Grèce: SYRIZA
Un chaudron bouillonnant

Démocrite (460-370 av J.C.)

Par AXA – Le 22 février 2015 – Source (en grec) nakestruth

Après Glezos c’est Sakorafa qui entre en dissidence

Les cadres directeurs de SYRIZA envoient sans arrêt des piques contre l’accord signé entre le gouvernement et les prêteurs, en vue de repousser les échéances des prêts d’au moins quatre mois. Suite à l’intervention retentissante de Manolis Glezos survient le coup de lance [ou de javelot, NdT] de Sophia Sakorafa!

À chaque heure qui passe, une nouvelle prise de tête s’ajoute pour Alexis Tsipras. On est à quelques heures de la remise à Bruxelles de la liste définitive des réformes que le gouvernement propose de mettre en œuvre, conformément à l’accord conclu lors de la récente réunion de l’Eurogroupe.

Après Manolis Glezos, une autre eurodéputée de SYRIZA épinglait… à la lance, le gouvernement et clarifiait par un tweet son désaccord avec les manœuvres du palais Maximou [siège du gouvernement: équivalent de l’hôtel Matignon, NdT]. «Le peuple a donné son mandat pour l’annulation du mémorandum. Nous n’avons aucune légitimité politique pour faire le contraire», a écrit l’eurodéputée.

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Les Etats-Unis poussent à l’escalade en armant Kiev par l’intermédiaire d’Abu Dhabi

Le 24 février 2015 – Source Moon of Alabama

En dépit des profondes inquiétudes exprimées par leurs alliés européens, les États-Unis trahissent leur propres déclarations de ne pas livrer d’armes à l’Ukraine et augmentent ainsi les chances de l’élargissement d’une guerre catastrophique en Europe.

Le président issu du coup d’État ukrainien Porochenko est allé  au salon international des armes à Dubaï. Là, il a rencontré le chef des ventes d’armement militaire états-unien.

ABU DHABI – Le président ukrainien Petro Porochenko doit rencontrer, ici, des entreprises de défense américaines, mardi, lors du grand salon de l’armement, même si le gouvernement américain n’a pas autorisé les firmes à vendre des armes létales à Kiev.

Frank Kendall, le responsable des achats du Pentagone doit rencontrer une délégation ukrainienne lundi soir, cependant Porochenko ne devrait pas être là. Kendall, dans une interview, a dit qu’il apportera un message de soutien des États-Unis.

«Je pense que la conversation portera sur leurs besoins, a déclaré Kendall au site d’information Défense One quelques heures avant la réunion. Nous sommes limités pour l’instant dans ce que nous sommes en mesure de leur fournir, mais quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.»

Porochenko, poussé par ses sponsors américains néocons, veut la guerre totale avec la Russie. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Porochenko, actuellement en visite au Canada, a relayé le message:

Le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine dit qu’il se prépare à une guerre totale contre la Russie et veut que le Canada l’aide en lui fournissant des armes létales et la formation qui va avec.

Vadym Prystaiko, qui jusqu’à l’automne dernier était l’ambassadeur d’Ukraine au Canada, dit que le monde ne doit pas avoir peur de se joindre à l’Ukraine dans sa lutte contre une puissance nucléaire.

Dans l’esprit de ces gens mener une guerre totale contre une superpuissance nucléaire comme la Russie n’est pas un problème. Ce sont vraiment des fous.

La Russie dit que si les États-uniens livrent des armes à l’Ukraine, cela créera un vrai problème. Les Russes ne parlent pas pour ne rien dire. Juste pour donner un aperçu de la manière dont elle contrecarrerait un tel problème, la Russie vient de proposer à l’Iran de lui vendre un système de défense antimissile S-300 amélioré :

Sergei Chemezov, directeur général de la société de défense russe Rostec, a déclaré que Téhéran envisageait de leur acheter un système Antey-2500, un système de défense anti-aérienne à capacités anti-balistiques.

L’Antey-2500 est un système mobile de missiles sol-air qui offre des capacités améliorées de combat, permettant la destruction d’avions et de missiles balistiques à une distance d’environ 2 500 km, selon son fabricant, Almaz-Antey.

