Enfin libre


Par James Howard Kunstler – Le 18 juin 2021 – Source kunstler.com

China's victory over COVID-19 underpinned by noble values - CGTN

Pour l’instant, le public semble ne rien vouloir d’autre que de respirer un peu mieux – c’est-à-dire sans masque sur le visage après une année de paranoïa Covid-19 – et d’essayer de revenir à quelque chose qui ressemble à une vie normale. C’est comme si une sirène « tout va bien » s’était déclenchée la semaine dernière et qu’un consensus avait balayé le pays, que l’on peut résumer par « nous en avons fini avec ça ». Il n’y a eu aucun cas de Covid-19 dans mon comté de l’état de New York la semaine dernière et maintenant les quelques personnes qui se promènent encore masquées commencent à ressembler un peu à des fous qui jouent une stupide pièce de moralité.

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Les États-Unis sont-ils sur la même voie calamiteuse que la Yougoslavie ?


Par Brandon Smith − Le 4 juin 2021 − Source Alt-Market

De tous les désastres inflationnistes de l’histoire économique moderne, celui de la Yougoslavie est le plus ignoré par les médias dominants. Certes, l’effondrement de cette nation d’Europe de l’Est s’est fait lentement, mais avec une grosse explosion à la fin. La plupart des gens connaissent la guerre entre la Serbie et la Croatie et le génocide qui a suivi, mais peu de gens connaissent la crise économique qui a conduit au conflit.

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La provocation britannique dans les eaux de la Crimée était manifestement illégale


Par Moon of Alabama – Le 25 juin 2021

Mercredi, le destroyer HMS Defender de la Royal Navy britannique a provoqué la Russie en naviguant dans les eaux territoriales de la Crimée. Le gouvernement britannique, qui avait explicitement donné l’ordre au destroyer d’agir ainsi, insiste sur le fait que cette manœuvre était légale :

Le gouvernement britannique a approuvé le projet de faire naviguer un cuirassé dans les eaux contestées au large de la Crimée, malgré les objections de son ministre des Affaires étrangères, selon de nouvelles révélations retentissantes publiées par le journal Telegraph de Londres.

Dans un rapport publié jeudi soir, le journal - connu pour être proche du Premier ministre Boris Johnson - affirme que le ministre des affaires étrangères Dominic Raab avait "exposé ses inquiétudes" au sujet d’une telle mission proposée par les dirigeants de la défense. Il s'inquiétait du fait que cette action pouvait offrir une victoire potentielle à Moscou.

Selon le récit des événements, Johnson a finalement été appelé à régler le différend. Un destroyer de type 45 HMS Defender a finalement reçu l’ordre, lundi, de naviguer vers un affrontement avec la marine et l'aviation russes. Ce qui arriva deux jours plus tard.

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Le président chilien Sebastian Piñera est mis en accusation auprès de la Cour Pénale Internationale


Par Ramona Wadi – Le 20 juin 2021 – Source Strategic Culture

Le président chilien Sebastian Piñera n’aurait pas imaginé, lors de sa victoire électorale en 2017, qu’il allait briser sa carrière politique au-delà de toute rédemption. Les élections présidentielles chiliennes de 2017 ont été caractérisées par une faible participation des électeurs qui montrait la désillusion de l’électorat de gauche en termes de candidats, de propositions et, surtout, de la corruption inhérente à l’ensemble du spectre politique chilien depuis la transition du pays vers la démocratie.

Avant les manifestations de 2019 qui ont secoué tout le Chili, il était difficile d’imaginer une quelconque forme de transition hors de l’héritage du dictateur Augusto Pinochet. Alors que la clameur pour l’éviction de Piñera et le cri collectif pour une nouvelle constitution résonnaient dans tout le pays, le gouvernement s’est inspiré de la dictature en imposant un couvre-feu militaire et en déclenchant une violence généralisée et sanctionnée par l’État qui, selon de nombreux Chiliens, rappelait l’ère Pinochet. Détentions, tortures, meurtres et disparitions se sont répétés, alors que l’époque est supposée démocratique.

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Ces arrogants Britanniques auraient bien besoin d’une bonne gifle.


Par Moon of Alabama – Le 23 juin 2021

Les Britanniques se sont montrés un peu arrogants aujourd’hui, alors les Russes ont répondu en ouvrant le feu :

Un patrouilleur et un avion de chasse russes ont tiré des coups de semonce après que le destroyer britannique HMS Defender a violé la frontière du pays en mer Noire. L'attaché à la défense de l'ambassade du Royaume-Uni a été convoqué par des responsables à Moscou.

Selon le ministère russe de la défense, le navire britannique a pénétré dans les eaux territoriales du pays à 11 h 52, heure locale, et a parcouru 3 km à l'intérieur de la frontière, près du cap Fiolent, en Crimée. La péninsule n'est pas reconnue par le Royaume-Uni comme une terre russe et Londres estime qu'il s'agit d'un territoire ukrainien illégalement occupé.

"À 12h06 et 12h08, un navire de la patrouille frontalière a tiré des coups de semonce", a déclaré le ministère de la Défense. "(Et) à 12:19, un avion Su-24m a effectué un bombardement d'avertissement (4 OFAB-250) devant la trajectoire de l'USS Defender."

Quatre minutes plus tard, à 12:23, le destroyer quittait le territoire russe.

