Par Moon of Alabama – Le 7 septembre 2021
L’hostilité des États-Unis envers l’axe de la résistance en Iran, en Irak, en Syrie et au Liban conduit à des objectifs contradictoires. Si les États-Unis veulent isoler la « résistance », ils veulent aussi conserver leur rôle dominant au Liban. Ces objectifs sont désormais en conflit. Les États-Unis se trouvent donc dans une situation où ils devront lever les sanctions contre la Syrie pour pouvoir concurrencer politiquement le Hezbollah au Liban.
Les États-Unis avaient assiégé économiquement le Liban pour le contraindre à obéir :
Il y a des moments où des lueurs de clarté brillent à travers le brouillard de la guerre narrative. Le discours d’investiture du président Raïssi ce mois-ci a été l’une de ces lueurs d’espoir. L’Iran se repositionne stratégiquement : les années passées à essayer de trouver un modus vivendi avec l’Occident n’ont fait que démontrer aux deux partenaires de cette « liaison » peu romantique qu’une relation n’est tout simplement pas possible. En effet, comme l’a laissé entendre Raïssi, cela a non seulement manqué de couler l’Iran, mais l’a aussi laissé avec une maison en désordre. Raïssi doit d’abord remettre de l’ordre dans sa maison, a-t-il dit, puis ouvrir la diplomatie à un cercle d’interactions plus large et plus diversifié. Les huit dernières années ont été étouffantes. Il faut ouvrir une fenêtre.
L’empire américain est en chute libre. Bien. L’Afghanistan est retourné au contrôle nativiste comme prévu. Les « gardiens de chèvres » restent invaincus. La rapidité de la prise de pouvoir par les talibans ne me surprend pas, car le travail préparatoire était en cours depuis des années.

