Que mijotent les BRICS et l’Allemagne?

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 28 février 2015 – Source Russia Today

Winston Churchill a déjà dit que sans guerre, il se sentait bien seul. L’empire perdu lui manquait énormément aussi. Le successeur de Churchill, l’Empire du Chaos, est aujourd’hui aux prises avec le même dilemme. C’est que certaines de ses guerres par procuration, comme en Ukraine, ne se passent pas très bien.

D’autant plus que la chute de l’empire se manifeste de plus en plus par une série de mesures prises par certains joueurs qui vont dans le sens d’un monde multipolaire.

Tout cela met évidemment dans tous leurs états les groupes de réflexion formant le royaume du baratin aux USA, qui y vont de leurs prévisions portant la marque de la CIA à propos de la désintégration prochaine de la Russie et de la montée de la dictature communiste en Chine. Bref, on se berce d’illusions (impérialistes) dans le peu de temps qui reste à la prolongation de l’hégémonie.

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Un assassinat pour notre temps de crise

Par Philippe Grasset – Le 2 mars 2015 – Source Dedefensa

 Il y avait une logique attendue face à cette sorte d’événements, dans tous les cas la raison nous le disait. Mais il faut se méfier de l’emploi exclusif de la raison pour la prévision, parce qu’elle est devenue, plus ou moins développée, la raison-subvertie par le Système ; même chez ceux qui parviennent à lutter contre l’influence du Système et qui le font en toute conscience, leur raison n’en subit pas moins quelques effets (et en général ils le savent et s’en gardent à mesure). C’est pourquoi il faut se garder de sacrifier à la prévision selon le mode classique rationnel (refuge de l’inconnaissance) et, une fois placé devant l’événement, encadrer strictement sa raison de l’expérience et surtout de l’intuition dont on doit espérer qu’elle est haute. Nous faisons ces considérations générales à propos de l’assassinat de l’opposant à Poutine Boris Nemtsov, vendredi soir, en plein cœur de Moscou, à quelques jets de pierre du Kremlin.

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L’économie russe
Un mort encore bien vivant.

Par M K Bhadrakumar – Le 27 février 2015 – Source Bhadrakumar

Une phase d’intense propagande anti-russe par l’Occident, sans précédent dans l’ère de l’après-guerre froide, touche probablement à sa fin. Les propagandistes devaient nous faire croire que l’économie russe est en lambeaux ou en chute libre ou réduite à un déchet en raison des intelligentes sanctions occidentales ourdies par les Etats-Unis, et que tard ou tard Moscou serait contrainte de s’aligner sur le diktat de l’Occident au sujet l’Ukraine.

Mais rien de tel ne s’est produit. Ou plutôt si, la Russie a affirmé encore plus fort sa volonté de sauvegarder ses intérêts légitimes de sécurité. Sur le terrain, la Russie a manœuvré à partir d’une position de force alors que l’opinion occidentale est fracturée, avec une partie importante de son opinion publique qui se soulève, en Europe, contre des politiques de sanctions qui ne mènent nulle part mais font du tort aux intérêts européens. L’Union européenne est appelée à se prononcer dans les prochains mois sur la poursuite des sanctions ou sur une restauration souhaitable des relations commerciales, compte tenu des tendances encourageantes constatées dernièrement grâce à l’accord de Minsk qui, lentement mais sûrement, gagne du terrain dans l’est de l’Ukraine.

Maintenant que la marée de la propagande commence à refluer, l’opinion rationnelle fait surface. Bloomberg a rédigé un article d’opinion intitulé Non, Obama, l’économie de la Russie n’est pas en ruines, avertissant que les rapports prédisant la disparition imminente de l’économie russe pourraient s’avérer prématurés.

Le magazine d’intérêt national en ligne a publié un rapport, dans une veine quelque peu similaire, concernant un colloque intitulé Le Secteur de l’énergie en  Russie et la chute du prix du pétrole, qui s’est tenu mardi à Washington sous les auspices du Centre pour l’intérêt national. Les opinions exprimées étaient que l’impact des sanctions et la baisse des prix du pétrole sur l’économie russe ne doivent pas être exagérés, même si les opinions divergent pour prévoir que les prix du pétrole seront revenus aux alentours de $80 le baril d’ici la fin de l’année. Le rapport est ici.