Le système a été développé à partir d’une version moins avancée – le système S-300V des années 1980 – qui a une portée de 200 km. Un contrat de 2007 pour fournir le système S-300 à l’Iran avait été annulé en 2010, sous la pression des Etats-Unis et d’Israël…

Un tel système en Iran, en cas de conflit, mettrait en danger tous les avions états-uniens au Moyen-Orient.

Mais cette menace n’a pas fait reculer les États-Unis. Comme l’a dit le marchand d’armes des États-Unis à Abu Dhabi : «Quand nous pouvons rendre service, nous le faisons.» Les États-Unis vont maintenant blanchir leur programme d’armement de Kiev grâce à leurs dictatures-clientes du Moyen-Orient :

Christopher Miller @ChristopherJM

Porochenko, les Émirats arabes unis sont d’accord pour livrer certains types d’armements et de matériel militaire à #Ukraine.

Les Émirats arabes unis ne sont pas connus pour être des fabricants d’armes. Mais ils achètent beaucoup d’armes américaines. Ils vont maintenant les transférer à l’Ukraine pendant que les États-Unis jureront leurs grands dieux qu’ils n’arment pas l’Ukraine. S’imaginent-ils qu’on va les croire ?

Voilà encore une dangereuse escalade du conflit en Ukraine due aux machinations américaines. Cela se produit au moment même où la Russie, la France, l’Allemagne et l’Ukraine se réunissent à Paris pour essayer d’accélérer la mise en œuvre de l’accord de Minsk 2 sur le cessez-le-feu et trouver une solution politique de la guerre civile en Ukraine:

Lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Ukraine, Yevhen Perebyinis, a dit que pendant leur réunion à Paris, le quatuor des ministres des Affaires étrangères se concentrera sur la mise en œuvre des accords de Minsk et le retrait de l’artillerie lourde dans le Donbass.

Le gouvernement ukrainien a déclaré qu’il ne retirerait pas son artillerie aussi longtemps qu’il y aurait des escarmouches autour de quelques points chauds le long de la ligne du cessez-le-feu. A Shirokyne, à l’est de Marioupol, le bataillon néo-nazi Azov pro-gouvernemental continue d’attaquer les fédéralistes. La propagande ukrainienne soutient que les fédéralistes se préparent à attaquer Marioupol. C’est absurde et les fédéralistes ont nié avoir l’intention de poursuivre les combats. Contrairement au gouvernement ukrainien, les fédéralistes ont commencé à retirer leur artillerie et continueront à le faire.

Le gouvernement ukrainien viole l’accord de Minsk 2 en ne retirant pas son artillerie lourde de la ligne du cessez-le feu. Les États-Unis arment l’armée ukrainienne et vont bientôt entraîner les forces volontaires néo-nazies de la garde nationale.

Les grandes puissances européennes, l’Allemagne, la France et la Russie, essaient de calmer le conflit. Les États-Unis et leurs caniches de Kiev continueront à jeter de l’huile sur le feu. Si les Européens ne parviennent pas à contrecarrer Washington, l’Ukraine s’enflammera et l’Europe avec elle.

Dans la prochaine escalade, les livraisons états-uniennes d’armes à Kiev seront blanchies par l’intermédiaire d’Abu Dhabi.

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

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Les US regardent la Chine
La Chine regarde le monde

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 20 février 2015 – Source Russia Today

Proverbe chinois: quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt

La première économie mondiale est à la fête au moment d’entamer une nouvelle année du zodiaque chinois. Bienvenue dans l’année du mouton. Ou de la chèvre. Ou du bélier. Ou, techniquement, le mouton (ou la chèvre) de bois vert. Même les meilleurs linguistes chinois ne parviennent pas à s’entendre sur la traduction en anglais. Mais qui s’en soucie?

Reuters/Bobby Yip

Le Chinois moyen hyper-connecté – qui jongle avec ses cinq appareils intelligents (smartphones, tablettes, liseuses) – avance bravement vers une véritable révolution commerciale. En Chine (et dans le reste de l’Asie), les transactions en ligne représentent maintenant le double de la valeur combinée des transactions aux Etats-Unis et en Europe.

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Errare humanum est
Perseverare autem diabolicum

Le 23 février 2015 – Source vestnikkavkaza

L’Occident admettrait-il qu’il a commis des erreurs?