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La guerre de l’information menée par les États-Unis et le Royaume-Uni est à l’origine de la tentative de changement de régime en Biélorussie


Par Kit Klarenberg – Le 15 juin 2021 – Source Moon of Alabama

Des manifestants à Minsk

Les manifestations, parfois enflammées, qui ont fait rage en Biélorussie tout au long de l’année 2020 s’étaient quasiment éteintes lorsque Roman Protasevich, un militant local apparemment néonazi, a été arrêté de manière spectaculaire en mai de cette année.

Du coup, le pays est de nouveau mis en avant dans les titres des médias grand public, avec un nouveau regard vers les appels, jusqu’ici ignorés, de la présidente autoproclamée et controversée, Svetlana Tikhanovskaya, aux dirigeants occidentaux pour qu’ils la reconnaissent comme le leader légitime de la Biélorussie.

Fidèle à leurs habitudes, aucun média grand public n’a daigné mentionner que, pendant de nombreuses années avant l’éruption des troubles, Londres et Washington ont financé, formé et encouragé les éléments qui sont descendus dans la rue pour s’opposer au président Alexandre Loukachenko.

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Qui est Ebrahim Raisi, le nouveau président iranien ?


Par Tim Korso – Le 19 juin 2021 – Source Sputnik News

L’élection présidentielle en Iran a eu lieu alors que le pays est engagé dans la résolution de plusieurs problèmes. Téhéran est notamment impliqué dans des discussions diplomatiques concernant le rétablissement de l’accord nucléaire et les relations avec son voisin régional, l’Arabie saoudite.

Le plus haut magistrat iranien, président de la Cour suprême, Ebrahim Raisi, âgé de 60 ans, a obtenu la majorité des voix lors de l’élection présidentielle d’hier, ce qui lui permet d’occuper le deuxième poste le plus élevé du pays, à compter du 3 août. Ebrahim Raisi est largement considéré comme un partisan de la ligne dure en ce qui concerne les relations avec les pays occidentaux. Cependant, malgré cela, et malgré les accusations occidentales de violations des droits de l’homme par Raisi, l’Occident pourrait encore avoir une chance de parvenir à certains accords avec Téhéran, notamment sur l’accord nucléaire.

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Un Iran plus souverain va favoriser son rapprochement avec la Russie et la Chine


Par Pepe Escobar – Le 22 juin 2021 – Source The Saker’s Blog

Lors de sa première conférence de presse en tant que président élu avec 62% des voix, Ebrahim Raeisi, face à une forêt de microphones, a sorti le grand jeu et n’a laissé aucune place à l’imagination.

Sur le JCPOA, ou accord sur le nucléaire iranien, le dossier qui obsède complètement l’Occident, Raeisi a été clair :

  • les États-Unis doivent immédiatement revenir au JCPOA que Washington a unilatéralement violé, et lever toutes les sanctions.
  • Les négociations autour du JCPOA à Vienne vont se poursuivre, mais l’avenir de l’Iran ne sera pas conditionné par leur résultat.
  • Le programme iranien de missiles balistiques n’est absolument pas négociable dans le cadre du JCPOA et ne sera pas freiné.

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Alors que l’équilibre stratégique s’inverse, Israël est politiquement et militairement paralysé


Les dirigeants israéliens et occidentaux sont tellement fatigués par leur propre rhétorique qu’ils ne veulent pas penser ou dire qu’Israël est à court d’options.


Par Alastair Crooke − Le 14 Juin 2021 − Source Strategic Culture

De nombreux commentateurs israéliens assimilent Trump à Netanyahou . Le correspondant chevronné Ben Caspit, par exemple, pose la question suivante : Netanyahou est-il « un clone moyen-oriental de Donald Trump ? ». Il poursuit : « Le pire pourrait encore être à venir. Sauf changement de dernière minute, la Knesset doit prêter serment au nouveau gouvernement le 13 juin… Netanyahou va-t-il, dans un ultime effort, organiser une invasion de type Capitole à Jérusalem ? Va-t-il appeler ses partisans à marcher sur la Knesset pour éviter d’être délogé ? … son parti, le Likoud, a publié des déclarations en anglais, informant le monde que déposer Netanyahou signifierait transformer Israël en une dictature et comparant son successeur désigné, le leader de Yamina, Naftali Bennett, aux dirigeants de la Corée du Nord ».

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La guerre en Afghanistan est perdue, mais les États-Unis essaient de garder un pied dans la porte.


Par Moon of Alabama – Le 21 juin 2021

Les forces gouvernementales afghanes que les États-Unis ont formées sont rapidement en train de perdre le combat contre les talibans. Les États-Unis ont promis de se retirer complètement d’Afghanistan. Mais ils ont un plan pour garder un pied dans la porte en gardant le contrôle de l’aéroport international de Kaboul. Ce plan a toutes les chances d’échouer.

Lorsque les troupes soviétiques ont quitté l’Afghanistan, les forces gouvernementales qu’elles avaient soutenues ont tenu bon pendant trois années supplémentaires. Puis les Soviétiques ont coupé toute aide tandis que les États-Unis continuaient à soutenir les différents seigneurs de guerre pachtounes et les moudjahidines. Sans le réapprovisionnement soviétique, les forces gouvernementales ont dû abandonner. Aujourd’hui, les forces d’occupation américaines quittent le pays. Mais le gouvernement et les forces qu’ils laissent derrière eux sont bien moins préparés à survivre que celles que les Soviétiques soutenaient. La vitesse à laquelle les talibans avancent me laisse penser qu’il ne faudra que quelques mois pour que les forces gouvernementales afghanes s’effondrent complètement.

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