En effet, l’avenir de la coopération énergétique de la Russie avec l’Europe devient ici le point central du débat. Sans doute, l’Europe cherche-t-elle à diversifier ses sources d’approvisionnement hors de la Russie, à réduire le niveau élevé de dépendance moyenne actuel de 30% pour l’approvisionnement en gaz. Mais une analyse récente du professeur James Henderson, senior fellow à l’Institut d’Oxford pour les études sur l’énergie, arrive à une conclusion surprenante, je vais le citer longuement:

«Alors que l'idée même d'un partenariat énergétique stratégique entre la Russie et l'UE a disparu, en fait, les relations commerciales resteront solides. La Russie ne veut pas devenir dépendante des exportations vers un seul client puissant, comme la Chine, et utiliser ses options européennes comme un élément d'équilibrage de la même manière que les ventes vers l'Asie sont actuellement utilisées pour faire un contrepoids géopolitique et commercial aux dirigeants européens. En outre, les ventes totales en Europe vont probablement rester la plus grande source de revenus pour Gazprom, car même si la Chine devenait le plus gros client unique, et bien que la relation entre la Russie et ses clients à l'Ouest soit susceptible de rester politiquement houleuse dans un avenir prévisible, les avantages mutuels d'une issue commerciale rationnelle dans le secteur de l'énergie empêcheront probablement toute rupture importante dans le commerce du gaz. En outre, si Gazprom poursuit sa stratégie de croissance par des livraisons aux plate-formes de redistribution [hubs, NdT] plutôt que par la livraison au consommateur final, sa position de négociation puissante, en tant que producteur à faible coût, avec de vastes ressources de gaz proches de l'Europe, pourrait finalement aboutir à une part de marché en pleine expansion sur le long terme plutôt que par un déclin qui semble actuellement être le résultat souhaité par l'UE.»

De toute évidence, la Russie continue de poursuivre une politique de l’énergie très ciblée, sans se laisser décourager par les prévisions apocalyptiques de chute libre de l’économie, politique fondée sur une estimation avisée qui est loin d’impliquer une cessation des relations avec l’Europe. Vue sous cette perspective, l’annulation par Moscou du projet de gazoduc South Stream devient un tournant dans sa stratégie d’exportation de gaz à long terme, provoqué par un concours de circonstances (comme la faiblesse de la demande de gaz, la législation anti-monopole de l’UE dans le secteur de l’énergie et le sentiment que Gazprom est moins bien accueilli que par le passé sur le marché européen), tournant qui invite à travailler sur une nouvelle plate-forme, à la frontière entre la Turquie et la Grèce, pour livrer du gaz dans l’Europe du Sud.

En effet, ceux qui se moquaient de la notion dite de Turkish Stream, d’abord vue comme un simple bluff de la Russie, sont de plus en plus nombreux à se taire et à comprendre que le projet est vital pour la Russie et pourrait être aussi réaliste que le projet Blue Stream existant pour la fourniture du gaz russe à la Turquie. Comme je l’ai laissé entendre dans un blog précédent – la Russie s’invite bruyamment dans la tente de l’UE – à propos de la possibilité d’extension des relations énergétiques entre la Russie et Chypre, la Russie se positionne ainsi intelligemment entre la Turquie et la Grèce comme un ami commun et un nouvel axe de l’énergie entre les trois pays pourrait bien se dessiner, ce qui renforcerait le profil de Moscou dans la région méditerranéenne.

Même une analyse récente par la Fondation Jamestown, un vétéran redoutable de la guerre froide, admet à contrecœur qu’«il est également de plus en plus évident que la coopération centrée sur l’énergie entre la Russie et la Turquie se traduira à Ankara par des mouvement politiques de rapprochement avec Moscou… à partir d’un point de vue stratégique encore plus large, la coopération énergétique de la Turquie et de la Russie apparaît comme un sérieux défi à la communauté euro-atlantique et à ses partenaires régionaux proches».

M K Bhadrakumar

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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M. Khazin, économiste russe:
Remarques pertinentes sur la situation grecque

Par Mikhail Khazin- Le 27 février 2015 – Source vineyardsaker

Un bref aperçu de la situation post-électorale en Grèce


Il y a un nouveau gouvernement en Grèce. Un gouvernement de gauche qui a une relation plutôt compliquée avec le droit sacré de la propriété privée, en particulier quand il s’ agit de la dette souveraine grecque. En d’autres termes, il se dirige vers le déclenchement d’une grosse crise de la dette dans l’UE (et peut-être avec un impact sur le monde entier). Mais, comme on nous l’a enseigné en 2008, une crise n’apporte pas seulement des problèmes, elle procure aussi de nouvelles opportunités. C’est pourquoi il est important d’avoir une compréhension en profondeur de la politique grecque, en particulier pour être en mesure de reconnaître qui bénéficiera de ces nouvelles opportunités. Pour pouvoir analyser la situation correctement, il est nécessaire d’expliquer un point très important, crucial même pour comprendre les événements qui se déroulent aujourd’hui dans l’UE.