Des politiciens et des analystes occidentaux d’opinions diverses parlent de plus en plus souvent des mêmes choses ces derniers temps: la reconnaissance des erreurs commises par l’Occident dans l’évaluation du jeu de la Russie dans l’arène géopolitique.

Par exemple, un contributeur régulier du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine, Klaus-Dieter Frankenberg, a accusé l’Europe d’erreur de calcul catastrophique: «L’Union européenne et le Royaume-Uni ont douloureusement mal jugé l’humeur à Moscou, la crise ukrainienne, ils se sont comportés comme des fous qui marchaient dans leur sommeil. En fait, l’Union européenne pourrait être accusée d’erreur de jugement, qui résulte de la croyance naïve que la Russie est en train de devenir un Etat démocratique», écrit Frankenberg.

Une position moins radicale a été annoncée aujourd’hui par le ministre des Affaires étrangères de Slovaquie, Miroslav Lajcak. Il a pressé l’Occident d’entamer un dialogue avec la Russie, faute de quoi il ne sera pas possible de trouver une solution au conflit en Ukraine ni de garantir la sécurité en Europe. «Nous avons besoin de communiquer. Il est nécessaire d’écouter les points de vue de ceux avec qui nous sommes en désaccord. Il est absolument indispensable de les connaître et de les analyser», a-t-il déclaré.

A son tour, le journaliste britannique Graham Phillips, a dit qu’il avait honte de la position de la Grande-Bretagne par rapport aux événements du Donbass. Il a fait cette déclaration en réponse à une lettre du ministère des Affaires étrangères britannique, qui lui recommandait de quitter le Donbass. Phillips a dit qu’il y resterait, car le but de son travail est d’éduquer les citoyens sur la situation dans la région, contrairement à la propagande diffusée par les médias occidentaux et à la position erronée de Londres.

Finian Cunningham, un journaliste américain, accuse les Etats-Unis d’invoquer le prétexte de la nécessaire protection contre la Russie pour exploiter l’Europe: «Qui paie pour cette mégalomanie américaine ? Comme d’habitude, l’Europe. La guerre à nos portes et les sanctions, la destruction de l’économie européenne – c’est le prix de l’alliance avec les Américains narcissiques», affirme Cunningham.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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Assassin de son propre peuple

Par Da_Dzi – Le 20 février 2015 – Source Fort Russ

Ukraine – Du rire aux larmes: de la bagarre pour l’huile de tournesol à la bagarre pour les médicaments contre la tuberculose.

Les patriotes ukrainiens se sont battus pour de l’huile de tournesol. Une bouteille d’huile à 15 hryvnias a suffi pour que ces Européens cultivés se jettent les uns sur les autres. Amusant, non? Qu’est-il arrivé à la culture galicienne si vantée?
Et ce n’est pas fini, on n’est qu’au début de l’éclipse de l’UniUkraine*. On se battra bientôt pour une boîte de viande. Pour un carton de lait. Pour du pain bon marché. Du pain qui va devenir hors de prix.

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Londres: Chambre des Lords L’UE «somnambule» en Ukraine

Le 20 février 2015 – Source Russia Today

le cauchemar la réveille
[Note du saker francophone]

De gauche à droite les ministres des Affaires étrangères, Fabius (France), Lavrov (Russie), Steinmeier (Allemagne) et Klimkin (Ukraine). (Reuters/Thomas Peter)

L’UE est entrée comme une somnambule dans la crise ukrainienne, du fait de son incapacité à prendre en compte l’inquiétude que les politiques occidentales suscitaient à Moscou, selon un rapport parlementaire britannique. Les Européens ont perdu toute capacité d’analyse en ce qui concerne la Russie.

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Leonid Koutchma commente la réunion de Minsk:
s’est-il montré trop bavard?

Le 19 février 2015 – Source Fort Russ

En disant : Obama a discuté quatre heures avec Poutine, Koutchma s’est-il montré trop bavard?

Leonid Koutchma, ancien président ukrainien

Leonid Koutchma, ancien président ukrainien

[Les commentaires entre crochets sont de Kristina Rus, la traductrice du russe à l’anglais]

Notre président a trouvé les négociations très difficiles [Koutchma est un fidèle ami de Porochenko!], parce que ce n’étaient pas des négociations, mais une guerre dont les armes étaient les mots. [Porochenko a dû en prendre pour son grade!].

