi que les entreprises fabriquant des produits pourront diviser par deux leurs effectifs.

Si j’affirme qu’aucun d’entre nous ne vit en démocratie, peu importe dans quel pays nous sommes, presque tous les lecteurs seront d’accord. En revanche, si je demande à quoi ressemble la démocratie, je ne crois pas que la réponse sera aussi homogène. Et pourtant, la seule façon d’en convaincre d’autres de changer le système actuel par quelque chose d’autre est d’avoir une idée claire de là où nous voulons aller. 


J’aime me flatter en pensant que la raison principale pour laquelle tant de gens ont creusé un chemin vers mon blog et continuent à acheter mes livres est que pendant plus d’une décennie j’ai toujours deviné correctement quelle forme prendrait l’avenir ; pas tout le temps, mais suffisamment souvent pour inciter les gens à y prêter attention. J’essaie d’être très prudent dans mes pronostics. Je ne prédis jamais des événements relativement insignifiants tels que les krachs boursiers, les changements dans la composition des gouvernements nationaux et d’autres incidents qui ne se produisent que sur le papier ou sur un coup de tête.