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La Grèce et Syriza
Un autre son de cloche

Le 26 février 2015 – Source Internetz Zeitung

Le gouvernement grec demande de nouveau une réduction de la dette et refuse catégoriquement les privatisations

Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.

Le ministre grec des Finances remet la réduction de la dette à l’ordre du jour.

Un jour seulement après le compromis obtenu dans la saga de la dette grecque, le ministre des Finances d’Athènes avertit qu’il y aura des difficultés de paiement et remet même sur la table une réduction de la dette.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est hors de lui.

«Le remboursement des acomptes au FMI maintenant et à la BCE en juillet vont sûrement nous mettre en difficulté», a déclaré le ministre des Finances Yanis Varoufakis à la station de radio Alpha.

«Je parle d’une renégociation qui fasse significativement baisser la charge de notre dette», dit-il. C’est un critère pour que le pays puisse revenir un jour sur le marché des capitaux. Il faudrait plus d’investissements et un paiement des intérêts ajusté à l’excédent budgétaire.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a répondu qu’il était déplacé et irréalisable que l’Allemagne remette de nouveau sur la table la question d’une réduction de la dette grecque. Cela va à l’encontre des assurances données par le gouvernement grec.

La Grèce a de nouveau fait clairement savoir qu’il n’est pas seulement probable, mais tout à fait certain, que les privatisations motivées par des positions néolibérales et la vente à bas prix des bijoux de famille du pays seront stoppées.

Le ministe grec de l’Energie Panagiotis Lafazanis avait déjà annoncé l’arrêt des privatisations en cours dans le secteur de l’électricité. Cela concerne un producteur d’électricité et un gestionnaire de réseaux. Les intéressés n’avaient pas pris d’engagements contraignants, a expliqué Lafazanis au journal Ethnos, donc l’affaire n’a pas abouti. Le gouvernement grec avait en fait engagé les bailleurs de fonds à renoncer à tous les projets de vente. «Notre position est très claire. La vente à bas prix des nos bijoux de famille et à des conditions qui ne contribuent pas au développement de notre économie est terminée

Si la Grèce ne respecte pas pleinement ses engagements liés au programme d’aide en cours, elle ne recevra pas d’autre aide, a averti Schäuble.

Les ministres des finances de l’euro-zone avaient approuvé dimanche une prolongation de quatre mois du programme d’aide à la Grèce, jusqu’à fin juin. En contrepartie, le gouvernement d’Athènes avait promis des réformes.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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La marine russe chez elle à Chypre au grand dam de l’UE

le 26 février 2015 – Source Russia Today

Russian missile cruiser Moskva. (Reuters/Stringer)

Croiseur lance-missile russe Moskva (Reuters/Stringer)

La marine russe continuera d’avoir accès aux ports chypriotes pour ses escales en Méditerranée, après un accord signé entre les deux pays pour prolonger les accords de coopération militaire existants.

L’accord qui s’applique aux vaisseaux russes luttant contre le terrorisme et la piraterie maritime avait été conclu à Moscou entre le président Vladimir Poutine et son homologue chypriote, Nicos Anastasiades. La signature est intervenue au milieu des tensions et des sanctions entre l’UE et la Russie à propos des conflits militaires en Ukraine.

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L’assassinat de la Grèce

 

James Petras

Par James Petra – Le 23 février 2015 – Source voltaire.net

James Petras a été directeur du Centre d’études européennes à Athènes (1981-1984) et conseiller du Premier ministre Andreas Papandreou (1981-1984). Il analyse la crise grecque et ses enjeux par rapport à l’Union européenne.

