Par Alex Gorka – Le 3 mars 2917 – Source Strategic Culture

Des vents anti-establishment et anti-UE soufflent vite et fort à travers l’Europe, car le bloc se rapproche de l’effondrement. L’effet domino entamé par le Brexit poursuit sa réaction en chaîne dans toute l’Union. Les crises abondent, et toutes ramènent à des citoyens qui, finalement, préfèrent leurs identités nationales et régionales, plutôt que le projet supranational. Les changements à venir peuvent faire disparaître l’Occident tel que nous le connaissons, le remplaçant par des groupes d’États unis par des intérêts communs.

Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.
L’Euro est littéralement en train de détruire les nations et les économies de l’UE. Depuis que le régime des devises fixes est entré en vigueur dans les transactions en 2002, en remplacement des monnaies nationales, le régime des taux de change fixes a dévasté l’industrie dans les États périphériques au sein des 19 membres de l’Euro, en donnant un avantage disproportionné à l’Allemagne. La conséquence peu remarquée a été une contraction de l’activité industrielle et l’impossibilité de résoudre les crises bancaires qui en résultèrent. L’Euro est un désastre monétariste, et la dissolution de l’UE, désormais pré-programmée, n’en sera qu’une conséquence.



