L’époque appelle à agir en poètes plutôt qu’en politiciens
Par Pepe Escobar − Le 29 avril 2020 − Source Global Research

1 Crédit photo : Le Triomphe de la Mort, fresque, Palerme, Italie (artiste inconnu).
Entre l’irresponsabilité des élites et la fragmentation totale de la société civile, la Covid-19 en tant que coupe-circuit montre comment le roi – le système – est nu.
Nous sommes entraînés dans une danse macabre de multiples systèmes complexes « enchevêtrés », produisant toutes sortes de boucles de rétroaction pour la plupart négatives.
Ce 16 avril, le Dr Luc Montagnier est devenu un nom célèbre dans le monde entier. Cela s’est produit alors que le virologue controversé – il est contre les vaccins – a décidé de déclarer publiquement son soutien à la théorie selon laquelle Covid-19 est en effet une création produite en laboratoire et non un effet naturel de l’évolution virale.
Un thème récurrent parmi les théoriciens du complot est que l’élite n’attend que le bon moment pour déployer sa technologie de «marquage de la bête» pour identifier et contrôler à distance chaque être humain sur la planète, scellant ainsi ses plans pour un gouvernement mondial unique. Et avec beaucoup de gens prêts à faire à peu près n’importe quoi pour revenir à une certaine normalité, ces craintes semblent plus justifiées à chaque jour qui passe.

Il existe de nombreux partisans influents de la guerre nucléaire, et certains d’entre eux soutiennent que l’utilisation d’armes de faible puissance et / ou à courte portée est possible sans risque d’escalade vers Armageddon. D’une certaine manière, leur argument est comparable à celui de la bande d’optimistes béats aux yeux pleins d’étoiles qui pensaient, apparemment sérieusement, qu’il pourrait y avoir un tel animal mythique qu’un «rebelle modéré». 
Par
Alors que la Seconde Guerre mondiale touchait à sa fin en Europe, le philosophe britannique Bertrand Russell écrivait : «On ne peut faire confiance ni à un homme, ni à une foule, ni à une nation pour agir humainement ou pour penser sainement sous l’influence d’une grande peur».