Yánis Varoufákis and Aléxis Tsípras

Le gouvernement grec est actuellement pris dans un combat pour la vie ou la mort avec l’élite de l’Union européenne qui domine les banques et les centres de décision. L’enjeu, ce sont les moyens de subsistance de onze millions de Grecs, ouvriers, employés et petits entrepreneurs, et la viabilité de l’Union européenne. Si le gouvernement de Syriza capitule devant les demandes des banquiers européens et accepte de poursuivre les programmes d’austérité, la Grèce sera condamnée à des décennies de régression, à la misère et à la domination coloniale. Si la Grèce décide de résister et se trouve contrainte de sortir de l’Union européenne, il lui faudra répudier 270 milliards d’euros de dettes étrangères, envoyant les marchés financiers internationaux au crash et provoquant l’effondrement de l’UE.

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Grèce: SYRIZA
Un chaudron bouillonnant

Démocrite (460-370 av J.C.)

Par AXA – Le 22 février 2015 – Source (en grec) nakestruth

Après Glezos c’est Sakorafa qui entre en dissidence

Les cadres directeurs de SYRIZA envoient sans arrêt des piques contre l’accord signé entre le gouvernement et les prêteurs, en vue de repousser les échéances des prêts d’au moins quatre mois. Suite à l’intervention retentissante de Manolis Glezos survient le coup de lance [ou de javelot, NdT] de Sophia Sakorafa!

À chaque heure qui passe, une nouvelle prise de tête s’ajoute pour Alexis Tsipras. On est à quelques heures de la remise à Bruxelles de la liste définitive des réformes que le gouvernement propose de mettre en œuvre, conformément à l’accord conclu lors de la récente réunion de l’Eurogroupe.

Après Manolis Glezos, une autre eurodéputée de SYRIZA épinglait… à la lance, le gouvernement et clarifiait par un tweet son désaccord avec les manœuvres du palais Maximou [siège du gouvernement: équivalent de l’hôtel Matignon, NdT]. «Le peuple a donné son mandat pour l’annulation du mémorandum. Nous n’avons aucune légitimité politique pour faire le contraire», a écrit l’eurodéputée.

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Les Etats-Unis poussent à l’escalade en armant Kiev par l’intermédiaire d’Abu Dhabi

Le 24 février 2015 – Source Moon of Alabama

En dépit des profondes inquiétudes exprimées par leurs alliés européens, les États-Unis trahissent leur propres déclarations de ne pas livrer d’armes à l’Ukraine et augmentent ainsi les chances de l’élargissement d’une guerre catastrophique en Europe.

Le président issu du coup d’État ukrainien Porochenko est allé  au salon international des armes à Dubaï. Là, il a rencontré le chef des ventes d’armement militaire états-unien.

ABU DHABI – Le président ukrainien Petro Porochenko doit rencontrer, ici, des entreprises de défense américaines, mardi, lors du grand salon de l’armement, même si le gouvernement américain n’a pas autorisé les firmes à vendre des armes létales à Kiev.

Frank Kendall, le responsable des achats du Pentagone doit rencontrer une délégation ukrainienne lundi soir, cependant Porochenko ne devrait pas être là. Kendall, dans une interview, a dit qu’il apportera un message de soutien des États-Unis.

«Je pense que la conversation portera sur leurs besoins, a déclaré Kendall au site d’information Défense One quelques heures avant la réunion. Nous sommes limités pour l’instant dans ce que nous sommes en mesure de leur fournir, mais quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.»

Porochenko, poussé par ses sponsors américains néocons, veut la guerre totale avec la Russie. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Porochenko, actuellement en visite au Canada, a relayé le message:

Le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine dit qu’il se prépare à une guerre totale contre la Russie et veut que le Canada l’aide en lui fournissant des armes létales et la formation qui va avec.

Vadym Prystaiko, qui jusqu’à l’automne dernier était l’ambassadeur d’Ukraine au Canada, dit que le monde ne doit pas avoir peur de se joindre à l’Ukraine dans sa lutte contre une puissance nucléaire.

Dans l’esprit de ces gens mener une guerre totale contre une superpuissance nucléaire comme la Russie n’est pas un problème. Ce sont vraiment des fous.

La Russie dit que si les États-uniens livrent des armes à l’Ukraine, cela créera un vrai problème. Les Russes ne parlent pas pour ne rien dire. Juste pour donner un aperçu de la manière dont elle contrecarrerait un tel problème, la Russie vient de proposer à l’Iran de lui vendre un système de défense antimissile S-300 amélioré :

Sergei Chemezov, directeur général de la société de défense russe Rostec, a déclaré que Téhéran envisageait de leur acheter un système Antey-2500, un système de défense anti-aérienne à capacités anti-balistiques.