Vous pouvez aisément vous représenter la tension qui régnait pendant les négociations avec les représentants des soi-disant Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, parce que, vous le comprenez bien, ils n’avaient aucun désir de parvenir à un consensus ni, plus important encore, de redonner la paix à ce, comment dirait-on, pauvre territoire. [Lire: ils n’ont aucun désir d’en passer par les conditions de l’Ukraine, mais, à en juger par son ton, on dirait que Koutchma lui-même ne croit pas vraiment à ses propres paroles quand il dit qu’ils ne veulent pas la paix.]

Il était prévu que le groupe de contact, ainsi que Zakharchenko et la République populaire de Lougansk, signent le document, le transmettent ensuite aux quatre présidents, et enfin qu’ils viennent tous ensemble voir les journalistes pour bénir le document et dire: «Les gars, soyons amis !» [Porochenko a été pris dans une embuscade!]

Mais quand nous nous sommes assis autour de la table avec Zakharchenko et Plotnitsky pour signer le document, ils ont déclaré : «Nous ne signerons pas ce document, il ne nous convient pas!» Et ils ont ajouté: «Vos gars sont aujourd’hui pris au piège dans le chaudron près de la gare, la principale voie de chemin de fer en Donbass, nous leur offrons de se rendre, de déposer les armes et de les laisser sortir en paix», et des choses du même genre, selon ce document. [Zakharchenko et Plotnitsky avaient comme atout Debaltsevo et les victoires militaires de la Novorussie; ils étaient donc en meilleure position pour négocier et avaient une longue liste de demandes.]

Bien sûr, c’était un dialogue de sourds [embuscade!], les QUATRE en ont été immédiatement informés. Ils ont failli repartir chez eux. Ils sont sortis un moment pour faire un break. [Personne n’a voulu laisser sortir Porochenko.]

Et la seule chose qui a changé dans ce document, la SEULE, bien que le Donbass ait proposé de nombreux amendements – c’est que le cessez-le-feu a commencé à 00H00 le 15 février au lieu de 08H00 le 14. C’est la seule chose qui a changé dans le document. [Pour se donner plus de temps pour en finir avec le chaudron Debaltsevo… Mais, vraiment – seize heures pour une SEULE chose? Je ne pense pas! Et pas un mot sur les concessions de Donbass?]

Mais les négociateurs ont si mal vécu la situation qu’au lieu de se présenter ensemble devant la presse (environ 500 journalistes les attendaient), comme ils étaient censés le faire, pour annoncer et bénir cette décision, ils sont venus tout seuls, l’un après l’autre. [Porochenko s’est vraiment pris de bec avec Poutine et a catégoriquement refusé de sortir avec lui.]

Pour moi, le fait que nous ayons mis les Européens, Poutine et l’Ukraine autour d’une table est un grand progrès. [Oh, et tout ça grâce à l’artisan de paix qu’est Porochenko – est-ce que c’est ce qu’ils lui ont dit pour se sentir mieux?] Et aussi le fait que les Européens et Poutine aient pris la responsabilité de ces documents signés à Minsk. C’est une chose d’observer la situation de l’extérieur et tout à fait autre chose de prendre des décisions. [Puisque l’accord entérinait la capitulation de l’Ukraine, c’est certain qu’obtenir de Poutine qu’il signe quoi que ce soit est en soi déjà une victoire pour l’Ukraine!!]

Bien sûr, il n’est pas exhaustif, bien sûr, nous aurions voulu davantage. Mais je pense que l’Ukraine a adopté la position qu’il fallait sur les questions majeures. [Bravo à Poutine et à Merkel qui ont réussi à convaincre au moins Koutchma qu’une autonomie de facto du Donbass est une victoire pour l’Ukraine.]

Si, après le 15 février à 00h00, les opérations militaires se poursuivent, alors je pense qu’il y aura un entretien d’un ton très différent avec la Russie et Vladimir Poutine. [Koutchma est-il certain que seul Poutine se bat dans le Donbass?]

Pouvez-vous imaginer dans quelle situation seraient Merkel et Hollande? Et même Obama, qui a eu une conversation de quatre heures hier avec Poutine? Poutine est-il quelqu’un avec qui on peut négocier et parvenir à un consensus, ou ce à quoi nous avons assisté jusqu’à aujourd’hui va-t-il continuer ? [Koutchma regarde trop la télévision ukrainienne!]

