Caricaturer Assad permet d’éluder la réalité sur le terrain en Syrie


Par John Wight – Le 31 août 2018 – Source RT

Caricature du président syrien Bachar al-Assad peinte sur le sol au Caire, en Egypte, 22 janvier 2012 © Jeff J Mitchell / Getty Images

Les idéologues occidentaux soutiennent que le cœur du conflit en Syrie est le statut de Bachar al-Assad. Il n’en est rien. Et ils le savent très bien.

Ceci dit, il n’est pas question d’oublier, encore moins de nier, que le président syrien n’a pas hésité à déclarer la guerre à une partie de son peuple après que celui-ci s’est soulevé contre son gouvernement dans une insurrection qui a attiré la sympathie et le soutien de forces extérieures. On ne peut pas non plus ignorer le fait que, du coup, il a été largement considéré comme un tyran et un dictateur, et qu’il a été méprisé et rejeté dans son propre pays comme ailleurs. Continuer la lecture

Palestine occupée : comment sortir de la dépendance


Il y a quatre mesures que l’Autorité palestinienne doit prendre pour garantir la dignité, l’auto-détermination et l’appropriation locale des aides.


Par Alaa Tartir – Le 3 septembre 2018 – Chronique de Palestine

Les Gazaouis reçoivent des rations alimentaires de l’UNRWA lors d’un cessez-le-feu, à Gaza, le 17 août 2014. Chaque famille reçoit un sac de farine et un autre sac de riz. Photo : Anne Paq/Activestills

 

Suite à la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes régulières et démocratiques de 2006, les principaux donateurs de l’industrie de l’aide internationale, mécontents du résultat des élections, ont interrompu leur aide à la Cisjordanie occupée et à la bande de Gaza. Continuer la lecture

« Flottille de la Liberté » : les soldats israéliens tabassent les passagers et commettent de multiples vols – Récit


Par Dr Swee Ang – Le 21 août 2018 – Source Chronique de Palestine

Le Dr. Swee Ang – Photo : UN

Le Dr Swee Chai Ang est médecin et elle était à bord de l’al-Awda, un navire qui se dirigeait vers Gaza avec la flottille de la liberté quand la marine israélienne a arraisonné le navire le 29 juillet 2018.

Al-Awda (le bateau du Retour 1) devait atteindre Gaza le 29 juillet 2018. C’était la dernière étape et nous devions arriver à Gaza dans la soirée. Il y avait 22 personnes à bord, avec l’équipage, et nous apportions 15 000 dollars d’antibiotiques et de matériel de soin à Gaza. À 12h31, nous avons eu un appel manqué d’un numéro commençant par +81… Mikkel pilotait le bateau à ce moment-là. Le téléphone a sonné de nouveau et on nous a dit que nous étions en train de pénétrer dans les eaux israéliennes. Mikkel a répondu que nous étions dans les eaux internationales et que nous avions le droit d’y naviguer pacifiquement en vertu du droit maritime. Ils ont réitéré à plusieurs reprises leurs accusations d’intrusion, et Mikkel a répété à chaque fois que nous naviguions dans les eaux internationales. Cela a duré environ une demi-heure. Al-Awda se trouvait alors à 42 milles marins de la côte de Gaza. Continuer la lecture

  1. Le nom du bateau fait référence à la Marche du retour des Gazaouis

La Pravda américaine. L’assassinat de JFK – 2e partie


Qui en est l’auteur ?


Par Ron Unz – Le 25 juin 2018 – Unz Review

Un puissant barrage peut retenir une immense quantité d’eau, mais une fois brisé, l’inondation qui en résulte peut balayer tout ce qui se trouve sur son passage. J’ai passé presque toute ma vie à ne jamais mettre en doute le fait qu’un tireur solitaire nommé Lee Harvey Oswald avait tué le président John F. Kennedy, ni qu’un autre tireur solitaire avait pris la vie de son frère cadet, Robert, quelques années plus tard. Puis, quand j’en suis arrivé à accepter que ces contes de fées n’étaient que des contes de fées, fait reconnu par nombre d’élites politiques disant pourtant publiquement le contraire, j’ai commencé à considérer d’autres aspects de cette importante histoire, le plus évident étant de savoir qui était derrière cette conspiration et quels en étaient les motifs.

Continuer la lecture

Turquie : effondrement de la lire et guerre hybride des USA envers le pays


Le crack que subit la lire turque relève d’une opération organisée.


Andrew Korybko – Le 18 août 2018 – Source orientalreview.org
andrew-korybko
La monnaie nationale turque subit des assauts coordonnés de l’étranger, dont l’un des plus visibles est le fait des sanctions édictées par Trump sur l’acier et l’aluminium ; des facteurs systémiques sont également en jeu, en raison des politiques gouvernementales qui ont laissé l’économie turque en roue libre année après année. La présente analyse s’intéresse davantage aux implications politiques de la crise qu’à ses origines techniques, mais le lecteur intéressé par ces aspects pourra se reporter à l’article de Moon of Alabama, « Comment est survenue la crise monétaire en Turquie », qui propose un travail remarquable de synthèse de l’ensemble des facteurs ayant facilité l’opération de déstabilisation asymétrique perpétrée par les USA envers leur soi-disant « allié » de l’OTAN.

