Qu’avons-nous appris ?
Par Michael Brenner – Le 17 avril 2020 – Source Moon of Alabama
Une tragédie collective est toujours une occasion d’apprendre. Il en a été ainsi pour les grandes guerres, les catastrophes naturelles, les effondrements économiques, les révolutions politiques. La pandémie de COVID-19 fait partie de ces tragédies. Bien que le nombre de victimes puisse paraître dérisoire par rapport au carnage qu’est une guerre, elle a des effets secondaires qui nous laissent choqués et nauséeux. L’effet le plus évident est l’apparition soudaine d’une grave dépression économique, avec son cortège de détresse sociale, dont le bilan sera lourd pour les années à venir. Ensuite, il y a la révélation de l’incompétence de nos institutions publiques – l’inhumanité impitoyable de ceux qui gouvernent à Washington n’a d’égal que leur ineptie clownesque. C’est dans ce domaine que nous devrions d’abord comprendre la morale de l’histoire et apprendre les leçons.







L’intrusion d’un événement totalement étranger – comme une pandémie – dans un statu quo donné, ne le rompt pas nécessairement en, et par, lui-même. Mais elle expose cruellement les lacunes et le fonctionnement du statu quo existant. Elle les montre, non seulement nus, mais dévoile aussi, soudainement, les sombres coulisses des prébendes, à peine légales, au profit des entreprises, des copains et des coquins de Wall Street.
Avec toute l’encre qui a coulé au sujet du SARS-CoV-2 et du COVID-19 et ses diverses ramifications et effets, vous pourriez penser qu’il y a peu à ajouter. Cependant, je n’ai pas encore vu d’article sur le coronavirus en tant que test – non pas dans le sens d’un test pour la présence du virus ou d’anticorps à celui-ci, mais en tant que test pour nous, en tant qu’individus, familles, communautés et nations entières. Nous constatons déjà que ses effets vont de relativement bénins à désastre complet. Comme toujours, blâmer le test pour son échec est une invitation au rire, à ses propres dépens.