L’Antey-2500 est un système mobile de missiles sol-air qui offre des capacités améliorées de combat, permettant la destruction d’avions et de missiles balistiques à une distance d’environ 2 500 km, selon son fabricant, Almaz-Antey.

Le système a été développé à partir d’une version moins avancée – le système S-300V des années 1980 – qui a une portée de 200 km. Un contrat de 2007 pour fournir le système S-300 à l’Iran avait été annulé en 2010, sous la pression des Etats-Unis et d’Israël…

Un tel système en Iran, en cas de conflit, mettrait en danger tous les avions états-uniens au Moyen-Orient.

Mais cette menace n’a pas fait reculer les États-Unis. Comme l’a dit le marchand d’armes des États-Unis à Abu Dhabi : «Quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.» Les États-Unis vont maintenant blanchir leur programme d’armement de Kiev grâce à leurs dictatures-clientes du Moyen-Orient :

Christopher Miller @ChristopherJM

Porochenko, les Émirats arabes unis sont d’accord pour livrer certains types d’armements et de matériel militaire à #Ukraine.

Les Émirats arabes unis ne sont pas connus pour être des fabricants d’armes. Mais ils achètent beaucoup d’armes américaines. Ils vont maintenant les transférer à l’Ukraine pendant que les États-Unis jureront leurs grands dieux qu’ils n’arment pas l’Ukraine. S’imaginent-ils qu’on va les croire ?

Voilà encore une dangereuse escalade du conflit en Ukraine due aux machinations américaines. Cela se produit au moment même où la Russie, la France, l’Allemagne et l’Ukraine se réunissent à Paris pour essayer d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Minsk 2 sur le cessez-le-feu et trouver une solution politique de la guerre civile en Ukraine:

Lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Ukraine, Yevhen Perebyinis, a dit que pendant leur réunion à Paris, le quatuor des ministres des Affaires étrangères se concentrera sur la mise en œuvre des accords de Minsk et le retrait de l’artillerie lourde dans le Donbass.

Le gouvernement ukrainien a déclaré qu’il ne retirerait pas son artillerie aussi longtemps qu’il y aurait des escarmouches autour de quelques points chauds le long de la ligne du cessez-le-feu. A Shirokyne, à l’est de Marioupol, le bataillon néo-nazi Azov pro-gouvernemental continue d’attaquer les fédéralistes. La propagande ukrainienne soutient que les fédéralistes se préparent à attaquer Marioupol. C’est absurde et les fédéralistes ont nié avoir l’intention de poursuivre les combats. Contrairement au gouvernement ukrainien, les fédéralistes ont commencé à retirer leur artillerie et continueront à le faire.

Le gouvernement ukrainien viole l’accord de Minsk 2 en ne retirant pas son artillerie lourde de la ligne du cessez-le feu. Les États-Unis arment l’armée ukrainienne et vont bientôt entraîner les forces volontaires néo-nazies de la garde nationale.

Les grandes puissances européennes, l’Allemagne, la France et la Russie, essaient de calmer le conflit. Les États-Unis et leurs caniches de Kiev continueront à jeter de l’huile sur le feu. Si les Européens ne parviennent pas à contrecarrer Washington, l’Ukraine s’enflammera et l’Europe avec elle.

Dans la prochaine escalade, les livraisons états-uniennes d’armes à Kiev seront blanchies par l’intermédiaire d’Abu Dhabi.

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

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Les US regardent la Chine
La Chine regarde le monde

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 20 février 2015 – Source Russia Today

Proverbe chinois: quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt

La première économie mondiale est à la fête au moment d’entamer une nouvelle année du zodiaque chinois. Bienvenue dans l’année du mouton. Ou de la chèvre. Ou du bélier. Ou, techniquement, le mouton (ou la chèvre) de bois vert. Même les meilleurs linguistes chinois ne parviennent pas à s’entendre sur la traduction en anglais. Mais qui s’en soucie?

Reuters/Bobby Yip

Le Chinois moyen hyper-connecté – qui jongle avec ses cinq appareils intelligents (smartphones, tablettes, liseuses) – avance bravement vers une véritable révolution commerciale. En Chine (et dans le reste de l’Asie), les transactions en ligne représentent maintenant le double de la valeur combinée des transactions aux Etats-Unis et en Europe.

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