Continuer la lecture

Les USA veulent faire basculer l’Irak du camp iranien vers le camp saoudien


Andrew Korybko – Le 29 août 2018 – Source orientalreview.org
andrew-korybko

Les États-Unis ont déclaré qu’ils resteraient en Irak « aussi longtemps que nécessaire ».

L’annonce politique a été prononcée par le Colonel Sean Ryan, porte-parole de la force opérationnelle interarmées – Opération Inherent Resolve, justifiant cette décision par une volonté de s’assurer de la défaite de Daesh, et d’entraîner les forces armées irakiennes. John Bolton, conseiller à la sécurité nationale avait précédemment déclaré, à l’instar d’autres officiels américains, que la présence militaire américaine en Syrie – pays voisin de l’Irak » était prolongée pour contenir partiellement l’Iran, si bien qu’il est raisonnable de penser qu’il s’agit également de la vraie raison pour les États-Unis de prolonger leur occupation en Irak. Les USA ont compris les prédispositions de Muqtada al-Sadr, « éminence grise » irakienne, à maintenir l’« équilibre » entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, ce qui doit être considéré dans toute analyse de l’approche américaine du pays, et qui explique sans doute également leurs prises de risques avec la stratégie de sanctions en cours. Continuer la lecture

La crucifixion de Jeremy Corbyn. Les amis d’Israël demandent sa totale reddition


Par Philip Giraldi – Le 28 août 2018 – Source Unz Review

Beaucoup pensent que la très visible domination des amis d’Israël sur certains aspects de la politique gouvernementale est un phénomène unique aux États-Unis, où les Juifs engagés et les sionistes chrétiens sont capables de contrôler à la fois les politiciens et le message médiatique relatif à ce qui se passe au Moyen-Orient. Malheureusement, la réalité est qu’il existe un « lobby israélien » dans de nombreux autres pays, tous dédiés à la promotion des agendas promus par les gouvernements israéliens successifs, quels que soient l’intérêt national du pays hôte. L’incapacité de confronter Israël à ses crimes contre l’humanité ainsi que de résister à ses diktats sur des questions telles que l’antisémitisme et le discours de haine a causé de terribles dommages à la liberté d’expression en Europe de l’Ouest et, plus particulièrement, dans le monde anglophone.

Continuer la lecture

Pourquoi Trump vient-il de déclencher une nouvelle crise financière ?


Par Dan Glazebrook – Le 17 août 2018 – Source RT

L’attaque de Trump contre la livre turque, combinée aux récentes mesures de la Réserve fédérale pour réduire drastiquement l’offre de dollars, entraînent le monde vers une crise monétaire identique à celle de 1997. C’est peut-être exactement le but recherché. Continuer la lecture

La réponse de l’Iran : pas de guerre et pas de négociations


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 17 août 2018 – Source The Saker

Nous pouvons tous remercier Dieu que les Anglosionistes n’aient pas lancé une guerre contre la RPDC, qu’aucune attaque ukronazie contre le Donbass n’ait eu lieu pendant la Coupe du monde en Russie et que les dirigeants de l’Empire aient apparemment renoncé à leurs plans de lancer une reconquista de la Syrie.  Cependant, chacune de ces retraites par rapport à leur rhétorique hystérique n’a fait que rendre les néocons encore plus frustrés et déterminés à montrer à la planète qu’ils sont toujours l’Hégémon qui ne peut être désobéi impunément. Comme je l’ai écrit après l’attaque de missile ratée sur la Syrie ce printemps, « chaque clic nous rapproche de la détonation ».  Pour reprendre les mots immortels de Michael Ledeen, « Tous les dix ans environ, les États-Unis doivent attraper un petit pays merdique et le jeter contre le mur, juste pour montrer au monde que nous sommes sérieux. » Le problème évident est qu’il n’y a plus de « petits pays merdiques » et que ceux qui sont actuellement l’objet de la colère de l’Empire ne sont ni petits ni merdiques. Continuer la lecture

La prochaine agression étasunienne contre la Syrie est-elle déjà programmée ?


L’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies Nikki Haley montre des photos de victimes de l’attaque syrienne au gaz lors de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU en avril 2017.


2015-09-15_13h17_31-150x112

Par le Saker – Le 31 août 2018 – Source The Saker

Les choses qui plaisent sont celles que l’on demande encore et encore
Horace

Bombarder, bombarder, bombarder, bombarder, bombarder l’Iran
John McCain

Le président Poutine, la Russie et l’Iran sont responsables de soutenir cet animal d’Assad. Grosse mise à prix…
Donald Trump

Il est difficile de dialoguer avec des gens qui confondent l’Autriche et l’Australie
Vladimir Poutine

Bis repetita

Il semble que nous ayons accompli un tour complet : les Anglosionistes se préparent à nouveau, apparemment, à utiliser les mêmes Casques blancs (donc les « bons terroristes ») pour exécuter une nouvelle attaque chimique sous faux drapeau en Syrie et de nouveau en accuser les forces gouvernementales. De nouveau, les Russes avertissent le monde à l’avance et, comme la dernière fois, (presque) tout le monde s’en fout. Il y a même des rapports selon lesquels les États-Unis envisagent, une fois de plus, d’imposer une zone d’exclusion aérienne (totalement illégale) au-dessus de la Syrie. Et, exactement comme la dernière fois, il semble que le but des États-Unis soit de sauver les « bons terroristes » d’une victoire gouvernementale majeure.

Continuer la lecture