Pour nous, la question principale, c’est la frontière russo-ukrainienne. Si nous n’arrivons pas à contrôler la frontière, alors nous ne pouvons pas espérer une paix durable. [Entourer le Donbass avec du fil de fer barbelé et terroriser la population, ou mieux encore remplacer la population par des Ukrainiens patriotes permettra sûrement d’arriver à une paix durable.] Dans ce contexte, la Russie continuera à mettre du bois sur le feu pour alimenter l’incendie qui ravage l’Ukraine. [Pour empêcher l’Ukraine de poursuivre le génocide de la population du Donbass.]

On ne pourra pas empêcher l’incendie de se propager comme le choléra, du territoire du Donbass à nos autres régions. [Des régions qui n’acceptent pas non plus la junte de Kiev.] Par conséquent, c’est le cœur du problème, et je pense que nos autorités devraient faire de cette question une priorité.

J’aimerais que les Européens adoptent une position plus active. [Les Européens ont laissé choir l’Ukraine et les États-Unis.] Je crains que sous la pression des entreprises de leurs pays, ils ne veuillent régler la question ukrainienne au plus vite pour pouvoir retrouver des relations normales avec la Russie, du fait que l’Europe a désespérément besoin de l’énorme marché russe. [Koutchma, le parrain des oligarques ukrainiens, sait de quoi il parle! Mais alors pourquoi fermer cet énorme marché russe au business ukrainien?]

Après le 15 février, soit la situation se débloque, soit l’Europe devra adopter des sanctions plus sévères contre la Fédération de Russie [nous y revoilà, seul Poutine se bat dans Donbass!], parce qu’elle n’aura pas le choix. Surtout que Mme Merkel a mis sa réputation sur l’autel de la patrie.

La paix ne viendra pas tout de suite, mais au moins nous retirons l’équipement lourd et, surtout, nous avons donné notre parole. Nous verrons ce que vaut cette parole… [Il n’est même pas sûr lui-même que la parole ukrainienne vaille quelque chose!]

Traduit de par Dominique, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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L’OTAN aide l’Ukraine:
La meilleure façon de ne rien faire

Par Alex Leshy – Le 16 février 2015 – Source Fort Russ

proverbe DU  BERRY
Grands causeux, petits faiseux

Je ne connais aucune autre façon de décrire la position de l’OTAN. Un grand bordel. Le Secrétaire général dit une chose, le commandant militaire suprême dit le contraire. Dans le même temps, les dirigeants des états membres de l’OTAN disent quelque chose de complètement différent des deux précédents. Cela signifie que l’OTAN a officiellement adopté une position très curieuse. Quelque chose du genre, «Nous, en tant qu’alliance, ne donnerons aucune aide à l’Ukraine mais les états membres, peuvent individuellement prendre leur propre décision.»

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Des économistes ukrainiens:
« Quittez le pays si vous le pouvez… »

Par Lidiya Baglayenko – Le 18 février 2015 – Source Fort Russ

du rêve au cauchemar EUROPÉEN

Le nouveau gouvernement ukrainien est installé depuis un an et non seulement le niveau de vie n’a pas augmenté, mais il a chuté de façon catastrophique.

Selon les experts, une des raisons de l’état critique de l’économie de l’Ukraine a été l’exagération du rôle de l’UE et son Accord d’association.

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Comment les Russes perçoivent-ils les sanctions occidentales?

Le Saker Original –  Le 16 février 2015 – Source vineyardsaker

No comment

J’analyse les médias russes (sociaux et sociétaux) tous les jours et je suis toujours étonné de la manière complètement différente dont l’affaire des sanctions occidentales est discutée. Je pense qu’il est important et utile pour moi de partager cela avec ceux d’entre vous qui ne parlent pas le russe.

Tout d’abord, personne en Russie ne croit que les sanctions seront levées. Personne. Bien sûr, tous les politiciens russes disent que les sanctions sont une erreur et ne favorisent pas le progrès, mais ce sont des déclarations pour la consommation externe. Dans les interviews sur les médias russes ou sur les talk-shows, il y a un consensus pour dire que les sanctions ne seront jamais levées, quoi que fasse la Russie.

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