Par Wayan – Le 10 juin 2024 – Le Saker Francophone

Cette semaine encore Israël s’est enfoncé un peu plus dans sa folie, se fichant totalement de la dégradation de son image auprès des peuples du monde, mêmes occidentaux. Même dans les médias français on perçoit de plus en plus un embarras à défendre l’indéfendable ; le « massacre de Rafah », dans la foulée de l’interdiction de la CIJ, ayant été un point de bascule :
Cela arrive au moment où une prise de conscience médiatique est perceptible. TF1 mercredi 29 mai après France 2 la veille ont ouvert leurs journaux de 20h sur l’indignation dans le monde, et notamment à Paris, que soulèvent les bombardements de déplacés à Rafah. Il faut dire aussi que ce massacre a fait la Une du New York Times et qu’une image intitulée « All eyes on Rafah », générée à l’aide de l’intelligence artificielle, a été partagée plus de 50 millions de fois sur Instagram.
Il y a sans doute un tournant dans l’opinion. Pourtant, rares sont les journaux français qui, à l’instar du Monde ou de Libération, ont mis à la Une les souffrances des Palestiniens à Rafah ou pris position pour une reconnaissance par la France de la Palestine. On le constate aussi à l’Assemblée où un documentaire sur les atrocités commises à Gaza du député apparenté LFI Aymeric Caron n’a réuni qu’une quinzaine de députés, quand celui fourni par Israël sur les massacres du 7-Octobre en avait rassemblé 120. »



Le président américain Joe Biden a chargé son conseiller à la sécurité nationale, Jake Sullivan, de se rendre à New Delhi dès que le premier ministre Narendra Modi aura formé son nouveau gouvernement. Cela peut nous rappeler d’une certaine manière la mission effectuée en 1990 à New Delhi par Robert Gates, alors conseiller adjoint à la sécurité nationale sous la présidence de George HW Bush, dans l’ombre d’une prétendue apocalypse nucléaire imminente dans le sous-continent.
Tentant de comprendre la guerre au Vietnam, l’historienne américaine Barbara Tuchman publia en 1984 un livre intitulé : « La marche folle de l’Histoire » dans lequel elle s’interrogeait sur les raisons qui conduisirent des rois ou des dirigeants, tel Montezuma, George III et bien d’autres, à poursuivre des politiques contraires à leurs intérêts vitaux en dépit d’alternatives évidentes. La guerre en Ukraine nous le remet en mémoire.

